Viatcheslav Tikhonov

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Viatcheslav Tikhonov
Description de l'image Viacheslav Tihonov.jpg.
Naissance
Pavlovski Possad
Gouvernement de Moscou
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Nationalité Drapeau de l'URSS Soviétique puis
Drapeau de la Russie Russe
Décès (à 81 ans)
Moscou
Drapeau de la Russie Russie
Profession Acteur
Films notables Dix-sept moments de printemps (1973)

Viatcheslav Vassilievitch Tikhonov (en russe : Вячеслав Васильевич Тихонов), né le à Pavlovski Possad, mort le à Moscou[1], est un acteur soviétique et russe[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Viatcheslav est le fils de Vassili Romanovitch Tikhonov - mécanicien d'une filature textile, et de son épouse, Valentina Viatcheslavovna, institutrice[2].

Il a treize ans, quand le théâtre d'opérations de la Seconde Guerre mondiale s'ouvre sur le Front de l'Est. Il entre en apprentissage et alors que la guerre bat son plein, travaille comme machiniste à l'usine. Le soir après le travail il va au cinéma. Ses acteurs préférés sont Boris Babotchkine, Nikolaï Tcherkassov, Mikhaïl Jarov, Piotr Aleïnikov. Il rêve secrètement d'une carrière artistique, mais pour ne pas contrarier ses parents s'inscrit en 1944 à l'Université technique de Moscou. Toutefois, l'année suivante il tente de passer le concours d'entrée de l'Institut national de la cinématographie. D'abord recalé, il est finalement accepté dans la classe de Boris Bibikov (ru) et Olga Pyjova dont il sera diplômé en 1950, avec mention. Il intègre la troupe du Théâtre national d'acteur de cinéma où il se démarque dans le rôle d'ourse dans le Miracle ordinaire d'Evgueni Schwarz adapté par Erast Garine en 1956.

Tikhonov fait ses premiers pas au cinéma alors qu'il est encore étudiant, dans la Jeune Garde de Sergueï Guerassimov sorti en 1948, qui est un immense succès. Toutefois, il va devoir attendre plusieurs années, pour avoir un autre rôle aussi intéressant qu'il obtient finalement dans Cela s'est passé à Penkovo de Stanislav Rostotski, le mélodrame centré sur le triangle amoureux où il incarne le mari infidèle, en 1957. À partir de ce moment, sa carrière prend un incroyable essor et l'artiste est fortement sollicité.

Il brille tout particulièrement dans le rôle du prince André Bolkonski dans le premier épisode de l'épopée Guerre et Paix de Serge Bondartchouk (1967). Ce personnage sera toutefois chassé de l'inconscient collectif par celui qui sera à jamais associé à Tikhonov aux yeux des spectateurs, Max Otto von Stierlitz de son vrai nom Maxim Issaïev, officier soviétique, agent double au cœur du service de renseignements de la SS. Tikhonov apparaitra sous les traits de von Stierlitz dans les douze épisodes du feuilleton télévisé de Tatiana Lioznova Dix-sept moments de printemps tiré du roman du même titre de Julian Semenov[2],[3]. Le film devient culte en URSS et donnera lieu à une grande distribution de titres honorifiques aux acteurs y ayant participé dont Tikhonov qui sera nommé Artiste du peuple de l'URSS en 1974. Il sera également récompensé par le prix des frères Vassiliev (1976) et le prix du KGB (1978).

L'artiste rejoint les rangs du parti communiste en 1976[2].

En 1977, sa performance remarquable dans le nominé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère Bim chien blanc à l'oreille noire, lui apporte le prix Lénine[2].

Dans la seconde partie des années 1970, l'artiste est appelé à narrer le texte d'auteur de la trilogie documentaire Malaïa Zemlia adaptée des mémoires de Léonid Brejnev, alors toujours à la tête du pays. Ce travail lui apporte le Prix national Taras Chevtchenko en 1980.

Après la dislocation de l'URSS, dans le contexte des bouleversements de l'industrie cinématographique avec la mise en avant de l'aspect rentable des films, Tikhonov accepte peu de propositions. Il refuse les rôles qui bousculent ses valeurs morales au nom du succès commercial. Il tourne encore sous la direction de Nikita Mikhalkov, dans le premier volet du Soleil trompeur en 1994. À la télévision, il apparait aux côtés de Mikhaïl Oulianov et de Mikhaïl Boyarski dans le feuilleton La Salle d'attente de Dmitri Astrakhan en 1998. On le voit pour la dernière fois sur le grand écran dans Andersen. Une vie sans amour d'Eldar Riazanov en 2006.

La santé de l'artiste se détériore dans les années 2000. Il subit le premier infarctus du myocarde en 2002 et sera hospitalisé à plusieurs reprises. Mort à l'hôpital central de Moscou, le lendemain d'une chirurgie vasculaire, il est commémoré à la Cathédrale du Christ-Sauveur et enterré au cimetière de Novodevitchi le 8 décembre 2009.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. L'acteur russe Viatcheslav Tikhonov est décédé à 81 ans
  2. a, b, c, d et e (ru)Наталья Тендора, Вячеслав Тихонов. Князь из Павловского Посада, Litres, coll. « Лучшие биографии »,‎ (ISBN 9785457545915, lire en ligne)
  3. (en) John Riley, « Vyacheslav Tikhonov: Actor best known for playing Soviet spies in a career spanning 60 years », sur independent.co.uk, (consulté le 25 mai 2016)

Lien externe[modifier | modifier le code]