Université de l'Ontario français

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'Université de l'Ontario français (UOF) est une université francophone à Toronto (Ontario). Elle est prévue d'accueillir ses premières cohortes étudiantes en automne 2021 et sera la seule université entièrement francophone de l'Ontario.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , le gouvernement libéral de la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne adopte le projet de loi 177 sur la création de la toute première université de langue française dans la province canadienne de l'Ontario[1]. Le but de cette université étant d'offrir un enseignement supérieur entièrement en français pour les 600 000[2] à 700 000[3] Franco-ontariens et Franco-ontariennes.

À la suite de l'élection du gouvernement conservateur de Doug Ford en 2018, le premier ministre ontarien soutient le projet de l'Université de l'Ontario français par voie de communiqué le [4]. Quatre mois plus tard, le , Doug Ford annonce l'annulation du projet de l'Université de l'Ontario français[5]. Le , les gouvernements de l'Ontario et du Canada, au niveau fédéral, signent une entente de financement de 128 millions de dollars canadiens qui assure la création de l'université[6].

L'université prévoit accueillir environ 300 étudiants et étudiantes en automne 2021[7].

Direction de l'université[modifier | modifier le code]

Le Rectorat

Normand Labrie a été nommé le Recteur de l'UOF en [8]. En raison de l'incertitude de l'avenir de l'université, le contrat de M. Labrie n'a pas été renouvelé et il a quitté ses fonctions en [9]. Présentement, il n'y a personne au poste de recteur ou de rectrice de cette université[10].

Vice-rectorat au développement des programmes et des savoirs

En , l'Université de l'Ontario français a embauché Jason Luckerhoff au poste de Vice-recteur au développement des programmes et des savoirs[11]. Luckerhoff vient de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et a le mandat de veiller sur la mise en place des programmes pédagogiques de la nouvelle université[12].

Programmes et bibliothèque[modifier | modifier le code]

Cette offrira quatre programmes transdisciplinaires d'enseignement divisés en créneaux[13].

  • • Études de la pluralité humaine
  • • Études de l’économie mondialisée
  • • Études des environnements urbains
  • • Études des cultures numériques

L'Université de l'Ontario français n'aura pas de bibliothèque physique, mais favorisera plutôt un espace virtuel pour sa bibliothèque universitaire[14].

Revue : Enjeux et société[modifier | modifier le code]

L'Université de l'Ontario français a une revue savante intitulée « Enjeux et société : Approches transdisciplinaires » qui est hébergée en libre accès sur la plateforme de revues, Érudit[15]. Cette revue interdisciplinaire se concentre sur, les cultures numériques, l'économie mondialisée, les environnements urbains et la pluralité humaine[16].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « Le projet de loi sur l'Université de l'Ontario français adopté », sur Radio-Canada.ca (consulté le 27 janvier 2020)
  2. Gouvernement de l'Ontario, « Profil de la population francophone de l'Ontario – 2016 », sur Gouvernement de l’Ontario, (consulté le 27 janvier 2020)
  3. Sébastien Pierroz, « 744 000 Franco-Ontariens, le nouveau chiffre avancé », sur onfr.tfo.org (consulté le 27 janvier 2020)
  4. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « Le gouvernement Ford appuie officiellement l'Université de l'Ontario français », sur Radio-Canada.ca (consulté le 27 janvier 2020)
  5. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « Doug Ford élimine le projet de l'Université de l'Ontario français et le Commissariat aux services en français | L’Ontario et les services en français », sur Radio-Canada.ca (consulté le 27 janvier 2020)
  6. Catherine Lévesque, « L’Université de l’Ontario français verra le jour », La Presse,‎ (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  7. Hélène Buzzetti, « Les Franco-Ontariens obtiennent leur université », sur Le Devoir (consulté le 27 janvier 2020)
  8. Sylvie Branch, « Un recteur par intérim pour l’UOF », sur Le Droit, (consulté le 27 janvier 2020)
  9. Étienne Fortin-Gauthier, « L’Université de l’Ontario français bloquée, le recteur quitte », sur onfr.tfo.org (consulté le 27 janvier 2020)
  10. « Membres de l'équipe de l'Université de l'Ontario français », sur Université de l'Ontario français (consulté le 27 janvier 2020)
  11. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Un vice-recteur à l’Université de l’Ontario français », sur Radio-Canada.ca (consulté le 27 janvier 2020)
  12. Sylvie Branch, « L’UOF nomme un vice-recteur au développement des programmes et du savoir », sur Le Droit, (consulté le 27 janvier 2020)
  13. « Futurs étudiants », sur Université de l'Ontario français (consulté le 27 janvier 2020)
  14. Jean-Benoit Nadeau, « Ouf pour l’UOF », sur Le Devoir (consulté le 27 janvier 2020)
  15. « L’UOF encourage la publication de la recherche scientifique en accès libre », sur l-express.ca, (consulté le 27 janvier 2020)
  16. « Lancement de la revue Enjeux et société », sur Université de l'Ontario français, (consulté le 27 janvier 2020)