Trotteur russe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trotteur russe
{{#if:
Image illustrative de l'article Trotteur russe

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Drapeau de la Russie Russie
Région d'élevage Drapeau de la Russie Russie
Caractéristiques
Morphologie Cheval carrossier
Taille 1,60 m à 1,63 m
Robe Baie, alezane, noire ou grise
Autre
Utilisation Trot attelé

Le trotteur russe, ou trotteur métis (Russkaya rysistaya, en russe), est une race chevaline de trot attelé originaire de Russie. Moins connu que le trotteur Orlov[1], il en descend par métissage avec le trotteur américain, dit Standardbred. La race est reconnue depuis les années 1950.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le trotteur Orlov règne sur les hippodromes russes durant tout le XIXe siècle, puis les premiers trotteurs américains dits Standardbred gagnent la Russie. Découvrant ce cheval plus rapide que les leurs, les Russes décident de créer une nouvelle race[2]. Développé pour être plus rapide que le classique trotteur Orlov, le trotteur russe descend de 156 étalons Standardbred et 220 juments américaines importés des États-Unis entre 1890 et 1914[3],[4], les importations étant stoppées avec la Première Guerre mondiale et reprises beaucoup plus récemment[5]. Trotteur le plus rapide du monde, le Standardbred est métissé avec le trotteur Orlov, produisant de premiers animaux plus rapides que l'Orlov[5] mais de piètre qualité, les trotteurs américains importés n'étant pas parmi les meilleurs sujets de la race[3]. Au fil des années, les métis sont croisés entre eux et l'élevage produit un animal plus grand et de meilleure qualité[6]. Des infusions supplémentaires de sang Standardbred et Orlov sont ajoutés chez les meilleurs descendants du métissage, et des croisements périodiques entre les deux races se poursuivent à ce jour.

Après une période de déclin durant la Seconde Guerre mondiale, le trotteur russe retrouve le chemin des hippodromes en 1946, un grand show de la race étant organisé la même année[7]. Les caractéristiques sont fixées en 1950, la race est alors officiellement reconnue. En 1960, une section pour les croisements avec le Standardbred est créée pour augmenter la vitesse de la race[3]. Les Russes ont mis en place certaines normes pour la race en général, y compris une taille minimale de 1,60 m pour les juments et de 1,62 m pour les étalons.

Description[modifier | modifier le code]

Trotteur russe travaillé sur le plat.

La taille se situe entre 1,60 m et 1,63 m en moyenne. Plus efficace que le Trotteur Orlov, le trotteur russe manque toutefois du raffinement et des qualités de ce dernier. Il n'atteint pas les vitesses du Standardbred et du trotteur français, présentant des défauts de conformation malgré sa morphologie typique de cheval carrossier. La race reste bien proportionnée et dotée d'une bonne musculature[3].

Il possède une tête assez ordinaire, légère et dotée d'un profil rectiligne, une encolure longue et musclée, et de longues épaules tombantes. La poitrine est large et profonde. Les jambes sont solides avec des tendons bien définis, mais ont souvent une conformation cagneuse et des jarrets en faucille, causant un mouvement des pieds vers l'extérieur. Bien que ce soit techniquement un défaut, il permet plus facilement d'allonger les foulées et donc peut être un avantage pour les animaux de course. Les métacarpes sont assez droits, et l'os est généralement trop léger[3].

La race est le plus souvent de robe baie, mais elle peut aussi être alezane, noire ou grise[8]. Les animaux sont faciles à former et calmes, mais énergiques en cas de besoin.

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

La race est commune, et s'élève dans la majorité des régions de Russie. Le haras de Dubrovski en Ukraine, celui de Gomeiski en Biélorussie, celui d'Ufa dans l'Oural et celui d'Omsk en Sibérie, entre autres, produisent la race[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elwyn Hartley Edwards, Les chevaux, De Borée,‎ 2006 (ISBN 9782844944498), p. 136
  2. (en) Corinne Clark, A pocket guide to horses and ponies, Parragon, 2007, (ISBN 1405488050 et 9781405488051), p. 107
  3. a, b, c, d, e et f Hendricks et Dent 2007, p. 361
  4. Bauer 2011, p. 357
  5. a et b Draper 2006, p. 101
  6. Hendricks et Dent 2007, p. 360
  7. (en) Charles Evelyn Graham Hope et Noel Jackson, The encyclopedia of the horse, Ebury Press, 1973, (ISBN 0720705991 et 9780720705997), p. 283
  8. Bauer 2011, p. 358

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Draper, Le grand guide du cheval : Les races, les aptitudes, les soins, Éditions de Borée,‎ 2006, 256 p. (ISBN 9782844944207, lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Bonnie Lou Hendricks et Anthony A. Dent, « Russian Trotter », dans International Encyclopedia of Horse Breeds, University of Oklahoma Press,‎ 2007, 486 p. (ISBN 080613884X et 9780806138848) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Mary Ellen Bauer, « Russian Trotters », dans Which Horse Of Course, Xlibris Corporation,‎ 2011, 440 p. (ISBN 1462866212 et 9781462866212)
  • (en), Russian journal of genetics, Vol. 35, N° 4 à 6, MAIK Nauka/Interperiodica Publishing, 1999