Trophallaxie

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Trophallaxie entre deux ouvrières Oecophylla smaragdina, Thaïlande.

La trophallaxie (du grec trophein : nourrir et allassein : échanger) est un mode de transfert de nourriture utilisé par certains insectes hyménoptères.

Trophallaxie stomodéale[modifier | modifier le code]

Les fourmis ouvrières, ainsi que les abeilles et les guêpes ouvrières possèdent deux estomacs ; le premier est destiné à la digestion de l'insecte lui-même. Lorsque l'un d'eux ingurgite de la nourriture, la majeure partie de celle-ci est stockée dans le second estomac, le jabot social, appelé également estomac social.

La trophallaxie consiste en une régurgitation de la nourriture pré-digérée contenue dans le jabot social afin de nourrir d'autres insectes de la colonie. Ce transfert ne concerne pas exclusivement les aliments mais permet également de communiquer des informations sur la source de nourriture partagée[1].

Trophallaxie proctodéale[modifier | modifier le code]

La trophallaxie proctodéale est le transfert de substances contenues dans l’intestin postérieur d’un insecte (proctodeum), qui passent par son anus et sont ingurgitées par un autre individu. De tels échanges permettent ainsi aux insectes sociaux de renouveler la flore intestinale (protozoaires et bactéries symbiotiques) qu’ils perdent après chaque mue. Elle s'oppose à la trophallaxie stomodéale, qui est un transfert de bouche à bouche.

Ce type de transfert de liquide est principalement pratiqué par les termites[2] et les blattes du genre Cryptocercus.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D’Ettore P., Errard C., 1999, « Trophallaxie proctodéale chez la fourmi esclavagiste Polyergus rufescens », Actes Coll. Ins. Soc., Volume 12, Pages 61-64.

Liens externes[modifier | modifier le code]