Mycophagie

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La mycophagie est un régime alimentaire à base de champignons ou de spores de champignons.

Les champignons étant classés parmi les fungi, il ne faut pas confondre les animaux mycophages avec les herbivores.

Types de mycophages[modifier | modifier le code]

Les animaux qui se nourrissent de champignons peuvent être classés en quatre groupes selon l'importance des champignons dans leur régime alimentaire[1] :

  • les mycophages obligatoires, les moins nombreux, sont entièrement ou presque entièrement dépendants des champignons et ne consomment une autre nourriture (lichens par exemple) que durant de très courtes périodes ;
  • les mycophages préférentiels préfèrent les champignons, mais consomment également d'autres types d'aliments ;
  • les mycophages opportunistes mangent occasionnellement des champignons lorsqu'ils sont disponibles ;
  • les mycophages accidentels ingèrent involontairement des champignons ou des spores en consommant d'autres types de nourriture ou en ingérant du sol.

Animaux mycophages[modifier | modifier le code]

Invertébrés[modifier | modifier le code]

Les insectes, les nématodes, les lombrics et les mollusques consomment des champignons[2]. Certaines espèces de fourmis, dites fourmis coupe-feuille ou fourmis champignonnistes (Atta et Acromyrmex), et de termites cultivent même des champignons pour s'en nourrir[3].

Vertébrés[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces mycophages sont recensées parmi les oiseaux, les micromammifères et les primates, sans oublier l'Homme. En Afrique centrale, les champignons représentent une part non négligeable de l'alimentation de certaines populations[4].

La fructification des champignons étant irrégulière et saisonnière, rares sont les animaux exclusivement mycophages, notamment en zone tempérée, mais de nombreuses espèces en consomment épisodiquement de grandes quantités. L'écureuil roux par exemple est un grand consommateur de truffe du cerf quand il en trouve (jusqu'à 80 % du contenu de ses crottes sont alors des spores de ce champignon dont la fructification est toujours souterraine). L'écureuil contribue ainsi à disperser ses spores. En enterrant des glands ou noisettes dans leurs emplacements, il facilite leurs mycorhyzation. Beaucoup d'autres espèces d'écureuils sont mycophages[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) A.W. Claridge et Trappe, « Sporocarp Mycophagy : Nutritional, Behavioral, Evolutionary and Physiological Aspects », dans John Dighton et al. (edit.), The fungal community : Its organization and role in the ecosystem, Boca Raton, Taylor & Francis,‎ 2005, 936 p. (ISBN 0824723554)
  2. (en) D. Moore et al., 21st Century Guidebook to Fungi, Cambridge University Press,‎ 2011, 640 p. (ISBN 9781107006768)
  3. (en) Bryce Kendrick, The fifth kingdom, Waterloo, Ontario, Mycologue Publications,‎ 1985, 364 p.
  4. Hugues Calixte Eyi Ndong et al., Champignons comestibles des forêts denses d'Afrique centrale : Taxonomie et identification, Direction générale de la coopération au développement, Belgique, coll. « Abc Taxa » (no 10),‎ 2011, 254 p. (lire en ligne)
  5. Marc D. Meyer, Malcolm P. North, and Douglas A. Kelt ; Fungi in the diets of northern flying squirrels and lodgepole chipmunks in the Sierra Nevada ; Can. J. Zool. 83: 1581–1589 (2005) doi: 10.1139/Z05-156

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Véronique Cloutier, Mycophagie : Survol des notions et techniques, Université Laval,‎ 2011, 29 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]