Traqué (film)

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Traqué
Titre québécois Chasse à l'homme
Titre original The Hunted
Réalisation William Friedkin
Scénario David Griffiths
Peter Griffiths
Art Monterastelli
Sociétés de production Lakeshore Entertainment
Alphaville Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action
Durée 94 minutes
Sortie 2003

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Traqué ou Chasse à l'homme au Québec (The Hunted) est un film américain réalisé par William Friedkin, sorti en 2003.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L.T. Bonham, un ancien entraîneur des forces spéciales, vit aujourd'hui reculé dans les forêts de l'Oregon. Lorsque plusieurs meurtres de chasseurs sont commis dans la région, un agent du FBI lui demande conseil et l'invite sur les lieux du crime. Petit à petit, Bonham pense que ces meurtres ont été perpétrés par l'un de ses meilleurs anciens élèves, Aaron Hallam.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Producteurs délégués : Sean Daniel, David Griffiths, Peter Griffiths et Marcus Viscidi

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légendes : Version française (V. F.) sur RS Doublage[2] Version québécoise sur Doublage Québec[3]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

L'idée de départ vient de la rencontre du réalisateur William Friedkin avec Tom Brown, un « tracker » professionnel travaillant notamment pour les forces spéciales : « Lorsque je l'ai rencontré, j'ai pu constater l'immense culpabilité qu'il ressentait pour avoir enseigné à des jeunes gens comment se déplacer sans être repéré pour tuer quelqu'un. Il avait appris que certaines cibles étaient politiques, répondant à des exigences de pouvoir. Lui-même n'avait jamais tué qui que ce soit et il a peu à peu développé cette culpabilité qui était la sienne. J'ai tout de suite eu envie de faire un film sur lui, mais jusqu'alors, je pensais à un documentaire car je ne voyais pas comment inclure une telle figure dans une histoire fictionnelle[4]. » Tom Brown a été conseiller technique du film : « Si vous parlez à William d'un piège ou d'un appareil qui pourraient être utiles à l'histoire, sa première réaction est de vous répondre : je veux savoir comment cela fonctionne. Il en a besoin pour son sens de l'authenticité. Alors je construisais et lui montrais comment cela pouvait tuer. Et les accessoiristes s'en inspiraient[4]. »

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Tommy Lee Jones a déjà été dirigé par William Friedkin dans L'Enfer du devoir (2000), déjà un film se déroulant dans l'armée[4].

Les deux acteurs principaux ont suivi un entraînement intensif de survie en milieu sauvage, deux heures par jour et trois ou quatre jours par semaine. Ils étaient coachés par Tom Brown, qui a inspiré le film. Les deux acteurs ont également été préparés au maniement des armes blanches. Tommy Lee Jones a notamment déclaré : « J'en sais maintenant plus sur ce type de combat au couteau que je ne pouvais souhaiter en savoir[4]. »

Plusieurs figurants incarnant des membres des forces de l'ordre sont de véritables policiers. De plus, la plupart des personnages appartenant au FBI le sont réellement et certains sont même des amis du réalisateur William Friedkin[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu principalement à Portland, ainsi que dans d'autres lieux de l'Oregon (gorge du Columbia, Oregon City, mont Hood, Salem, ...) et dans l'État de Washington (Elwha River et Port Angeles)[5].

Benicio Del Toro s'est blessé en répétant une scène de combat avec Tommy Lee Jones. Selon les témoignages, l'acteur se serait cassé le poignet ou sectionné des tendons[4].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Le film récolte principalement des avis négatifs. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il ne récolte que 29% d'opinions favorables, pour 146 critiques comptabilisés[6]. Sur Metacritic, il obtient une moyenne 40/100 pour 34 critiques[7].

En France, le film obtient une moyenne de 3,4/5, pour 18 titres de presse recensés[8]. Du côté des avis positifs, Vincent Malausa des Cahiers du cinéma écrit notamment « Avec Traqué, film de studio très calibré, vient la confirmation d'une remise en selle inespérée de William Friedkin »[8]. Grégoire Bénabent, du site Chronic'art.com, souligne quant à lui que « La mise en scène épouse l'aspect sensitif et animal des personnages, le point de vue est sans cesse ramené à la sensation, d'où le côté abrupt et mutique de Traqué, qui s'éloigne ainsi franchement du film d'action classique, jusque dans les surprenantes scènes de combat »[8]. Dans Le Parisien, Pierre Vavasseur écrit notamment « Sur la base d'un thriller classique, voilà un film qui fonctionne sur une tension grandissante. Le duel final, façon course-poursuite, est réussi »[8]. Bertrand Loutte des Inrockuptibles pense que c'est « un film d'action haletant, aux confins de l'abstrait, qui marque le grand retour de Friedkin »[8]. Dans Première, Christophe Narbonne apprécie le « style inimitable » du réalisateur, qui « met en scène ce jeu de chat et de la souris à la manière d'un documentaliste animalier : les sens en alerte, traqueur et traqué se rendent coup pour coup avec, en filigrane, une réflexion ambiguë sur les notions de patriotisme et de culpabilité »[8]. Vincent Ostria de L'Humanité apprécie globalement le film mais remarque qu'il est « en deçà de son modèle, Rambo »[8].

Du côté des avis négatifs, Jacques Morice écrit dans Télérama que le film « tourne à la mascarade » et se demande si ce n'est pas un « manifeste pour le retour à une guerre noble »[8]. Dans Zurban, Eric Quéméré écrit « Si elle n'est guère nouvelle, l'idée d'opposer en un combat sans merci un pygmalion et sa créature était au moins prometteuse. Sauf que William Friedkin évacue ici toute dimension psychologique, et s'en tient à des scènes de courses-poursuites qui s'essoufflent vite »[8].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
34 244 097 $[9] [10] 11[10]
Drapeau de la France France 214 776 entrées[11]
Alt=Image de la Terre Mondial 45 496 534 $[9] - -

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Nominations aux Golden Trailer Awards 2003 : bande-annonce du meilleur film d'action et du meilleur film d'horreur ou thriller[12]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  2. « Fiche du doublage français du film » sur RS Doublage
  3. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec
  4. a, b, c, d, e et f « Secrets de tournage », sur Allociné (consulté le 12 juillet 2015)
  5. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  6. (en) The Hunted - Rotten Tomatoes.com
  7. (en) The Hunted - Metacritic.com
  8. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Critiques presse », sur Allociné (consulté le 12 juillet 2015)
  9. a et b (en) « The Hunted », sur Box Office Mojo (consulté le 12 juillet 2015)
  10. a et b (en) « The Hunted - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le 12 juillet 2015)
  11. « Traqué », sur JP box-office.com (consulté le 12 juillet 2015)
  12. (en) Awards sur l’Internet Movie Database