Articles de capitulation de Montréal

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La reddition de Montréal en 1760

Les Articles de capitulation de Montréal sont un document qui consacre la reddition de la ville de Montréal au cours de la guerre de Sept Ans. Ils sont négociés entre le Gouverneur-général de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil et le major-général Jeffery Amherst au nom des couronnes française et britannique.

La signature du document, qui est rédigé en français, a lieu le sous la tente du camp britannique devant la ville de Montréal qui accepte de capituler[1]. La conséquence immédiate de cette signature est la retraite de l'armée française et l'instauration d'un régime militaire britannique sur le pays, qui se prolonge jusqu'en février 1763, alors que le roi de France cède définitivement au roi de Grande-Bretagne le « Canada avec toutes ses dépendances[2] » par le Traité de Paris de 1763.

Les 55 articles sont presque tous accordés par Amherst, sauf ceux qui font référence aux Acadiens. Les demandes françaises comportaient un large éventail de garantie quant à la protection des habitants de la Nouvelle-France : les Français, les Canadiens français, les Acadiens et les Amérindiens. Vaudreuil demande essentiellement que tous les habitants se voient reconnaître les mêmes droits et privilèges que les autres sujets de la couronne britannique.

La prise de Montréal[modifier | modifier le code]

À la fin de l'été 1760, la guerre de Sept Ans en Amérique touche à sa fin. Les forces américano-britanniques regroupées en trois armées et totalisant 17 000 hommes[réf. souhaitée] convergent vers Montréal. Une armée dirigée par Amherst remonte le fleuve Saint-Laurent à partir de Québec. Une autre descend du lac Ontario à partir du Fort Frontenac (aujourd'hui Kingston) et finalement, la dernière venant du Fort Ticonderoga (anciennement Fort Carillon) remonte le Richelieu en ayant auparavant pris le Fort Chambly. James Murray, gouverneur militaire du district de Québec depuis septembre 1759, ordonne aux armées britanniques de brûler tout sur leur passage, fermes, maison, etc., pour empêcher les miliciens canadiens de rejoindre l'armée française[réf. souhaitée]. En même temps en août, les Sept Nations du Canada, les alliés autochtones des Français, pactisent avec les Britanniques à Oswigatchie[réf. souhaitée].

Le 6 septembre 1760, le Major-General Amherst arrive à Lachine[réf. souhaitée]. Le gouverneur Vaudreuil convoque un conseil de guerre le même jour. Débutent alors les négociations de la capitulation de Montréal et par le même coup de la Nouvelle-France.

Les honneurs de la guerre refusés[modifier | modifier le code]

Les trois premiers articles de la capitulation refusent les honneurs de la guerre à l'armée française. François Gaston de Lévis, qui commande l'armée française depuis la mort du lieutenant-général Louis-Joseph de Montcalm, est fort en colère. Ces régiments étaient le régiment de Béarn, le régiment de Berry, le régiment du Languedoc (qui rentre en France en 1761), le régiment de la Reine, le régiment de la Sarre et le régiment de Royal-Roussillon, qui rentreront en France après la capitulation de Montréal[3].

Les conséquences juridiques[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la capitulation de Montréal le 9 septembre 1760, le général en chef Jeffrey Amherst reconnaît, dans les ordres généraux adressés à ses troupes[réf. souhaitée], que les Canadiens sont devenus, par le fait de leur soumission, des sujets britanniques et qu'en conséquence ils ont le droit à la protection du souverain anglais. Le Traité de Paris confirmera le transfert des propriétés du Roi de France au Roi d'Angleterre sur les terres d'Amérique.

De plus, l'article 40 de cette capitulation, stipulait que les amérindiens alliés aux Français devaient être maintenus sur les terres qu'ils habitent.

Loi martiale[modifier | modifier le code]

Pendant que se poursuit l'occupation militaire britannique au Canada, le général Amherst procède à l'organisation d'un régime administratif provisoire comme la loi martiale qui est imposée aux habitants du pays entre 1759 à 1763. Normal, car la guerre continuait en Europe, et le sort de la Nouvelle-France demeurait incertain. Le Traité de Paris en 1763 tranchera la question.

Poursuite de la guerre[modifier | modifier le code]

  1. Dans la région des Grands Lacs, Pontiac, le chef des Outaouais, comptait encore sur l'aide du roi de France et poursuivait le combat. Après plusieurs victoires indiennes spectaculaires, le gouverneur lui demanda d'abandonner et comme cadeau, lui offrit des couvertures contaminées par la variole. Les amérindiens perdant beaucoup d'hommes à cause de ce cadeau, Pontiac a été contraint de signer le Traité de Paris.

Grâce à cette révolte amérindienne, le roi Georges III signa la proclamation royale de 1763 qui plus tard sera employée par des représentants autochtones pour revendiquer des droits sur les terres qu'ils occupaient. Ce qui entraîna le mécontentement des marchands et des spéculateurs américains et favorisa la révolte des 13 colonies.

Texte original de la capitulation[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]