Tony Judt

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Tony Judt
Nom de naissance Tony Robert Judt
Naissance
Londres
Décès (à 62 ans)
New York
Nationalité britannique
Profession

Tony Judt ( à Londres - (à 62 ans) à New York[1]) est un historien, écrivain et professeur britannique. Spécialiste de l'Europe et directeur de l'Erich Maria Remarque Institute de l'Université de New York (directeur dès 1995), il contribua fréquemment à la New York Review of Books.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1948, Tony Judt est élevé dans l'East End de Londres par une mère dont les parents avaient émigré de Russie et un père belge qui descendait d'une lignée de rabbins lituaniens. Judt suit d'abord les cours de l'Emanuel School (en), avant d'obtenir un Bachelor of Arts (BA) en 1969 puis un PhD d'histoire de l'Université de Cambridge en 1972.

Comme beaucoup de parents juifs de l'après guerre vivant en Europe, sa mère et son père ne sont pas pratiquants, mais ils l'envoient néanmoins à l'école d'Hébreu et le baignent dans la culture yiddish de ses grands-parents. Poussé par ses parents, Judt s'intéresse à la politique israélienne dès l'âge de 15 ans. Il participe à la promotion de l'immigration des juifs britanniques vers Israël. En 1966, ayant remporté une exposition au King's College, il prend une année sabbatique et part travailler au kibboutz Machanaim. Lorsque Nasser expulse les troupes des Nations unies du Sinaï en 1967 et qu'Israël mobilise en préparation de la guerre, comme beaucoup de juifs européens, il se porte volontaire pour remplacer les membres du kibboutz qui ont été mobilisés. Pendant et après la Guerre des Six Jours, il travaille comme chauffeur et traducteur pour l'armée israélienne.

Mais après cette guerre, la conviction sioniste de Judt s'émousse. « J'y suis allé avec l'idéal de fonder une société socialiste et un pays communautaire par le travail » dira Judt. Le problème, il commence à le croire, est que cette vision est « remarquablement inconsciente du peuple qui fut chassé du pays et souffre dans des camps de réfugiés afin de rendre possible cet idéal. »[2]

Judt fut jusqu'à fin 2003 un contributeur régulier de The New Republic, un magazine modéré pro-israélien. Cependant son article du 23 octobre dans la New York Review of Books en faveur d'un État bi-national en Palestine, lui vaut d'être chassé des colonnes de The New Republic et condamné par son éditeur, Leon Wieseltier (en), et d'autres commentateurs pro-israéliens.

En , lui est diagnostiquée une sclérose latérale amyotrophique. Depuis , il était paralysé en dessous du cou[3],[4] Il décède le 6 août 2010[5] des complications de sa maladie.

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

Ouvrages publiés en anglais[modifier | modifier le code]

  • Socialism in Provence 1871-1914 : A Study in the Origins of the Modern French Left, Cambridge University Press, 1979. (ISBN 0-521-22172-2)
  • Marxism and the French Left : Studies on Labour and Politics in France 1830-1981, Clarendon, 1990 (ISBN 0-19-821578-9)
  • Past Imperfect: French Intellectuals, 1944–1956, University of California Press, 1992. (ISBN 0-520-07921-3).
  • A Grand Illusion ? : An Essay on Europe, Douglas & McIntyre, 1996. (ISBN 0-8090-5093-5)
  • The Burden of Responsibility : Blum, Camus, Aron, and the French Twentieth Century, University of Chicago Press, 1998. (ISBN 0-226-41418-3)
  • Postwar : A History of Europe since 1945, Penguin Press, 2005
  • Reappraisals. Reflections on the Forgotten Twentieth Century, Penguin Press, 2008
  • Ill fares the land, Penguin Books, , 256 p. (ISBN 978-0143118763)
  • The Memory Chalet, William Heinemann, , 240 p. (ISBN 978-1594202896)

Ouvrages traduits en français[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]