Thalle

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Thalle d'une mousse (ici : Ptilidium pulcherrinum), vu au microscope (grossi 125 fois)
Cycle de vie d'une hépatique (Marchantiophyta)
Thalle d'hépatique
Coupe de thalle d'hépatique (Marchantiophyta)

Un thalle (parfois écrit thalli au pluriel) est le corps végétatif non différencié de certains organismes non-mobiles (végétaux, champignons, lichens, algues).

Cette notion est à opposer chez les végétaux à cormus, appareil végétatif comprenant feuilles, tiges et racines. Le thalle est aussi parfois appelé fronde chez certaines algues et chez les lichens.

Classification[modifier | modifier le code]

Les végétaux à thalles étaient autrefois rassemblés dans les « Thallophytes » regroupant des végétaux dits « inférieurs » (algues, champignons, lichens, mousses et hépatiques...).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme vient du grec latinisé θαλλός (thallos), qui désignait un rameau, une tige de plante garnie de feuilles.

Définitions multiples[modifier | modifier le code]

Bien que les thallophytes n'aient pas, à la différence des cormophytes, d'organes différenciés tels que feuilles, tiges, racines, ils peuvent présenter des structures analogues qui ressemblent à celles de leurs « équivalents ». Ces structures analogues ont des fonctions ou des structures macroscopiques proches, mais qui diffèrent à échelle microscopique, car leur histologie est différente ; par exemple, aucun thalle n'est constitué de tissus vasculaires.

Ainsi, la laminaire possède un thalle avec des crampons (organe de fixation, mais pas d'assimilation des nutriments), un stipe (qui ressemble à une tige) et une fronde ou lame. Le stipe des Laminaires renferme aussi des tissus conducteurs, les hyphes en trompette (nommés ainsi d'après leur aspect qui s'évase vers les extrémités), mais qui ne sont pas homologues des tissus conducteurs des plantes vertes.

Le gamétophyte de certains végétaux vasculaires (ptéridophytes ; fougères par exemple) est constitué d'un thalle en forme de lame mince formée de cellules chlorophyliennes issue d'un protonéma, lui-même issu de la germination d’une spore, dit « prothalle ».

Thalles des algues[modifier | modifier le code]

Chez les algues, il existe différentes morphologies de thalles. Le thalle le plus réduit est unicellulaire. Il peut être pourvu de flagelles, dans se cas il est mobile et est dit monadoïde (Chlamydomonas, Peridinium, Euglena, etc.) ; il peut être non flagellé ou amoeboïdes et est dit coccoïde (Chlorella, Diatomées, etc.). Le plus souvent, le thalle est pluricellulaire, les phycologues distinguant les types morphologiques suivants : archéthalle, nématothalle et cladomothalle[1].

Thalles des champignons[modifier | modifier le code]

Le thalle des champignons est constitué d'un ensemble de filaments, les hyphes, souvent assemblés en mycélium ou en stroma.

On distingue plusieurs types de thalles. Il peut être unicellulaire:

-Mobile: qui peut se déplacer avec des pseudopodes chez certains champignons inférieurs.

-Immobile: c'est le cas des chytridiales.

On retrouve également de thalles filamenteux, siphonnés ou sceptés, ainsi que des thalles dissociés bourgeonnants (ou lévuroides).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Gorenflot, Monique Guern, Organisation et biologie des Thallophytes, Doin, , p. 16.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]