Turion

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Le turion ou hibernacle, est un type de bourgeon se développant sur la partie souterraine des plantes. C'est une structure végétale, développée par beaucoup de plantes pour favoriser la résistance hivernale[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Turion vient du latin turio : « jeune pousse, tendron, rejeton »[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le turion est un bourgeon enterré[3], donnant naissance à une jeune pousse, qui apparait à la période de végétation sur les racines, rhizomes ou tubercules de certaines plantes vivaces dont la partie aérienne disparait généralement en hiver. Il se forme à partir du méristème.

Un turion plus développé, qui peut croître même une fois séparé du pied mère, s'appelle un drageon[4].

Exemples de plantes à turions[modifier | modifier le code]

  • Chez l'asperge ou le bambou, ainsi que diverses variétés de bégonias-bambous, désigne le bourgeon qui provient des rhizomes. Il est blanc et compact jusqu'à la surface du sol pour prendre ensuite une couleur verte et former une plante de 1,50 m environ de hauteur avec de nombreuses ramifications très fines (cladodes).
  • Chez la ronce (famille des Rosacées), désigne la tige feuillée dépourvue de fleurs, longue et vigoureuse, émise par la souche, et se ramifiant l'année suivante en produisant des rameaux florifères. Cette tige ligneuse bisannuelle peut être dressée ou retombante[5].
  • Certaines plantes aquatiques des régions froides, dont l'élodée.
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définition du mot Turion dans le Dictionnaire de botanique en ligne, consulté le 13 novembre 2014
  2. Définitions lexicographiques et étymologiques de « turion » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  3. Turion, dans Meyer C., ed. sc., 2014, Dictionnaire des Sciences Animales on line. Montpellier, France, Cirad. Consulté le 13/11/2014.
  4. C.F. Brisseau-Mirbel Élémens de Physiologie Vegetale et de Botanique, première partie. Editions Magimel, 1815. Page 137
  5. Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion, G. Dumé, Flore forestière française, Forêt privée française, , p. 699

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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