Takeda Sōkaku

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Takeda.
Takeda Sōkaku
Takeda family.jpg

Sokaku, Sue y Tokimune

Informations générales
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
JaponVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Élèves
Morihei Ueshiba, Kōtarō Yoshida (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Sōkaku Takeda (武田 惣角, Takeda Sōkaku?) ( - ) ou de son nom complet Takeda Sōkaku Minamoto-no-Masayoshi en référence à son appartenance au lignage noble Seiwa Genji (descendants de l'Empereur Seiwa).

Dernier membre d'une famille traditionnelle de samouraï, a consacré sa vie à la diffusion des arts martiaux de leur clan, en particulier le Daito-Ryu Jujutsu qui a été rebaptisé le Daitōryū aikijūjutsu[1]. Sōkaku Takeda fut à la fois un des premiers Maîtres d'arts martiaux au sens moderne du terme et un des derniers guerriers du Japon traditionnel[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sōkaku Takeda naquit le dans la ville d'Aizu Sakashita dans la préfecture de Fukushima au Japon et reçu dans sa jeunesse l'enseignement de son père, Sokichi Takeda[3]. Il fut par la suite formé en Oshiki Uchi (Protocole à l'intérieur des cours) de 1875 à 1898 par Saigō Tanomo (Chikamasa)[4].

À la demande de ce dernier[5], il ouvrit l'enseignement des techniques du clan Aizu à d'autres personnes. Sōkaku Takeda se mit alors à voyager à travers tout le Japon[6]. Pour nommer son art, il utilisa le nom Daito[7], qui était celui du château du fondateur du clan Aizu[8], puis le terme Aiki en référence à l'ancien art de combat l'Aiki In Ho Yo et enfin Jujitsu (techniques souples de combat à mains nues)[9]. Sōkaku Takeda devint un des grands maîtres du Daitōryū aikijūjutsu, l'un des dernier samouraï du japon et un grand combattant une anecdote raconte qu'il as a lui seul mis au pas un clan entier de yakuza.

On sait aussi qu'il était l'une des plus fines lames de son époque, et qu'il aurait participé à de nombreux duels avec shinaï, mais aussi avec des shinken (vrais sabres aiguisés). Il voulut bien sur participer à la rébellion de Saigo Takamori contre le Gouvernement Meiji, mais bien qu'il parvint jusqu'à Kyushu, la guerre était déjà finie, et il dût retourner à Honshu, où il vécut à Osaka au dōjō du Kyōshin Meichi-ryū, en tant qu'invité du maître des lieux pendant 10 ans.

Selon une liste d'élèves établie par Sokaku Takeda, il eut environ 30 000 élèves[10]. Ses élève les plus célèbres sont Ryuho okuyama (fondateur du hakko-ryu) et Morihei Ueshiba (fondateur de l'aikido)[11]. En 1915, lors d'un périple dans l'île d'Hokkaido, Sokaku Takeda rencontra Morihei Ueshiba[12],qui devint plus tard son élève et son assistant. En 1922, Morihei Ueshiba reçut de Sokaku Takeda son diplôme officiel d'enseignement en Daito Ryu Aiki Jujutsu[13]. Choi Yong-sul, controversé fondateur du coréen Hapkido, prétendait aussi avoir reçu l'enseignement directe de Takeda, en dépit d'un manque de preuves et deux versions contradictoires de la façon dont il fût amené à l'étudier. Il est à noter aussi que Takeda n'a conférer que deux Menkyō Kaiden dans toute sa vie, et qu'aucun des deux ne fût au nom du fondateur de l'Hapkido.

Takeda Sōkaku mourut le , à l'âge de 83 ans, c'est à son troisième fils Takeda Tokimune (nom complet : Takeda Sōzaburō Minamoto-no-Tokimune) (1916-1993), que Sōkaku a confié la charge du Daitō-ryū Aiki-jūjutsu, perpétuant ainsi la lignée des Takeda[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Deadliest Men: The World's Deadliest Combatants Throughout the Ages" Paul Kirchner, Paladin Press 2001, (ISBN 1-58160-271-5), (ISBN 978-1-58160-271-5) - chap. 35
  2. "The Meiji Man", by Laszlo Abel; The JMAS Newsletter, vol.3, no 3 1985
  3. Unlocking the Secrets of Aiki-Jujutsu by H. E. Davey, NTC Publishing Group 1997, (ISBN 1-57028-121-1)
  4. Classical fighting arts of Japan, by Mol Serge; Kodan 1994 (ISBN 978-4-7700-2619-4) pp. 50
  5. "Aizu-han kyōiku kō, Nihon Shiseki Kyōkai hen", Ogawa, Wataru, Tōkyō Daigaku Shuppankai, Shōwa 53 [1978]
  6. "Secrets of the Samurai: A Survey of the Martial Arts of Feudal Japan" Oscar Ratti, Adele Westbrook, Booksales 1999, (ISBN 0-7858-1073-0) (ISBN 978-0-7858-1073-5) pp. 355
  7. "Martial Arts And Ways Of Japan" Vol III. Donn F. Draeger, Weatherhill, 1996 (ISBN 0-8348-0351-8) (ISBN 978-0-8348-0351-0)
  8. 合気ニュース編集部 武田惣角と. Tokyo, Japan 2003
  9. "Samurai Aikijutsu", by Toshishiro Obata; Dragon Books 1988 pp. 17-23
  10. "Bugei Ju-happan - the spirit of samurai", Nakajima, Masayoshi, Sugiyama Publishing Tokyo japan 1983
  11. ”Aikido and the New Warrior: Essays (Io Series, No 35)”, Richard Strozzi-Heckler, North Atlantic Books (1993), Language: English, (ISBN 0938190512 et 978-0938190516)
  12. "A Life in Aikido: The Biography of Founder Morihei Ueshiba ", Kisshomaru & Moriteru Ueshiba, Kodansha International (2008), (ISBN 4-7700-2617-X) (ISBN 978-4-7700-2617-0) pp. 38, 53, 93-96
  13. 池月 映 会津の武田惣角. (ISBN 4-938965-56-9) Tokyo, Japan 2008
  14. "Un essai sur le Daito-ryu Aikijujutsu succession et l'héritage légitime" Tommaso Leonetti

Articles connexes[modifier | modifier le code]