Tafiré

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Tafiré
Administration
Pays Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
District Vallée du Bandama
Région Hambol
Maire Coulibaly Sounkalo (Charles Sanga)
Démographie
Population 23 000 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 9° 04′ 10″ Nord 5° 10′ 28″ Ouest / 9.06955, -5.17456
Superficie 190 000 ha = 1 900 km2
Divers
Langue(s) parlée(s) français, Tagbana, Malinké(Dioula)
Localisation

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Tafiré

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Tafiré

Tafiré est une ville chef-lieu de sous-préfecture située au centre-nord de la Côte d’Ivoire dans la région du Hambol (Katiola) ayant pour chef-lieu de département, Niakaramandougou. Elle fait partir aussi des villes du pays Tagbana ( Tagbana du sud). Elle compte selon les chiffres du RGPH 2014 du pays, 23 365 habitants, soit 18% du département (133 818 hab.) et 5% de la région (429 977 hab.). Considérée comme ville carrefour, Tafiré bénéficie des atouts de la Nationale A3 Abidjan- Ouangolo et du chemin de fer international Abidjan- Ouagadougou, et a connu une forte urbanisation galopante ces dernières années soit 45,1%.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Tafiré est située au centre-nord de La Côte d’Ivoire. Elle s’étend sur une superficie de 1 900 km2, soit 20 % du département (9 424 km2) et 10 % de la région (19 122 km2) , se positionnant ainsi comme la 2e sous-préfecture la plus étendue du département après Niakaramandougou. Elle représente, à vol d'oiseau, une étendue de 3 km du nord au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Tafiré bénéficie d'un climat tropical caractérisé par l’alternance dans l’année de deux saisons d’importances variables :

  • une saison des pluies (mai-septembre) avec un maximum au mois d’août et septembre;

Une ville où les précipitations sont plus importantes en été qu'en hiver. Selon la classification de Köppen-Geiger, le climat est de type Aw. La température moyenne annuelle à Tafiré est de 26,1 °C. La moyenne des précipitations annuelles atteint 1 094 mm.

Le mois le plus sec est celui de janvier avec seulement 6 mm. Le mois de septembre, avec une moyenne de 213 mm, affiche les précipitations les plus importantes. 28,4 °C font du mois de mars le plus chaud de l'année. Au mois d’août, la température moyenne est de 24,3 °C. Août est de ce fait le mois le plus froid de l'année. Entre le plus sec et le plus humide des mois, l'amplitude des précipitations est de 207 mm. 4,1 °C de variation sont affichées sur l'ensemble de l'année. Les vents dominants soufflent du Sud-ouest. Mais, vu sa situation géographique, la Sous-préfecture subit aussi l’harmattan pendant au moins trois mois en général (décembre-février), le changement climatique a fait observer une large période inhabituelle en 2015 (octobre-février). Ce vent chaud et sec souffle du Nord à l’Est.

Table des données climatiques, Tafiré
Graphe de la température, Tafiré
Diagramme climatique de Tafiré

source: fr.climate-data.org (consulté le 10 février 2016)

Relief[modifier | modifier le code]

Tafiré est marquée par un relief faiblement ondulé et parsemé des inselbergs dont l’altitude varie entre 400 et 450 m, les plus remarquables sont celles de Tiellé et Niongonfilé, avec une côte minimum de 300 mètres. Il existe sur le site urbain de Tafiré, deux bas-fonds peu importants dont l’un est situé au Sud et l’autre à la sortie Nord. Ce dernier longe sur une courte distance la Nationale A3 et est transformé en partie en cultures maraîchères.

Le réseau hydrographique est plus ou moins dense. Il est constitué des affluents du Bandama (le Silué) et de N’Zi (le Lomi). Le Lomi passe plus au Nord de l’agglomération.

Aucune contrainte de relief, mis à part les deux bas-fonds, ne gêne l’extension de la ville. Ceux-ci ne constituent d’ailleurs pas un obstacle majeur au développement de la ville. Le site de Tafiré est donc facilement constructible et les possibilités d’extension de l’agglomération ne manquent pas.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le paysage végétal est celui de la savane arborée et herbeuse. Mais sous l’action de l’agriculture, la savane d’origine a fait place à des plantations de cultures industrielles comme le coton, l’anacarde, des cultures vivrières et des jachères associées. La disparition du paysage originel est aussi liée à l’action du bétail important dans la sous-préfecture. Elle se caractérise par des arbres et arbustes d'une hauteur comprise entre 8 et 12 m et disséminés avec une densité de couvert de l'ordre de 25 à 35 %. Notons que, Tafiré bénéficie d’une forêt classée.

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique est plus ou moins dense. Il est constitué des affluents du Bandama (le Silué) et de N’Zi (le Lomi). Le Lomi passe plus au Nord de l’agglomération.

Vents

Les vents dominants soufflent du Sud-ouest. Mais, située au Centre Nord de la Côte d’Ivoire, la Sous-préfecture subit aussi l’harmattan pendant au moins trois mois (décembre à février). Ce vent chaud et sec souffle du Nord à l’Est.

Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de la sous-préfecture est chiffrée à 23 365 habitants et d’une densité de 12 hab./km2. La population de cette commune est constituée en majorité des peuples tagbana (sénoufo) et malinké ainsi que de quelques immigrés d’origine burkinabè, guinéenne et malienne.

EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE DE LA S/P DE TAFIRE DE 1965 A 2014 (RGPH)
ANNEE 1965 1978 1988 2014
POPULATIONS (Milliers) 7 200 11 880 15 000 23 365

Langues[modifier | modifier le code]

Sur le plan linguistique, la sous-préfecture de Tafiré offre une aussi diversité de langue: on y dénombre quelque 8 langues : le tagbana, le senoufo, le dioula, le baoulé, l’agni, le lobi, le koyaka et le peuhl. Il est important de noter que 70% des grands groupes linguistiques marquent leur existence dans cette zone. Le dioula occupe une position privilégiée, car il sert de langue d'échanges commerciaux entre les terroirs et autres commerçants, on peut se permettre de dire c’est la langue la plus parlée dans cette zone Tagbana ce qui lui confère un rôle important. La langue Tagbana qui est attribuée à la ville, est quotidiennement parlée que dans les villages et campements liés à la ville.

Quant au français, c'est la langue officielle de l'État et celle de l'école. Comme un peu partout dans le pays, le français garde son sens scolaire et administratif, et sert de langue véhiculaire.

Education[modifier | modifier le code]

La ville de Tafiré possède un système d'éducation qui comprend un enseignement préscolaire, un enseignement primaire et secondaire général, un enseignement technique et de formation professionnelle.

LISTE DES ETABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT DANS LA S/P DE TAFIRE
PRE-SCOLAIRE No. Nom de l’établissement Statut Localisation Ouverture
01 Ecole Maternelle de TAFIRE 1 Public-Mixte Qu. Dioulabou.
02 Pré-scolaire de KANAHAH ‘’ Qu. Kanakaha
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PRIMAIRE 01 EPP TAFIRE 1 Public-Mixte Qu. Dioulabou.
  02 EPP TAFIRE 2 (A et B) ‘’ Qu. Diogaha
  03 EPP KANAKAHA (1 et 2) ‘’ Qu. Kanakaha
  04 EPP SOBA (SOBA et PILOTE) ‘’ Qu. Soba
  05 EPP NAPIE ‘’ Qu. Napié
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SECONDAIRE 01 Lycee Moderne de Tafiré Public-Mixte
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TECHN. ET PROF. 01 Unité Mobile de Tafiré Public-Mixte Qu. Soba ext.

Religion[modifier | modifier le code]

Tafiré présente une grande diversité religieuse, caractérisée par la présence de musulmans (Estimé à plus de 60%), de catholiques en second plan, et d’animistes. D’autres mouvements spirituels, syncrétiques ou non, tels que les Protestants, l'Assemblée de Dieu, coexistent avec ces religions dominantes. Bien que les adeptes de ces confessions religieuses et traditions spirituelles se retrouvent sur l’ensemble du territoire, cela n’engendre guerre un conflit religieux mais bien au contraire, l'harmonie.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une offre de soins. Outre les nombreux centres de Tradi-praticiens et de médecines traditionnelles, les établissements anarchiques de ventes de médicaments en pleine rue, il existe un centre de santé urbain (CSU) et une pharmacie. La ville compte 2 cliniques.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville de Tafiré
Nom et Prenoms Fonctions
Tiémoko Meyliet KONE Gouverneur de la BCEAO
Penawelfa OUATTARA Karim President du SYNATRESOR
KONE Maimmouna connue sous Mai La Bombe Actrice cinema ivoirien
Adama TOURE Admin. Chef (Ministère)
Abou TOURE Directeur Adjoint AGEROUTE

Villes voisines[modifier | modifier le code]

NORD: Ferkéssedougou

EST: Kong

SUD: Katiola

OUEST: Dikidougou

Économie[modifier | modifier le code]

L’activité économique de la Sous-préfecture de TAFIRE couvre les secteurs primaire, secondaire et tertiaire mais, L’activité commerciale y est importante, l’agriculture et l’élevage y sont relativement prospères.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Dans ce secteur, les aptitudes culturales de la localité, la qualité des sols, le paysage végétal de savane arborée et le climat ont favorisé la pratique de deux grands types de cultures :

  • les cultures de rente telles la canne à sucre, le coton, l’anacarde, la mangue.
  • les cultures de subsistance entre autres, le riz, le sorgho, le maïs, l’arachide, l’igname, la patate, le manioc et le mil de même que les cultures maraîchères les fruits (mangues goyaves, oranges, anacarde) et les légumes, auxquelles viennent en appoint les produits de cueillette le miel,les noix de karité et le néré. A ce niveau, il est bon de noter que les cultures vivrières représentent l’activité agricole la plus présente dans la Sous-préfecture. Au nombre de celles-ci, l’igname, le riz et le maïs connaissent un réel essor.

Située sur deux axes de communication inter-États, Tafiré est au cœur d’une intense activité commerciale.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Très peu représentatif, il se limite aux activités de la seule unité industrielle de la localité, la société dénommée Sucrerie Africaine de Cote D’Ivoire, en abrégé SUCAF-CI, qui a racheté l’ex SODESUCRE, Société d’État, exploitant un complexe agro-industriel d’environ 5 600 ha et spécialisée dans la fabrication du sucre roux et blanc.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Les activités de ce secteur, peu développées, englobent essentiellement le transport interurbain ou de marchandises, l’artisanat et les échanges sur le marché urbain. Les principaux animateurs de ce secteur sont: Cordonniers, Forgerons, Mécaniciens, Maçons, Boulangers, Peintres, Coiffeurs, Blanchisseurs, Menuisiers, Électriciens, Couturiers, Réparateurs auto et divers,tâcherons du bâtiment assurant les rares constructions en cours à Tafiré.

Le secteur informel y est également florissant et beaucoup de jeunes adultes y exercent divers petits métiers.

Insfrastructures socioéconomiques et cultuelles[modifier | modifier le code]

La ville de Tafiré est dotée d’un certain nombre d’infrastructures qui alimentent le fonctionnement des services de base notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, des télécommunications, de la sécurité, de la fourniture d’eau et d’électricité, de l’administration centralisée et déconcentrée, de l’encadrement agricole, du sport et de l’animation culturelle. Mais l’insuffisance de ces infrastructures doublée des effets induits de la crise obligent les populations à se référer aux chefs-lieux de département ou de région pour accéder aux services inexistants à Tafiré. S’agissant de la voirie, la ville de Tafiré bénéficie d’un circuit de 7,5 km de rue bitumées. Les autres localités de la Sous-préfecture sont reliées par des pistes,du reste,praticables. Au total, il convient de retenir qu’avec un taux de croissance moyen annuel de 6,44 %, Tafiré enregistre une croissance démographique soutenue, une vocation agricole affirmée, une activité économique dominée par le secteur primaire, un site propice à entrepreneuriat et une image urbaine à améliorer.

Maires[modifier | modifier le code]

Tafiré a connu cinq maires : Idrissa Koné (1985-2000), Seydou Ouattara qui a achevé le mandat de son prédécesseur après son décès (2000-2001), Mamadou Kignama-Soro (2001- 2003) et Ousmane Koné, qui a terminé le mandat de son prédécesseur après son décès.

Depuis le 21 avril 2013, le journaliste Charles Sanga, Coulibaly Sounkalo de son nom à l'état civil, est élu maire de Tafiré par 75,72% des voix.

Notes et références[modifier | modifier le code]