Lycée Paul-Langevin (Suresnes)

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Lycée Paul-Langevin
Image illustrative de l'article Lycée Paul-Langevin (Suresnes)
Lycée Paul-Langevin (entrée de service).
Généralités
Création 1927
Pays Drapeau de la France France
Académie Versailles
Coordonnées 48° 52′ 37″ nord, 2° 13′ 22″ est
Adresse 2, rue Maurice-Payret-Dortail
92150 Suresnes (Hauts-de-Seine)
Site internet http://www.lyc-langevin-suresnes.ac-versailles.fr/
Cadre éducatif
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Proviseur Christelle Morin
Matricule 0920147k
Formation Lycée général (ES, L, S, STMG (CGRH, GF, MERC), STL)
BTS
Langues étudiées anglais, allemand, espagnol, japonais
Protection  Inscrit MH (1993)
Logo monument historique Classé MH (1996, piscine/gymnase)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine

(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
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Le lycée Paul-Langevin (depuis 1948, après avoir été successivement « École primaire supérieure et École pratique de commerce et d'industrie de garçons Édouard-Benes », « Collège moderne et technique », « Collège de Suresnes » et « Collège Paul-Langevin ») est un établissement public local d'enseignement français construit en 1927, regroupant un lycée. Il est situé 2, rue Maurice-Payret-Dortail, à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine et porte le nom du physicien français Paul Langevin (1872-1946).

Historique du lycée[modifier | modifier le code]

Façade usine du lycée.
Vue de profil arrière du lycée.

En 1920, l'architecte Maurice Payret-Dortail participe au concours lancé pour la conception d'un groupe scolaire sur un terrain d'1,3 hectares. Son projet de construction est retenu en 1924. La construction de l'établissement a lieu en 1927 (le projet est en germe depuis 1914[1]) et est lancée par le maire de l'époque, Henri Sellier. Le maire, notamment connu pour être un promoteur du « socialisme municipal », est le créateur de onze cités-jardins créées durant l'entre-deux-guerres[1], alors que la population de Suresnes grandit (en 1901 on compte 11 000 habitants, et 19 000 en 1921[1]), notamment du fait de l'exode rural et de déménagements d'anciens parisiens. La structure n'est pas encore un lycée, mais regroupe alors une école maternelle, une école de filles, une école de garçons, une école primaire supérieure (EPS) et une école pratique de commerce et d'industrie[1].

En 1928 sont créés des cours d'anglais pour l'EPS et les lieux accueillent également des classes de filles à partir de 1937[1]. Pour l'époque, l'établissement est très moderne, disposant d'équipements de dernier cri pour les cours de physique et de chimie, d'une aération et d'un chauffage centraux de la dernière génération. L'année 1939 voit donner un nouveau nom à l'établissement : « École primaire supérieure et École pratique de commerce et d'industrie de garçons Édouard-Benes ». La même année est créée l'Association amicale des Anciens élèves de l'école primaire supérieure, et des abris antiaériens sont construits, en raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale[1].

En 1940 est créée une 6e moderne. Le 3 juin de la même année, des bombardements endommagent légèrement l'établissement. Des tracts appelant à la résistance y sont distribués, alors que l'année d'après, six professeurs créent le groupe clandestin Le Gaulliste[1]. En 1942, on y cache des numéros de Résistance, L'Insurgé, Défense de la France et Université libre, avant leur distribution. En 1941, les locaux sont renommés « Collège moderne et technique » et l'année d'après sont créés pour chaque classe des professeurs principaux ainsi qu'une 1re moderne à la place de la 2e année du brevet supérieur. En 1943, les soubresauts de résistance de l'école se poursuivent, notamment grâce à Mme Bertrand, qui a des contacts dans le maquis du Vercors, de Corrèze et de Normandie, et qui permettent de faire fuir vers l'Espagne des élèves récalcitrants au STO[1]. L'école est fermée du 15 au 25 février 1944 car il n'y a plus de chauffage. La Libération voit les élèves aller manifester leur joie au mont Valérien, proche, alors que des professeurs partent au combat. Il y a cette année-là, 888 élèves et on ouvre une classe de préparation au baccalauréat de philosophie et de mathématiques.

En 1945, l'école est renommée « Collège de Suresnes ». En 1947, le collège se jumelle avec un centre d'apprentissage automobile, et des échanges linguistiques ont lieu avec le collège anglais de Woking. L'établissement ne prend le nom de « Collège Paul-Langevin » qu'en 1948 et l'année d'après « Lycée Paul-Langevin moderne et technique », mais reste dépendant administrativement du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine (il n'est autonome qu'en 1950) ; une association de parents d'élèves est également mise en place[1].

C'est également en 1950 (15 novembre) que le peintre Youla Chapoval reçoit une commande de l'État afin de décorer de trois panneaux de 18 m2 l'entrée du lycée (actuellement fermée au public). Le proviseur de l'époque, M. Renault est d'ailleurs ravi du résultat et s'empresse de le faire savoir à Mme Lamy, Inspecteur principal des Beaux-Arts[réf. nécessaire].

Les événements de mai 1968 donnent lieu à une grève et à une courte occupation des locaux. Néanmoins, l'importance des événements se coupe de changements[pas clair], comme dans tous les lycées de France : en 1969 est créé un foyer socio-culturel. La même année, les sections techniques du lycée sont transférées vers un lycée de Rueil-Malmaison[1]. En 1973 ouvre une classe de seconde technique avec une option chimie ainsi que des BTS de gestion et d'administration des entreprises[1]. Pendant les années 1950, l'augmentation du nombre d'élèves amène différents projets, comme la restauration des terrasses, l'utilisation des caves, la demande de réquisition des salles de classes des élèves de la maternelle et du primaire, la surélévation du préau et la construction de baraquements, notamment sur le terrain du Très Bourgeois (en 1953)[1]. Des classes dites « classiques » (avec l'enseignement du latin) sont ouvertes en 1956 et le grec est enseigné en classe de 4e l'année d'après. Le jumelage automobile prend fin en 1957 alors qu'est créée une section technique supérieure de radio-technique. Des clubs d'astronautique et d'astronomie sont créés.[Quand ?] Les baraquements[Lesquels ?] sont détruits en 1966[1].

Le lycée est rénové entre 1990 et 1992[1]. Des classes européennes sont créées durant les années 1990. Dans le classement de L'Express 2014, le lycée est classé 1781 sur 2248 au niveau national[2] et en 2016 40e sur 52 lycées des Hauts-de-Seine et 352e sur 462 établissements au niveau régional. La dégradation des résultats des élèves au baccalauréat s'explique, selon un enseignant, par un manque de mixité sociale causé par la situation géographique de Suresnes, « zone tampon » entre Nanterre, dont un lycée est en zone prioritaire, et Neuilly, ville très aisée. Les familles favorisées du secteur du lycée Paul-Langevin préféreraient donc mettre leurs enfants dans le privé. Fin 2016, le lycée subit par ailleurs une grève d'élèves et d'enseignants afin de protester contre la vétusté de certains locaux (des travaux sont en cours) et des tensions entre les professeurs et la direction[3].

Architecture du lycée[modifier | modifier le code]

Aile gauche de l'entrée principale.

Situation[modifier | modifier le code]

Le lycée est situé à Suresnes, près du mont Valérien. Il est desservi par la station Belvédère ligne 2 du tramway d'Île-de-France et les lignes 157 et 544 (AS) des bus RATP.

Architecture générale[modifier | modifier le code]

L'architecture du lycée (des fenêtres à guillotine, des toits en terrasse), les techniques (ossature en ciment armé, poutrelles métalliques) et les matériaux utilisés (des galets, de la brique de Dizy) sont considérés comme avant-gardistes pour l'époque de sa construction[1]. Contrairement aux lycées construits jusque là, il n'y a pas un bloc massif mais une disparité de bâtiments pas aussi hauts qu'à l'habitude, et entrecoupés de cours.

Un decorum externe égaye les bâtiments : inscriptions sur les murs (la phrase « L'avenir des nations est dans les écoles du peuple » du pédagogue suise Johann Heinrich Pestalozzi est gravée sur la façade[3]), carreaux de faïence, boiseries, qui participent à rendre compte de la préoccupation nouvelle de rendre les lieux d'éducation esthétiques et attrayants.

Éléments architecturaux notables[modifier | modifier le code]

  • On compte un gymnase, une salle polyvalente qui peut être transformée en salle de théâtre, une salle de projection cinématographique ainsi qu'une piscine (qui est désaffectée).
  • Certains murs extérieurs sont ornés de frises et d'inscriptions à visées morales.
  • L'ancienne entrée compte 3 toiles peinent par le peintre Youla Chapoval (1919-1951), qui représentent une allégorie des mathématiques (2 m x 2 m), une allégorie des sciences humaines (2 m x 2 m), et la représentation d'une cour de récréation (2 m x 5 m).
  • Des vases sculptés ornent les jardins.
  • Deux statues encadrent le bâtiment principal.

Le lycée et ses sols font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [4]. Le bâtiment de la piscine et du gymnase font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [4].


Direction du lycée[modifier | modifier le code]

Enseignements dispensés[modifier | modifier le code]

Les matières enseignées au lycée sont les mathématiques, le français, l'histoire-géographie, les SVT, la physique-chimie, la philosophie, l'EPS et, selon les filières, les sciences économiques et sociales et la littérature. Parmi les deux langues (LV1 et LV2) à choisir, sont proposées l'anglais, l'allemand et l'espagnol. Le japonais est également proposé à titre de troisième langue facultative (LV3). Les élèves de seconde peuvent choisir comme option les MPS (Méthodes et pratiques scientifiques), les sciences de laboratoire, littérature et société, les SES (sciences économiques et sociales) ou les PFEG (principes fondamentaux de l'économie et de la gestion).

Le lycée propose les filières scientifiques (S), économiques et sociales (ES), littéraires (L), de sciences et technologies de la gestion (STMG) et de sciences et technologies de laboratoires (STL). Il compte également des classes de BTS spécialisées dans le management et/ou la gestion.

Population scolaire[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1937 1944 1950 1952 2014
1 500 888 1 076 1 250 1 286

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2016, le lycée se classe 45e sur 52 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 1935e au niveau national[5]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[6].

L'association amicale des anciens et anciennes élèves[modifier | modifier le code]

L'association des anciens élèves est créée en 1939[1].

Personnalités liées au lycées[modifier | modifier le code]

Anciens professeurs célèbres[modifier | modifier le code]

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]