Suzanne Curchod

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Suzanne Curchod
Curchod, Suzanne.jpg

Madame Necker (née Suzanne Curchod).

Biographie
Naissance
Décès
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LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Suzanne CurchodVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Enfant

Suzanne Curchod, par son mariage Madame Necker, née à Crassier en mai 1737 et morte à Beaulieu le 6 mai 1794, est une femme de lettres et une salonnière suisse[1] .

Biographie[modifier | modifier le code]

Monument de piété filiale érigé par Suzanne Curchod à ses parents (temple de Coppet)

Fille d'un pasteur du pays de Vaud, elle reçoit une éducation protestante solide et complète. Restée pauvre, d'abord courtisée par Edward Gibbon, elle épouse en 1764 le financier – Genevois et non pas Suisse ( Genève était alors une république indépendante) – Jacques Necker, qui a déjà fait fortune, et qui deviendra ministre des finances de Louis XVI. De leur union naît une fille, Anne-Louise Germaine, future femme de lettres et célèbre sous son nom de femme mariée, Madame de Staël.

Jacques Necker accède à la direction des Finances de la France. Dans le même temps, elle crée et règne sur un salon littéraire rapidement devenu l’un des plus célèbres de Paris. C'est en fait le dernier grand salon de l’Ancien Régime, où l’on discute littérature, mais aussi politique, et qui accueille de nombreux artistes et écrivains : Jean-François Marmontel, La Harpe, Buffon, Grimm, Mably, l'abbé Raynal, Bernardin de Saint-Pierre et les plus grands collaborateurs de l'Encyclopédie, Diderot, d'Alembert, mais aussi Madame Geoffrin, Madame du Deffand, et des amis suisses, car les Necker restent très attachés à leur pays d'origine.

Elle ne put cependant jamais se livrer à son goût pour l’écriture, que son mari estimait ne pas ressortir de la condition féminine. Elle est néanmoins l'auteur d'un Mémoire sur l'Établissement des hospices (1786) et des Réflexions sur le divorce (1794). Elle prend soin, parallèlement, de donner à sa fille une excellente éducation, bien supérieure à celle dont bénéficiaient les jeunes filles de son milieu à la même époque ; sa fille, d'ailleurs, la future Madame de Staël, saura exploiter son goût pour la littérature et son talent d’écrivain.

Elle est également célèbre pour avoir fondé à Paris, en 1778, un hôpital qui porte aujourd'hui son nom : Hôpital Necker-Enfants malades. Après la chute du ministère de son mari, elle se retire en Suisse dans son château de Coppet.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Cossy, « Necker [-Curchod], Suzanne] » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .