Suffren (sous-marin)

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Suffren (Q284)
Image illustrative de l’article Suffren (sous-marin)
Le Suffren au Cap Brun au large de Toulon, le 26 juillet 2020
Type Sous-marin nucléaire d'attaque
Classe Suffren
Histoire
A servi dans Ensign of France.svg Marine nationale
Commanditaire Direction générale de l'Armement (DGA)
Constructeur Naval Group[1]
Chantier naval Cherbourg-Octeville
Fabrication Acier
Quille posée
Lancement
Caractéristiques techniques
Longueur 99,5 mètres[1]
Maître-bau 8,8 mètres[1]
Tirant d'eau 7,3 mètres
Tirant d'air 8,4 mètres
Déplacement 4 650 t (surface)
5 300 t (plongée)
Propulsion 1 réacteur à eau pressurisée K15 de 150 MW

2 turbo-alternateurs
2 moteurs Diesel de secours SEMT Pielstick de 480 kW
1 pompe hélice (hydroréacteur)

Puissance 150 MW (réacteur) ; 10 MW (turbo-alternateurs)
Vitesse Supérieure à 23 nœuds (46 km/h) en plongée

14 nœuds (26 km/h) en surface

Profondeur 350 m (maxi)
Caractéristiques militaires
Rayon d'action Illimité, 70 jours de vivres
Carrière
Port d'attache Toulon[1]

Le Suffren[n 1] est un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français. Il est le navire de tête de la classe Suffren du programme Barracuda, deuxième génération de SNA de la Marine nationale. Il a été lancé le à Cherbourg-en-Cotentin (Normandie), et a débuté ses essais en mer le . Il doit être livré à la Marine nationale au cours du deuxième semestre 2020. Son admission au service actif est prévue pour 2022.

Conception[modifier | modifier le code]

Le Suffren est destiné à la protection de navires de surface comme le porte-avions Charles de Gaulle, et à l'interdiction de zone envers des bâtiments de surface adverses[3]. Il est aussi adapté au recueil de renseignements par ses nombreux capteurs acoustiques, optroniques et autres. Il n'a pas de périscope optique mais un mât optronique[3].

Le sous-marin peut au moyen d'une valise sèche, déployer des nageurs de combat, qui disposent d'un mini-sous-marin embarqué[3].

Le Suffren embarque des missiles de croisière MdCN, identiques dans leur partie aérienne à ceux qui équipent les Frégates multi-missions (FREMM), mais qui sont tirés en plongée avec changement de milieu. Ces missiles peuvent frapper un objectif terrestre jusqu'à une distance de 1 000 km. Par rapport à une frégate, le sous-marin présente l'avantage de pouvoir se placer à portée de tir d'un objectif terrestre en toute discrétion, et de pouvoir s'éclipser immédiatement après le tir.

Silencieux, le Suffren est décrit comme ayant une discrétion presque 10 fois supérieure à la précédente génération de SNA[3].

Équipage[modifier | modifier le code]

Le Suffren est servi par un équipage de 63 marins (contre 70 marins sur la classe Rubis), pour un tonnage double de la classe Rubis.

Il est le premier sous-marin français « imaginé dès sa conception pour recevoir un équipage mixte » avec notamment des quartiers réservés aux femmes, du fait d'un habitacle plus large que les bâtiments de la classe Rubis[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première tôle du Suffren a été découpée le [4].

Il a été dévoilé au public le à Cherbourg-en-Cotentin, avec trois ans de retard sur le programme intermédiaire, devant le président de la République française Emmanuel Macron et la ministre des Armées Florence Parly[1]. Il a été lancé le [5]. La divergence de son réacteur nucléaire a eu lieu le . Les essais en mer du sous-marin ont débuté le [6],[7]. Il émerge dans la rade de Toulon le [8].

Le Suffren doit être livré à la Marine nationale au cours du deuxième semestre 2020. Son admission au service actif est prévue pour 2022[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononcé « Suffrin »[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Sous-marin nucléaire de nouvelle génération, le Suffren a mobilisé les sites Naval Group de Lorient et Brest », sur France Bleu (consulté le 10 juillet 2019).
  2. Nicolas Mioque, « Suffren : « Suffrène » ou « Suffrin » ? », sur Trois-Ponts!, (consulté le 16 juin 2020)
  3. a b c d et e « Macron inaugure le Suffren, premier sous-marin conçu pour embarquer des femmes », sur Le Huffington Post, .
  4. Olivier Hertel, « Sous-marin Barracuda : 99 mètres de haute technologie », sur sciencesetavenir.fr,
  5. Margot Hairon, « Cherbourg. Le sous-marin Suffren a été mis à l’eau », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  6. Laurent Lagneau, « Nouveau sous-marin nucléaire d’attaque français, le Suffren entame ses essais en mer », sur Zone Militaire - Opex 360, (consulté le 29 avril 2020)
  7. Vincent Groizeleau, « Le SNA Suffren paré pour sa première plongée », Mer et Marine,‎ (lire en ligne)
  8. Nathalie Guibert, « Le sous-marin « Suffren » rejoint son port base sans s’annoncer », sur lemonde.fr, (consulté le 26 juillet 2020)
  9. Mer et Marine, Axel Roche, premier pacha du Suffren, 19 juillet 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]