Steve Passeur
| Nom de naissance | Étienne Christophe Nicolas Morin |
|---|---|
| Naissance |
Torcy-Sedan (Ardennes, France) |
| Décès |
(à 67 ans) Paris 7e (France) |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Français |
|---|
Steve Passeur est un dramaturge et scénariste français, né le à Torcy-Sedan (Ardennes) et mort le dans le 7e arrondissement de Paris.
Ses pièces aux répliques cinglantes mettent souvent en scène des personnages cyniques.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Fils de Philippe Félix Octave Morin, avocat, et de Jane Wilson, Étienne Christophe Nicolas Morin naît le 24 septembre 1899, 16 rue de Wadelincourt à Torcy-Sedan dans les Ardennes[1].
Carrière
[modifier | modifier le code]Considéré comme un auteur d'avant-garde dans l'Entre-deux-guerres, il est mis en scène et joué notamment par Louis Jouvet, Charles Dullin, Georges et Ludmilla Pitoëff. Il est également le scénariste et dialoguiste d'une quinzaine de films notamment pour Abel Gance et Jacques de Baroncelli.
Vie privée
[modifier | modifier le code]Il épouse Patricia Millicent Innes Ackland le à Paramé (Ille-et-Vilaine)[1],[2]. Après le décès de celle-ci le à l'âge de 29 ans, il épouse en secondes noces le 4 septembre 1934 à la mairie de Paris 7e l'actrice Renée Griotteray (1905-1975), qui adopte dès lors le pseudonyme de Renée Passeur[3].
Mort
[modifier | modifier le code]Steve Passeur meurt le dans le 7e arrondissement de Paris, à l'hôpital Laennec 42 rue de Sèvres[2],[4].
Théâtre
[modifier | modifier le code]- 1925 : La Traversée de Paris à la nage, Maison de l'Œuvre, Paris (28 mai) ;
- 1925 : La Maison ouverte, pièce en 3 actes ;
- 1925 : Un bout de fil coupé en deux ;
- 1927 : Pas encore, mise en scène Charles Dullin, théâtre de l'Atelier, Paris (3 février) ;
- 1927 : Le Nord-Sud de 10h12 ;
- 1928 : À quoi penses-tu ?, mise en scène Charles Dullin, théâtre de l'Atelier, Paris (8 octobre)[5] ;
- 1928 : Le Refuge du prophète ;
- 1928 : Tranquillité ;
- 1929 : Suzanne, comédie en 3 actes, mise en scène Louis Jouvet, avec Pierre Renoir, Valentine Tessier et Michel Simon, Comédie des Champs-Élysées, Paris (30 janvier)[6] ;
- 1930 : L'Acheteuse, pièce en 3 actes, théâtre de l'Œuvre, Paris (7 avril) ; reprise en 1936 au Théâtre national de l'Odéon, avec Madame Simone, Gisèle Parry et Louis Seigner ; reprise en 1963, mise en scène Jean Anouilh, décors et costumes Jean-Denis Malclès, avec Suzanne Flon, Comédie des Champs-Élysées, Paris (19 décembre)[7] ;
- 1931 : La Chaîne, pièce en 3 actes, théâtre Antoine, Paris (17 avril)[8] ;
- 1931 : Défense d'afficher ;
- 1932 : Les Tricheurs, pièce en 3 actes, mise en scène Charles Dullin, théâtre de l'Atelier, Paris (31 janvier)[9] ;
- 1932 : Une vilaine femme, pièce en 3 actes, mise en scène Madame Simone, avec Suzet Maïs et Jacques Baumer, théâtre de l'Œuvre, Paris (13 décembre)[10] ; reprise au théâtre de l'Œuvre le ;
- 1933 : La Bête noire, pièce en 3 actes, mise en scène de Francesco von Mendelssohn, décors d'André Boll, théâtre des Ambassadeurs, Paris (29 mars) ;
- 1933 : Quand le vin est tiré ;
- 1935 : L'Amour gai, comédie en 3 actes ;
- 1935 : Dieu sait pourquoi, salle Rameau, Lyon (13 mars) ; reprise le sous le titre Je vivrai un grand amour, mise en scène Georges Pitoëff, avec Ludmilla Pitoëff, Renée Corciade, Roger Gaillard, théâtre des Mathurins, Paris[11] ; reprise en au théâtre Hébertot[12] ; reprise en 1941, mise en scène André Moreau, Teatro Odeon, Buenos Aires, dans le cadre de la tournée de Louis Jouvet et de la troupe du théâtre de l'Athénée en Amérique du Sud (3 septembre)[13] ; reprise en 1947, mise en scène Jean Marchat, avec Jacqueline Delubac et Michèle Alfa, théâtre des Mathurins, Paris (21 septembre)[14] ;
- 1936 : Le Témoin, pièce en 3 actes ;
- 1936 : Un train à prendre ;
- 1937 : Le Château de cartes, mise en scène Louis Jouvet, décors Eugène Printz, costumes Jeanne Lanvin, avec Marthe Régnier, Pierre Renoir, Maurice Bénard, théâtre de l'Athénée, Paris (9 janvier)[15] ;
- 1937 : La Pêche aux flambeaux ;
- 1939 : Réflexion faite ;
- 1941 : Marché noir, mise en scène Camille Corney, théâtre Édouard-VII, Paris (4 avril) ;
- 1941 : Le Pavillon brûle, pièce en 4 actes, mise en scène Marcel Herrand, théâtre des Mathurins, Paris (27 mai) ;
- 1941 : Le Paradis perdu ;
- 1943 : La Visiteuse, pièce en 3 actes, théâtre de l'Avenue, Paris (17 juin) ;
- 1946 : La Traîtresse, pièce en 4 actes, mise en scène Maurice Jacquemont, avec Jacques Dumesnil, théâtre de l'Ambigu, Paris (9 mars)[16] ;
- 1946 : Le Vin du souvenir, Studio des Champs-Elysées, Paris (27 décembre)
- 1948 : 107, comédie en 3 actes, mise en scène Jean Meyer, décors Jean-Denis Malclès, avec Marguerite Jamois et Jacques Dumesnil, théâtre Montparnasse, Paris () ;
- 1951 : Treize pièces à louer, « spectacle indiscret »[17], mise en scène Michel de Ré, Théâtre du Quartier latin (avril) ;
- 1954 : N'importe quoi pour elle, pièce en 3 actes, mise en scène Georges Douking, théâtre Gramont, Paris (19 mars)[18].
- 1968 (posth.) : La Moitié du plaisir, pièce écrite avec Jean Serge et Robert Chazal, mise en scène Robert Hossein, théâtre Antoine, Paris (27 septembre) puis théâtre des Variétés, Paris[19].
Filmographie
[modifier | modifier le code](en tant que scénariste et/ou dialoguiste)
- 1932 : Suzanne de Léo Joannon et Raymond Rouleau
- 1932 : Panurge de Michel Bernheim
- 1936 : Port-Arthur de Nicolas Farkas
- 1936 : Nitchevo de Jacques de Baroncelli
- 1937 : Feu ! de Jacques de Baroncelli
- 1937 : Un grand amour de Beethoven d'Abel Gance
- 1938 : J'accuse d'Abel Gance
- 1938 : La Tragédie impériale, de Marcel L'Herbier
- 1939 : Entente cordiale de Marcel L'Herbier
- 1939 : Louise d'Abel Gance
- 1939 : L'Esclave blanche de Marc Sorkin
- 1940 : Paradis perdu d'Abel Gance
- 1941 : Vénus aveugle d'Abel Gance
- 1941 : Le pavillon brûle de Jacques de Baroncelli
- 1943 : Le Capitaine Fracasse d'Abel Gance
- 1944 : Graine au vent de Maurice Gleize
- 1949 : Mademoiselle de La Ferté de Roger Dallier
- 1961 : Le Jeu de la vérité de Robert Hossein
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Acte no 260 (vue 134/546), registre des naissances de l'année 1899 pour la ville de Sedan sur le site des Archives départementales des Ardennes.
- Acte no 1240 (vue 28/31), registre des décès de l'année 1966 pour le 7e arrondissement sur le site des Archives de Paris.
- ↑ Acte no 642 (vue 18/31), registre des mariages de l'année 1934 pour le 7e arrondissement sur le site des Archives de Paris.
- ↑ « Mort de l'auteur dramatique Steve Passeur », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « À quoi penses-tu ? [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Suzanne [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « L'Acheteuse [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « La Chaîne [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Les Tricheurs [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Une vilaine femme [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Je vivrai un grand amour [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Robert Kemp, « Je vivrai un grand amour de Steve Passeur », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Je vivrai un grand amour [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Je vivrai un grand amour [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Le Château de cartes [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « La Traîtresse [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Composé de courtes pièces de François Billetdoux, Michel de Ré, Pierre Devaux, Guillaume Hanoteau, Steve Passeur, Jean Tardieu et Henri Duvernois.
- ↑ « Steve Passeur donne N'importe quoi pour elle au théâtre Gramont », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « La Moitié du plaisir [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Pierre de Beaumarchais, « Passeur Stève », dans Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty, Alain Rey (dir.), Dictionnaire des littératures de langue française, Paris, Bordas, , vol. P–Z, p. 1711–1712.
- Jean-Jacques Bricaire, « Steve Passeur », sur regietheatrale.com.
- Pierre Brisson, Le Théâtre des Années folles, Paris, Éditions du Milieu du Monde, 1943, p. 78-80.
- Michel Corvin, « Passeur Steve », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 1041.
- Basile Ratiu, L'Œuvre dramatique de Steve Passeur, Paris, Klincksieck, 1964.
Liens externes
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- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :