Simmental française

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Simmental française
Vaches simmental française au SIAP
Vaches simmental française au SIAP
Région d’origine
Région Drapeau de la France France, Franche-Comté
Caractéristiques
Taille Grande
Robe Pie rouge
Autre
Diffusion Régionale
Utilisation Mixte

La simmental française est une race bovine française.

Origine[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Simmental (race bovine).

Cette race fait partie de la grande famille des pie rouge des montagnes. Des populations bovines ont été importées dans le Jura français au début du XIXe siècle en provenance de la vallée du Simmental dans l'Oberland bernois ; ces arrivées ont duré jusqu'au début du XXe siècle. la race pie rouge a absorbé[N 1] plusieurs races locales qui ont disparu ; il s'agit des races fémeline, bressanne, gessienne, race du Bugey, dauphinoise et Simmental d'Alsace. Elle occupait une aire géographique superposée à celle de la montbéliarde. Cette dernière a été tôt sélectionnée selon des critères de production laitière et a fait perdre des « parts de marché » a la simmental.

Son livre généalogique date de 1930, sous le nom de pie rouge de l'est. Elle a reçu l'influence génétique de simmental suisse depuis les années 1950 et de fleckvieh allemande depuis les années 1980. Les éleveurs bénéficient de semence de taureaux disponible en insémination artificielle et de la cryoconservation de sperme et d'embryons[1].

Géographique[modifier | modifier le code]

Initialement élevée en Franche-Comté, elle s'est développée au sud du Massif central. Ses effectifs atteignent 35 000 animaux en 2000 mais sont en expansion. En particulier, elle est inscrite dans le cahier des charges du fromage AOP laguiole dans le nord de l'Aveyron, entrainant une augmentation dans cette région. Dans le monde, l'effectif des races apparentées simmental atteint 40 millions de têtes, réparties dans tous les continents[2].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Arrivée en France sous le nom de simmental, la race suisse absorbe diverses races françaises, donnant la race pie rouge de l'est. Une tentative avortée de la fusionner avec montbéliarde et abondance aboutit au remplacement de son nom par tachetée de l'est. En 1990, pour signaler son appartenance à la grande famille simmental mondiale, elle prend le nom de simmental française.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Tête de simmental française au salon de l'agriculture 2010.

Elle porte une robe pie-rouge avec des taches rouge clair, voire blondes, qui couvrent presque la totalité des flancs et du dos. La tête, le ventre et les pattes sont généralement blanches. Elle mesure 155 cm au garrot pour 1100 kg chez le mâle et 141 cm pour 750 kg chez la femelle[1].

C'est une race musclée et à la mamelle bien développée et conformée.

Aptitude[modifier | modifier le code]

Cette race est classée mixte. Elle produit 6 400 kg[N 2] de lait par lactation au taux butyreux de 40 % et au taux protéique de 33 %, bonne proportion pour l'élaboration de fromage. Elle participe à l'élaboration des fromages AOC : Comté, Mont d'or, Morbier et bleu de Gex en Franche-Comté, et Laguiole dans le Massif central.

Outre la qualité de sa production, des qualités d'élevage sont intéressantes pour les éleveurs. Son taux de cellules microbiennes lié à une mammite est plus faible en comparaison avec quatre d'autres races laitières : prim'Holstein, brune, montbéliarde et normande. L'intervalle entre deux vêlages est également le plus court en comparaison aux mêmes races et leur longévité est supérieure. Ces éléments permettent un taux de renouvellement annuel plus faible, don un nombre de veaux et génisses à vendre plus élevé. Enfin, elle est apte à ingurgiter de grande quantités de fourrage grossier, permettant de valoriser des zones herbagères médiovres[3].

La bonne valorisation de sa carcasse la classe dans les races mixtes. Les vaches de réforme et les taurillons donnent des carcasses d'un poids moyen proche de 400 kg, bien notées en boucherie : bonne conformation et rendement en viande et les veaux de trois semaines sont vendus plus chers que ceux d'autres races laitières. Elle est très peu utilisée en croisement avec une race à viande.

Aux États-Unis, elle est élevée exclusivement pour sa viande.

Sélection[modifier | modifier le code]

La simmental est réputée pour la richesse de son lait en protéines et matières grasses. Leur proportion est excellente pour la production fromagère. Le programme de sélection est mené de manière à accroître la production tout en conservant une bonne composition du lait. Entre 1989 et 2012, la quantité de lait est passée de 4500 à 6000 kg[3].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En élevage, une absorption se produit lorsqu'on utilise les taureaux d'une race, race absorbante sur les vaches d'une ou plusieurs autres, race absorbée. En quelques générations, le pourcentage génétique de la race absorbante devient prépondérant.
  2. La production laitière est généralement exprimée en kilogramme plutôt qu'en litre dans la littérature spécialisée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Simmental française », Site « dad.fao.org » de DAD-IS, la base de données de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (consulté en 1e août 2017).
  2. « Le schéma de sélection », Site uprasimmental.com (consulté le 1er septembre 2014)
  3. a et b (en) « Aptitudes et performances de la simmental française », Site officiel de la race (consulté en 1e août 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]