Seegan Mabesoone

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Seegan Mabesoone
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Laurent MabesooneVoir et modifier les données sur Wikidata
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Seegan Mabesoone (マブソン青眼?) est le nom de plume de Laurent Mabesoone.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mabesoone est un poète de haïku, romancier, essayiste, traducteur[1] et comparatiste français s’exprimant principalement en langue japonaise, né en 1968.

Il est titulaire d’un DEA en littérature japonaise (Université Paris VII) et d’un doctorat en littérature comparée (Université Waseda) et enseigne la littérature comparée à l’Université Jûmonji de Tokyo et l'Université Shinshū.

Il vit au Japon à Nagano depuis 1996[2]. Pour les Jeux Olympiques de Nagano en 1998, il a dirigé, au sein de la préfecture de Nagano, l'opération « Un haiku pour les Jeux Olympiques[3] » (programme culturel officiel du comité olympique). Depuis 1998, il est membre du groupe de haiku Kaitei dirigé par Tōta Kaneko. Il a fondé en 2004 le groupe Seegan Kukaï[4].

Il est l'initiateur (avec Tōta Kaneko) et le secrétaire de l'Association pour l'érection du Monument à la mémoire des poètes de haiku persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale, qui fut inauguré le [5] dans l'enceinte du Mémorial Mugonkan (ja) à Ueda. Il est aussi directeur du Mémorial aux poètes de haiku persécutés[6] adjacent à ce monument.

De à , Mabesoone est en résidence d'artiste à Hiva-Oa (île de l'Archipel des Marquises rendue célèbre par Paul Gauguin et Jacques Brel), il y compose son recueil trilingue Haikus aux Marquises.

Depuis 2020, Mabesoone est juré du Concours annuel de Haiku du Mainichi,organisé par le quotidien japonais Mainichi Shimbun, en charge de la section internationale.

Ses travaux[modifier | modifier le code]

Il a publié, entre autres[7], cinq recueils de haïkus (dont Sora aosugite, Prix Setsuryôsha (So Sakon) (ja) 2003), un recueil de haïbun (Issa to wain, Kadokawa Shoten, 2006), une biographie de Kobayashi Issa « sous l’angle de l’écologie »(Edo no ekorojisuto Issa, Kadokawa shoten, 2010).

Mabesoone respecte la forme traditionnelle des haïkus, ce qui est rare pour son époque[8].

Ouvrages en langue française[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

  • Issa redécouvert : essai de poétique comparée, Association française de haïku, 2007 - Texte de la conférence prononcée à Paris au second Festival francophone de Haïku, sur Issa Kobayashi
  • Haïkus aux Marquises (Haiku i te Fenua Ènata) 『マルキーズ諸島百景』,édition trilingue japonais/français/marquisien du sud, Pippa Éditions, 2019

Coordinateur et traducteur[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Après Fukushima (recueil bilingue de haïkus sur la catastrophe de Fukushima), éditions Golias, 2012[2]
  • Issa Kobayashi, Journal des derniers jours de mon père - Chichi no shuen nikki, traduction du haibun de Kobayashi Issa, Pippa Éditions, 2014[9]
  • Issa Kobayashi, Haïkus satiriques 『反骨の俳人一茶』, traduction et commentaire, édition bilingue français/japonais, Pippa Éditions, 2015[10]
  • Collectif, Trente haïjins contre le nucléaire, recueil franco-japonais collectif, Pippa Éditions, 2015[11]
  • Issa Kobayashi, Haïkus sur les chats 『一茶と猫』, traduction et commentaire, édition bilingue français/japonais, Pippa Éditions, 2016[12]
  • Collectif, Haïkus de la résistance japonaise 1929-1945) 『日本レジスタンス俳句撰 』, traduction et commentaire, édition bilingue français/japonais, Pippa Éditions, 2016[13]
  • Tōta Kaneko, Cet été-là, j’étais soldat... - Mémoires de guerre d’un maître de haïku, suivi d’une sélection de quarante haïkus récents, traduction, notes et préface, Pippa Éditions, 2018[14],[15]

Références[modifier | modifier le code]

  1. P. Pons, Mort du poète japonais Tota Kaneko, Le Monde (2 mars 2018)
  2. a et b Assiya Hamza, Après Fukushima, le regard de Français, Europe 1 (10 mars 2012).
  3. Un haiku pour les Jeux Olympiques.
  4. A. Monard, Fukushima, sous la plume des écrivains, Journal du Japon (11 juillet 2015 [31 juillet 2016]).
  5. blog trilingue de l'association.
  6. (ja) « 「檻の俳句館」上田で開館へ 戦時下に弾圧された俳人を顕彰 », sur 北陸新幹線で行こう!北陸・信越観光ナビ (consulté le 12 avril 2018)
  7. (ja) Publications.
  8. Maki Matsumoto, « La littérature des auteurs japonophones », Impressions d’Extrême-Orient [En ligne] 8 (2018), mis en ligne le 27 décembre 2018.
  9. Issa Kobayashi, Journal des derniers jours de mon père - Chichi no shuen nikki , traduction du haibun de Kobayashi Issa, Pippa Éditions, 2014, (ISBN 978-2-916506-54-8).
  10. Issa Kobayashi, Haïkus satiriques 『反骨の俳人一茶』, traduction et commentaire, édition bilingue français/japonais, Pippa Éditions, 2015, (ISBN 978-2-916506-73-9).
  11. Collectif, Trente haïjins contre le nucléaire, recueil franco-japonais collectif, Pippa Éditions, 2015, (ISBN 978-2-916506-61-6).
  12. Issa Kobayashi, Haïkus sur les chats 『一茶と猫』, traduction et commentaire, édition bilingue français/japonais, Pippa Éditions, 2016, (ISBN 978-2-916506-82-1).
  13. Collectif, Haïkus de la résistance japonaise 1929-1945) 『日本レジスタンス俳句撰 』, traduction et commentaire, édition bilingue français/japonais, Pippa Éditions, 2016, (ISBN 9782916506883).
  14. Tōta Kaneko, Cet été-là, j’étais soldat... - Mémoires de guerre d’un maître de haïku, suivi d’une sélection de quarante haïkus récents, traduction, notes et préface, Pippa Éditions, 2018, (ISBN 978-2-37679-010-5).
  15. Voir le c.r. de Cécile Sakai, Ebisu [En ligne] 56 (2019), mis en ligne le 24 décembre 2019.

Liens externes  [modifier | modifier le code]