Sally (chanteuse)

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Sally
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Biographie
Naissance
Pseudonyme
SallyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Sally, de son vrai nom Marion Cailleau, est une autrice-rappeuse-compositrice-interprète française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son nom de scène est inspiré de la série télévisée Sally Bollywood : Super Detective (2009-2013). Née le 8 septembre 1999[1], Sally est née à Djibouti d'une mère somalienne[2], puis sera adoptée par une famille française vivant à Saint-André-de-la-Marche, commune déléguée de Sèvremoine (Maine-et-Loire) et limitrophe de Cholet.[3] Elle habite à Paris depuis fin 2019[4].

Kid Cudi fait partie des artistes qui lui on donné envie de se lancer dans la musique, avec M.I.A., Drake, Adele, Orelsan[1].

Musique[modifier | modifier le code]

À la maison, c’est son frère qui lui fait découvrir les piliers du rap comme Booba, Sniper, Sinik, Orelsan. De même qu'elle accompagnait souvent sa mère membre d'une chorale laïque. Ses influences musicales sont nombreuses et diversifiées, allant de Booba, Sevdaliza, Schoolboy Q, Kendrick Lamar, Lil Wayne, E-40, Too $hort, Jhené Aiko, à Céline Dion, France Gall, Niagara, Enrico Macias, Jacques Brel[2]

De nature timide et n'appréciant pas spécialement la vie en communauté, incarner Sally sur scène devient un exutoire pour Marion Cailleau. Elle va jusqu’à écrire ses paroles dans le noir. Pour son premier EP "Pyaar", l’intimité est de rigueur en studio : “Je retourne le micro pour être face à un mur et j’éteins toutes les lumières pour être dans le noir complet.”[2]

Celle qui a signé chez Paramour et Columbia et chez Piment et Universal Music Publishing en édition[1], a réalisé ses premiers essais, souvent en anglais, avec un iPhone et ses écouteurs. Ses reprises sont remarquées par le rappeur Lord Esperanza[5] qui, appréciant son timbre de voix, lui recommande d’écrire ses propres textes. Il l'invite à son Planète Rap sur la radio Skyrock[1] et l'intègre dans son label du lyriciste parisien Paramour[6]. Sa première scène, en décembre 2018, était au Chabada à Angers[4] en première partie du rappeur avec qui elle tournera sur neuf dates.

Sally a assuré les premières parties de la tournée d’Angèle lors de son Brol Tour : « Mon meilleur souvenir est sans aucun doute l’ouverture du Zénith de Paris d’Angèle. J’aime beaucoup le travail d’Angèle et c’est une personne très attachante. »[4]

Elle a également fait un détour par les studios allemands de Colors. Une grande partie de son public l’a découverte grâce à ce studio, où son enregistrement JFLA a dépassé le million de vue[4].

Sally a également sorti son premier EP le 22 novembre 2019. Nommé "Pyaar", signifiant amour en hindi et est le thème principal de son album. Il y est représenté sous différentes facettes, que ce soit par le désir, le dégoût ou la colère[4]. Pour sa réalisation, Sally s’entoure des producteurs Atef Elidja (pour Corps à Corps) et du duo Shawondasee, mais également de Make a Meal[1]. Il se compose de cinq titres où elle expose ses états d’âme, dans un répertoire entre pop, R’n’B, rap et variété, le tout en français.

Son morceau "Quand je veux je peux", se veut être une une ode à l’indépendance et au féminisme[1].

Dans « Vrille », sorti le 22 mai 2019, la chanteuse mélange des sonorités rap et hip-hop[7].

Sally fut également sélectionnée aux inouïs du Printemps de Bourges (Cher) 2020,[8] dans la catégorie Urban pop. Elle fait également le tour des festivals, tels que BISE Festival, les Z’Eclectiques, Les 3 Elephants, le Festival GéNéRiQ à Dijon, etc.

Bipolarité[modifier | modifier le code]

Passant par des états euphoriques, puis dépressifs, voire suicidaires, Marion Cailleau a dû arrêter ses études[5] en classe de première bac pro vente, afin d'aller dans un institut psychothérapeutique pendant six mois. C’est finalement le syndrome de bipolarité qui lui sera diagnostiqué, lui permettant de trouver un traitement adapté et de « retrouver un équilibre »[2].

Très croyante, Marion Cailleau s’est fait tatouer deux mains qui prient en référence à un titre de Kid Kudi, atteint également de bipolarité[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Quand elle veut, elle peut : rencontre avec la prometteuse Sally », sur Konbini - All Pop Everything : #1 Media Pop Culture chez les Jeunes (consulté le 1er novembre 2020)
  2. a b c d et e « Sally est notre révélation R&B de l’année avec son EP amoureux « Pyaar » », sur General Pop (consulté le 1er novembre 2020)
  3. « Musique. Un concert à Bourges et un clip pour la rappeuse choletaise Sally », Ouest-France,‎ 16/09/2020 à 20h42 (lire en ligne)
  4. a b c d et e « Sally : "J’ai ce besoin de créer des liens, de discuter avec d’autres artistes" », sur Lemon, (consulté le 1er novembre 2020)
  5. a et b Christine Siméone, « Rap, trap, pop urbaine : quatre filles qui s'imposent », sur www.franceinter.fr, (consulté le 1er novembre 2020)
  6. Brice BACQUET, « La rappeuse choletaise Sally sort son premier titre », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  7. « Le clip de la semaine : « Vrille » de Sally - Elle », sur elle.fr, (consulté le 1er novembre 2020)
  8. « Musique. Un concert à Bourges et un clip pour la rappeuse choletaise Sally », Ouest-France,‎ 16/09/2020 à 20h42 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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