SNCASE SE.700

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SNCASE SE.700
Rôle Autogire de transport et liaison
Constructeur SNCASE
Premier vol
Nombre construit 2
Équipage
3
Motorisation
Moteur Renault 6Q-01
Nombre 1
Type Moteur à pistons
Puissance unitaire 220 ch
Nombre de pales 3
Dimensions
Diamètre du rotor 12.5 m
Longueur 6.55 m
Hauteur 3.8 m
Masses
À vide 1400 kg
Maximale 1 535 kg
Performances
Vitesse de croisière 159 km/h
Vitesse maximale 266 km/h
Plafond 4500 m
Distance franchissable 660 km
Armement
Interne aucune

Le SNCASE SE.700 est un prototype d'autogire construit par la société SNCASE en 1945.

Conception[modifier | modifier le code]

Lors de sa création, la SNCASE avait incorporé les équipes de Lioré et Olivier qui était en France le spécialiste des autogires, ayant construit sous licence le Cierva C.30.

En 1939 est lancée l’étude d’un autogire d’aspect assez futuriste, dessiné par Pierre Etienne Mercier. La forme du fuselage et le train d'atterrissage tricycle rappellent beaucoup ceux du chasseur lourd bimoteur SNCASE SE.100, avec les deux roues principales sous les dérives. Contrairement au SE.500, l’autogire a pu être assemblé à Marignane pendant l’Occupation[1].

Cet appareil, dont la structure était en bois, était équipé d’un moteur Béarn de 220 ch qui entraînait une hélice tractive bipale. Le rotor principal, tripale, faisait de 12,5 m de diamètre[2]

Ce SE.700 avait une apparence moderne pour l'époque, avec un fuselage lisse et soigné, une cabine fermée. La Seconde Guerre mondiale retarda le programme et l'appareil ne put effectuer son vol inaugural que le , piloté par Henri Stakenburg. Il était alors motorisé par un Renault 6Q-01 à 6 cylindres en ligne, fournissant 220 ch. L'appareil se révéla difficile à contrôler et finit par s'écraser à son sixième atterrissage, le . Plutôt que de réparer le premier prototype, la SNCASE préféra construire un second prototype plus élaboré et doté d'un moteur plus puissant, le SE.700A ou encore SE.701. Son moteur était un Béarn 6D-07 fournissant 330 ch. Les dérives et gouvernes furent modifiées pour améliorer la stabilité et la manœuvrabilité de l'engin. Mais avant même son vol inaugural, la SNCASE se rend compte que l'autogire est dépassé par l'hélicoptère et se lance dans la conception des hélicoptères SE.3000 et suivants. Le SE.700A ne vola jamais[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Hartmann, « Les réalisations de la SNCASE ».
  2. ouvrage collectif, L’histoire des hélicoptères en France depuis 1945, La Documentation française, , p. 37.
  3. d9pouces, « Sud-Est SE-700 », sur AviationsMilitaires, .

Lien externe[modifier | modifier le code]

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