SNCASE SE.2100

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

SNCASE SE.2100
Constructeur aéronautique Drapeau : France SNCASE
Type Avion de tourisme
Premier vol
Motorisation
Moteur 1 Renault 4Pei de 4 cylindres en ligne inversés
Puissance 140 ch
Dimensions
Envergure 9.89 m
Longueur 4.92 m
Hauteur 1.89 m
Surface alaire 15.11 m2
Nombre de places 2
Masses
Masse à vide 518 kg
Masse maximum 800 kg
Performances
Vitesse maximale (VNE) 230
Plafond 5000
Distance franchissable 500 km

Le SNCASE SE.2100 est un avion de tourisme biplace, monoplan à aile basse en forme d’aile volante, conçu par l’ingénieur Pierre Satre. Il effectua son premier vol le . Un seul exemplaire fut construit[1].

Conception[modifier | modifier le code]

Lorsque Pierre Satre était affecté au Centre d'Essais de Matériels Aériens (CEMA) à Villacoublay, il eut l’occasion de piloter l’aile volante AV.10 conçue par Charles Fauvel. Après trois semaines d’essais intensifs menés par le lieutenant Genin, le ce fut au tour du capitaine Pierre Satre de tester cet appareil à la formule si inhabituelle. Tout comme plusieurs autres pilotes du Centre, notamment François Hussenot, Nicolas et Daum, qui réalisèrent chacun un ou plusieurs vols à bord de ce prototype, son impression générale était très favorable. Grâce aux résultats obtenus, cette machine devint la première de ce type à obtenir un certificat de navigabilité, le 15 avril suivant. Son créateur était un ardent défenseur de l’aile volante et réussit ainsi à convaincre le capitaine Satre du bien-fondé de sa conception. Lorsque Pierre Satre débuta sa carrière de concepteur d’avions à la SNCASE, il le fit donc par la conception d’un avion sans queue[2].

Le Sud-Est SE.2100 était un avion de tourisme expérimental sans queue, doté d'un unique moteur entraînant une hélice propulsive. De construction entièrement métallique, il était doté d'une aile basse en flèche avec un angle de 55 degrés au bord d'attaque. Du fait de la position du moteur, il ne possédait pas de dérive centrale, mais était équipé de deux dérives arrondies placés aux extrémités des ailes, chacune comprenant un plan mobile arrière. Les ailes dépourvues de volets étaient équipées de grands ailerons, qui permettaient de gérer les contrôles de profondeur et de roulis en agissant de manière différentielle ou conjointe.

Le fuselage du SE.2100 comprenait une partie avant courte et arrondie, avec une cabine de type nacelle pouvant contenir un unique siège ou encore deux sièges côte à côte avec des commandes couplées. Les sièges étaient placés en arrière du bord d'attaque. Un emplacement pour les bagages était prévu vers l'arrière de la cabine. L'accès se faisait via deux larges portes battantes à charnières placées vers l'avant et intégrant une pièce du bord d'attaque au niveau de l'emplanture.

Le moteur, placé en arrière de la cellule, était un Renault Bengali de quatre cylindres inversés à refroidissement par air, entraînant une hélice propulsive bipale en bois de 1,90 m de diamètre, placée au niveau du bord de fuite des ailes. La prise d'air pour le refroidissement du moteur était située sous l'appareil. Le train d'atterrissage tricycle comprenait un court train principal fixe, muni d'amortisseurs pneumatiques et de freins, et une roulette avant libre en pivotement. Suivant les configurations, les roues du train d'atterrissage pouvaient être carénées ou découvertes[3].

Engagements[modifier | modifier le code]

Le SE.2100 vola pour la première fois le à Toulouse, avec aux commandes le pilote d'essai de la SNCASE, Pierre Nadot[3]. Lors de la visite officielle du ministre de l’air Charles Tillon en , Pierre Nadot réalisa une spectaculaire présentation acrobatique du SE.2100[2]. Cependant l’avion ne fut construit qu'à un seul exemplaire et ne fut pas mis en production. Cette machine existait encore en 1952[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Parmentier, « S.N.C.A.S.E. SE-2100 », .
  2. a et b Philippe Ricco, « L’aile volante de tourisme SE.2100 », Avions, no 194,‎ , p. 76.
  3. a, b et c « Sud-Est SE-2100 ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :