Rue de la Bûcherie

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5e arrt
Rue de la Bûcherie
Situation
Arrondissement 5e
Quartier Sorbonne
Début Rue Saint-Julien-le-Pauvre
Fin Rue du Petit-Pont
Morphologie
Longueur 160 m
Largeur 8 m
Historique
Création fin XIIe siècle
Géocodification
Ville de Paris 1353
DGI 1357

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de la Bûcherie
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48° 51′ 06″ N 2° 20′ 55″ E / 48.8516791, 2.3486958

La rue de la Bûcherie est une voie située dans le quartier de la Sorbonne du 5e arrondissement de Paris.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue doit son nom à la présence du port au Bois également appelée port de la Bûcherie qui y était à proximité.

Situation[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, cette rue commençait place Maubert et finissait rue du Petit-Pont. Les numéros de la rue étaient rouges[1]. Le dernier numéro impair était le no 41 et le dernier numéro pair était le no 22.

Histoire[modifier | modifier le code]

Près de la cathédrale de Notre-Dame de Paris et de la place Maubert, entre la Seine et le boulevard Saint-Germain, la rue de la Bûcherie est une des plus anciennes rues de la rive gauche de Paris.

Elle est ouverte au début du XIIIe siècle sur le clos Mauvoisin et prit immédiatement son nom actuel de rue de la Bûcherie.
La « Bûcherie » vient de l'ancien français Port aux Bûches — où les bûches étaient déchargées[2],[3]. Au Moyen Âge, c'était une rue où de la viande avariée était salée et bouillie pour nourrir les habitants les plus misérables de Paris[4].
Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme rue de la Bucherie.

Du fait de la proximité de l'Hôtel-Dieu de Paris, l'école de médecine ouvre dans la rue en 1472[3].
En 1606, une annexe de l'Hôtel-Dieu, la salle Saint-Charles, est construite sur la rive gauche.
En 1684, Louis XIV fait don du Petit Châtelet à l'Hôtel-Dieu[5]. L'hôpital s'agrandit alors le long de la rue de la Bûcherie.

En 1837, le prolongement du quai de la Bûcherie (actuel quai de Montebello) est déclaré d'utilité publique[6]. Pour ce faire, l'ancien Hôtel-Dieu est démoli et une nouvelle annexe est construite par Jean-Jacques-Marie Huvé en 1840 entre le nouveau quai et la rue de la Bûcherie[5].

En 1887, une rue est créée dans le prolongement de la rue Monge entre la place Maubert et le quai de Montebello. Le décret d'utilité publique autorisant le percement de cette rue, l'actuelle rue Lagrange, prévoit la disparition de la partie de la rue de la Bûcherie située entre la rue du Fouarre et la rue Saint-Julien-le-Pauvre (emplacement du square René-Viviani)[7]. L'annexe de l'Hôtel-Dieu n'est toutefois démolie qu’en 1908[8].

Jusqu'à la fin des années 1970, cet endroit était une rue parisienne populaire avec divers restaurants modestes (libanais, asiatiques, pakistanais), des magasins d'antiquités et des galeries d'art. Dans les années 1970, la galerie d'art contemporain d'Annick Gendron s'installa au no 1.

Sites particuliers[modifier | modifier le code]

Il abrita par la suite un lavoir, comme le rapporte un ouvrage publié en 1890 :

À l'angle nord-ouest de la rue de l'Hôtel-Colbert et de la rue de la Bûcherie, on voit s'élever au-dessus des maisons une monumentale rotonde terminée en coupole. Plongeant notre regard par la porte cochère de la maison qui porte le numéro 13 sur la rue de la Bûcherie, un spectacle curieux nous attend. Devant nous une sorte de cloître à arcades ogivales renferme le bruyant et joyeux personnel d'un lavoir, qui s'intitule le lavoir Colbert[9].

Aujourd'hui, le bâtiment est occupé par l'administration du personnel de la ville de Paris.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris
  2. « Rue de la Bûcherie, ainsi nommée du port au bois qui en était voisin. » Théophile Lavallée, Histoire des Français depuis le temps des Gaulois jusqu'en 1830, II, p. 322 (projet Gutenberg)
  3. a et b Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 96 [lire en ligne]
  4. Plaisir de France.
  5. a et b Félix et Louis Lazare, op. cit., p. 325
  6. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière),‎ , « Ordonnance du 22 mai 1837 », p. 128-129.
  7. Adolphe Alphand, op. cit., « Décret du 19 août 1887 », pp. 78-79.
  8. Vergue.com
  9. Paris, Paris, Quantin éditeur, 1890, p. 144.
  10. Alain Dautriat, Sur les murs de Paris : guide des plaques commémoratives, p. 47, L'Inventaire, 1999