Roland Povinelli

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Roland Povinelli
Illustration.
Fonctions
Maire d'Allauch
En fonction depuis le
(43 ans, 5 mois et 17 jours)
Prédécesseur Jacques Gaillard
Sénateur des Bouches-du-Rhône

(5 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 21 septembre 2008
Groupe politique SOC
Vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône

(10 ans, 4 mois et 9 jours)
Président Jean-Noël Guérini
Conseiller général du canton d'Allauch

(16 ans, 8 mois et 2 jours)
Élection 29 mars 1992
Prédécesseur Maurice Bertrand
Successeur Richard Éouzan
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Cadre administratif de Caisses d'Épargne

Roland Povinelli, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un homme politique français. Il est actuellement maire d'Allauch.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce cadre administratif de Caisses d'Épargne[1] est élu conseiller municipal d'Allauch le sur la liste d'Union de la gauche lors d'une élection complémentaire et succède à Jacques Gaillard au fauteuil de maire le à la suite d'une élection partielle ; il est toujours réélu depuis : 1977, 1983, 1989, 1990, 1995, 2001, 2008 et 2014. Il a également été président de l'Union départementale des Clubs UNESCO et vice-président de la Fédération des Clubs Léo Lagrange.

En 1975 : maire d'Allauch[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la dissolution du conseil municipal, une élection partielle est organisée en septembre 1975. Le 28 septembre, la liste "Union pour l'Avenir d'Allauch" conduite par Roland Povinelli et Bernard Monge remporte une majorité des suffrages.

Le 5 octobre 1975, le conseil municipal élit Roland Povinelli, maire d'Allauch.

En plus de 40 ans de mandat à la tête de la ville d'Allauch, Roland Povinelli a mené plusieurs chantiers importants : la protection de 4000 hectares de collines, le refus de deux autoroutes, le maintien d'un hôpital pour le canton, la réalisation d'un collège et depuis peu d'un lycée [2].

Il est en outre vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole depuis 2001.

1977 et 1995 : élection au conseil régional[modifier | modifier le code]

1988 et 1993 : Député suppléant[modifier | modifier le code]

Roland Povinelli a également été député suppléant, d'Yves Vidal en 1988 et de Bernard Tapie en 1993.

1992 : élection au conseil général des Bouches-du-Rhône[modifier | modifier le code]

Roland Povinelli est conseiller général du canton d'Allauch de 1992 à 2008, vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône à partir de 1998. Il démissionne en décembre 2008, à la suite de son élection au Sénat sur la liste conduite par Jean-Noël Guérini.

1999 : communauté urbaine et métropole[modifier | modifier le code]

En juillet 1999, la loi dite « Chevénement » modifie le paysage de l'intercommunalité en créant 3 catégories d'établissements publics de coopération intercommunale (les communautés de communes, les communautés d'agglomération et les communautés urbaines). En novembre de la même année, le conseil municipal de Marseille se prononce pour la création d'une communauté urbaine sur le périmètre de celui de la communauté de communes existantes, à l'exception de 3 communes ne remplissant pas les conditions de continuité territoriales.

Dès le 23 décembre 1999, Roland Povinelli réunit un conseil municipal extraordinaire qui vote à l'unanimité une délibération refusant l'intégration d'Allauch dans la communauté urbaine. En janvier 2000, lorsque le préfet adresse le périmètre officiel de la nouvelle communauté urbaine, une nouvelle fois le conseil municipal se prononce contre.

En 2008 : sénateur des Bouches-du-Rhône[modifier | modifier le code]

Il y était membre du groupe socialiste et appartenait à la commission des affaires étrangères et de la défense jusqu'au 30 septembre 2014. Au Sénat, il s'avère être parmi les trois parlementaires les moins actifs du Palais du Luxembourg en raison de son absentéisme sur la session 2013-2014[3].

Au cours de son mandat de sénateur, Roland Povinelli est le signataire de près de 90 propositions de lois (entre 2008 et 2012).

Durant cette même période, il est également l'auteur d'une dizaine de propositions de lois ou de résolutions relatives à la protection animale, à l'amélioration des règles de transmission de la déclaration d'intention d'aliéner, la possibilité pour une commune non enclavée de sortir d'une communauté urbaine, le renforcement des compétences des maires d'arrondissements, la suppression des quotas de promotion interne et les seuils démographiques dans la fonction publique territoriales ou encore le renforcement du statut de l'élu local. Il est enfin à l'origine de près de 80 questions écrites.

La liste du Parti socialiste, conduite par Samia Ghali, lors des élections sénatoriales de 2014, n'obtient pas assez de voix pour que sa deuxième place lui permette de conserver son poste de sénateur, alors que la liste dissidente conduite par Jean-Noël Guérini obtient trois sièges.

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Durant l'élection municipale de 2014, il y a eu de nombreuses altercations entre Roland Povinelli et Lucie Desblancs. La candidate sans-étiquette accuse le Maire de "corruption"... Il dépose une plainte pour diffamation et dénonce le manque de transparence dans le parti de son adversaire [4]. A ce jour, deux autres affaires s'ajoutent. La plus ancienne parle de la mairie qui a émis un droit de préemption à propos d'une villa que Lucie Desblancs devait vendre à un particulier. La deuxième affaire se déroule lors d'un conseil municipale où le maire a émis des critiques négatives et a appelée la femme politique par son nom de famille "Cohen". La femme a alors déclarer qu'il insistait beaucoup sur sa judéité [5].

Le 9 juin 2015, il est placé en garde à vue pour corruption, trafic d'influence et détournement de fonds publics. Ceci fait suite à une enquête sur l'octroi de permis de construire suspects, d'emplois de complaisance et d'avantages indus à son entourage et à des proches[6].

Le 10 juin 2015, il est mis en examen pour « abus de confiance, faux, utilisation privative de domaine public et détournement de fonds publics » et laissé en liberté contre le paiement d'une caution de 50 000 €[7] ,[8].

A la suite des articles publiés par La Provence, le Maire répond. Il dénonce "un complot policier". Il clame son innocence. Il répond aux accusations lui reprochant d'avoir embaucher sa belle-fille comme assistante parlementaire [9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapide présentation des nouveaux élus au Sénat en 2008
  2. « Bienvenue dans l’un des plus beaux villages de Provence », Allauch ACTUALITÉS,‎ m a g a z i n e n ° 113 • a v r i l 2 0 13 (lire en ligne)
  3. « Assiduité dans l'hémicycle: des sénateurs fantômes » (consulté le 12 juin 2015)
  4. « Plainte contre Lucie Cohen Desblancs », sur Roland Povinelli, le blog (consulté le 30 janvier 2019)
  5. « Dans les collines d’Allauch, le maire se paie la villa d’une opposante », marsactu,‎
  6. « Le maire d'Allauch en garde à vue », sur france3.fr,
  7. « Le maire d'Allauch mis en examen » (consulté le 12 juin 2015)
  8. Michel SAMSON, Marseille en procès: La véritable histoire de la délinquance marseillaise, La Découverte, (ISBN 9782707195159, lire en ligne)
  9. « Détournement de fonds publics : le maire d'Allauch Roland Povinelli réagit », sur LaProvence.com, (consulté le 30 janvier 2019)
  10. Marc Leplongeon, « Emploi fictif : l'ex-sénateur PS Roland Povinelli bientôt jugé », sur Le Point, (consulté le 30 janvier 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Samson, Marseille en procès, La véritable histoire de la délinquance marseillaise, La Découverte, 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]