Roland Povinelli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Povinelli.

Roland Povinelli
Illustration.
Fonctions
Maire d'Allauch
En fonction depuis le
(43 ans, 10 mois et 15 jours)
Prédécesseur Jacques Gaillard
Sénateur des Bouches-du-Rhône

(5 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 21 septembre 2008
Groupe politique SOC
Vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône

(10 ans, 4 mois et 9 jours)
Président Jean-Noël Guérini
Conseiller général du canton d'Allauch

(16 ans, 8 mois et 2 jours)
Élection 29 mars 1992
Prédécesseur Maurice Bertrand
Successeur Richard Éouzan
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Cadre administratif de Caisses d'Épargne

Roland Povinelli, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un homme politique français. Il est actuellement maire d'Allauch.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roland Povinelli, alors cadre administratif de Caisses d'Épargne[1], est élu conseiller municipal d'Allauch le sur la liste d'Union de la gauche lors d'une élection complémentaire et succède à Jacques Gaillard au fauteuil de maire le ; il est réélu en 1977, 1983, 1989, 1990, 1995, 2001, 2008 et 2014. Il a également été président de l'Union départementale des Clubs UNESCO [réf. souhaitée] et vice-président de la Fédération des Clubs Léo Lagrange[réf. souhaitée].

Depuis 1975 : maire d'Allauch[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la dissolution du conseil municipal, une élection partielle est organisée en septembre 1975. Le 28 septembre, la liste "Union pour l'Avenir d'Allauch" conduite par Roland Povinelli et Bernard Monge remporte une majorité des suffrages.

Le 5 octobre 1975, le conseil municipal élit Roland Povinelli, maire d'Allauch.

Après plus de 40 ans de mandat à la tête de la ville d'Allauch, Roland Povinelli revendique plusieurs chantiers importants : la protection de 4000 hectares de collines, le refus de deux autoroutes, le maintien d'un hôpital pour le canton, la réalisation d'un collège et depuis peu d'un lycée [2].

1977 et 1995 : Conseiller régional[modifier | modifier le code]

1988 et 1993 : Député suppléant[modifier | modifier le code]

Roland Povinelli est député suppléant d'Yves Vidal de 1988 à 1993 et de Bernard Tapie en 1993.

1992 - 1998 : Conseiller général des Bouches-du-Rhône[modifier | modifier le code]

Roland Povinelli est conseiller général du canton d'Allauch de 1992 à 2008. Il est élu vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône à partir de 1998. Il démissionne en décembre 2008, à la suite de son élection au Sénat sur la liste conduite par Jean-Noël Guérini.

1999 : communauté urbaine et métropole[modifier | modifier le code]

En juillet 1999, la loi dite « Chevénement » modifie le paysage de l'intercommunalité en créant 3 catégories d'établissements publics de coopération intercommunale (les communautés de communes, les communautés d'agglomération et les communautés urbaines). En novembre 1999, le conseil municipal de Marseille se prononce pour la création d'une communauté urbaine sur le périmètre de celui de la communauté de communes existantes, à l'exception de 3 communes ne remplissant pas les conditions de continuité territoriales.

Le 23 décembre 1999, Roland Povinelli réunit un conseil municipal extraordinaire qui vote à l'unanimité une délibération refusant l'intégration d'Allauch dans la communauté urbaine. En janvier 2000, lorsque le préfet adresse le périmètre officiel de la nouvelle communauté urbaine, une nouvelle fois le conseil municipal se prononce contre.

En 2001, Roland Povinelli est élu Vice Président de la [[communauté urbaine Marseille Provence Métropole|communauté urbaine Marseille Provence Métropole[réf. souhaitée]]] (institution qui a disparu depuis la création de Aix-Marseille Métropole)

De 2008 à 2014 : sénateur des Bouches-du-Rhône[modifier | modifier le code]

En 2008, Roland Povinelli est élu sénateur sur la liste menée par Roland Guérini.

Il y est membre du groupe socialiste et appartient à la commission des affaires étrangères et de la défense jusqu'au 30 septembre 2014. Au Sénat, il s'avère être parmi les trois parlementaires les moins actifs du Palais du Luxembourg en raison de son absentéisme sur la session 2013-2014[3].

Entre 2008 et 2012, Roland Povinelli est le signataire de près de 90 propositions de lois.

Durant cette même période, il est également l'auteur d'une dizaine de propositions de lois ou de résolutions relatives à la protection animale, à l'amélioration des règles de transmission de la déclaration d'intention d'aliéner, la possibilité pour une commune non enclavée de sortir d'une communauté urbaine, le renforcement des compétences des maires d'arrondissements, la suppression des quotas de promotion interne et les seuils démographiques dans la fonction publique territoriales ou encore le renforcement du statut de l'élu local. Il est enfin à l'origine de près de 80 questions écrites.

La liste du Parti socialiste, conduite par Samia Ghali, lors des élections sénatoriales de 2014, n'obtient pas assez de voix et malgré sa deuxième place, il n'est pas rééelu, alors que la liste dissidente conduite par Jean-Noël Guérini obtient trois sièges.

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

2014 : campagne municipale et dépôt de plainte[modifier | modifier le code]

Durant l'élection municipale de 2014, il y a des polémiques. Le maire reçoit un membre du Front national. Ils discutent ensemble d'une possibilité de faire couler la candidature de José Gonzalez, le candidat FN pour la mairie d'Allauch. Le maire lui explique que si il s'enlève de cette liste municipale, il pourra recevoir en récompense une place à la mairie avec un appartement de fonction[4],[5]. Le candidat FN a porté plainte contre le maire. Par la suite, de nombreuses altercations interviennent entre Roland Povinelli et Lucie Desblancs. La candidate sans-étiquette accuse le maire de "corruption". Il dépose une plainte pour diffamation et dénonce le manque de transparence dans le parti de son adversaire [6]. A ce jour, deux autres affaires s'ajoutent. La plus ancienne parle de la mairie qui a émis un droit de préemption à propos d'une villa que Lucie Desblancs devait vendre à un particulier. La deuxième affaire se déroule lors d'un conseil municipal au cours duquel le maire a émis des critiques négatives et a appelé la femme politique par son seul nom de jeune fille "Cohen". La femme a alors déclaré que le maire insistait beaucoup sur sa judéité [7].

2015 : mise en examen[modifier | modifier le code]

Le 9 juin 2015, il est placé en garde à vue pour corruption, trafic d'influence et détournement de fonds publics. Ceci fait suite à une enquête sur l'octroi de permis de construire suspects, d'emplois de complaisance et d'avantages indus à son entourage et à des proches[8] ,[9].

Le 10 juin 2015, il est mis en examen pour « abus de confiance, faux, utilisation privative de domaine public et détournement de fonds publics » et laissé en liberté contre le paiement d'une caution de 50 000 €[10] ,[11].

A la suite des articles publiés par La Provence, le Maire répond. Il dénonce "un complot policier". Il clame son innocence. Il répond aux accusations lui reprochant d'avoir embauché sa belle-fille comme assistante parlementaire [12],[13].

2019 : nouveau dépôt de plainte[modifier | modifier le code]

En mars 2019, le journaliste de la Marseillaise dépose plainte à l'encontre du maire suite à des insultes et menaces de mort proférées téléphoniquement et enregistrées par le journaliste[14],[15]. D'autres hommes et femmes politiques critiquent le maire : il y a notamment Nora Mebarek ou encore François-Michel Lambert[15] ,[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapide présentation des nouveaux élus au Sénat en 2008
  2. « Bienvenue dans l’un des plus beaux villages de Provence », Allauch ACTUALITÉS,‎ m a g a z i n e n ° 113 • a v r i l 2 0 13 (lire en ligne)
  3. « Assiduité dans l'hémicycle: des sénateurs fantômes » (consulté le 12 juin 2015)
  4. « Le maire d'Allauch aurait-il tenté d'acheter un candidat FN en 2014 ? », sur France Bleu, (consulté le 11 juillet 2019)
  5. Sylvain Fournier, « [#Document] Quand le maire d'Allauch tente de torpiller la liste FN aux municipales et raconte la rencontre Tapie - Le Pen - Journal La Marseillaise », sur www.lamarseillaise.fr (consulté le 11 juillet 2019)
  6. « Plainte contre Lucie Cohen Desblancs », sur Roland Povinelli, le blog (consulté le 30 janvier 2019)
  7. « Dans les collines d’Allauch, le maire se paie la villa d’une opposante », marsactu,‎
  8. « Le maire d'Allauch en garde à vue », sur france3.fr,
  9. Philippe Pascot, “Du goudron et des plumes”: Délits d’élus Tome 2 - Essais - documents, Max Milo, (ISBN 9782315007776, lire en ligne)
  10. « Le maire d'Allauch mis en examen » (consulté le 12 juin 2015)
  11. Michel SAMSON, Marseille en procès: La véritable histoire de la délinquance marseillaise, La Découverte, (ISBN 9782707195159, lire en ligne)
  12. « Détournement de fonds publics : le maire d'Allauch Roland Povinelli réagit », sur LaProvence.com, (consulté le 30 janvier 2019)
  13. Marc Leplongeon, « Emploi fictif : l'ex-sénateur PS Roland Povinelli bientôt jugé », sur Le Point, (consulté le 30 janvier 2019)
  14. Audrey Kucinskas, « Je vais te crever : Menacé, un journaliste porte plainte contre le maire d'Allauch », (consulté le 9 avril 2019)
  15. a et b Olivier-Jourdan Roulot, « Nouvelles révélations sur le sulfureux Roland Povinelli, ex-ami de Bernard Tapie », sur Capital.fr, (consulté le 12 juillet 2019)
  16. « Nouvelles révélations sur le sulfureux Roland Povinelli, ex- ami de Bernard Tapie », sur Capital

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Samson, Marseille en procès, La véritable histoire de la délinquance marseillaise, La Découverte, 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]