Robert Chéramy

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Robert Chéramy
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Fonction
Membre du Conseil économique, social et environnemental
Biographie
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Parti politique

Robert Chéramy, né le à Paris et mort le à Recloses, est un militant trotskiste puis socialiste et un syndicaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu très populaire, Robert Chéramy suit des études primaires brillantes qui le conduisent à l'école normale de Versailles, puis à l'école normale supérieure de Saint-Cloud où il entre en 1941.[réf. nécessaire]

À partir de 1943, il enseigne au Lycée de Reims, puis après 1945 au collège de Châlons-sur-Marne où il rencontre Paul-Louis Letonturier, qui sera pendant de très nombreuses années un de ses proches.

C'est de cette période que date son engagement politique et syndical. Membre du Parti communiste internationaliste, il est sur les positions de Pierre Lambert lors de la scission de 1952. Il adhère aussi à la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) alors affiliée à la CGT et milite au sein de la tendance École émancipée.

Lauréat de l'agrégation d'histoire en 1947, il subit plusieurs mutations avant de finalement obtenir en 1953 un poste au Lycée Voltaire de Paris.

Partisan du passage à l'autonomie lors de la scission de la CGT, il rejoint avec les militants EE du SNES, la liste présentée par les "autonomes" lors des élections internes de 1948. Il siège alors dans les instances nationales de son syndicat au titre de ce courant "autonome". Il est aussi membre de la commission administrative nationale de la FEN.

En 1952, cependant, les militants "école émancipée" décident de quitter la majorité pour protester contre la ligne imposée par le secrétaire général, Albert-Claude Bay, très corporatiste. Chéramy prend alors la tête d'une liste "école émancipée" animée notamment par Paul-Louis Letonturier, Pierre Broué et Charles Cordier.

En 1954, cependant, les "école émancipée" reviennent dans la majorité. Après le remplacement de Bay par Pierre Dhombres, en 1955, il prend de plus en plus d'influence dans la direction du SNES, notamment au sein du bureau national où il siège à partir de 1960.

Comme pour beaucoup de trotskistes "lambertistes", il est difficile de savoir à quel moment il quitte réellement le mouvement trotskiste, qui prône alors "l'entrisme" dans les partis socialiste ou communiste. Chéramy adhère cependant au Parti socialiste autonome dès sa création en 1959, puis au Parti socialiste unifié qui lui succède. Il s'en éloignera au moment de la constitution de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste, à laquelle le PSU ne participe pas.

En 1962, il devient secrétaire administratif national, avec la responsabilité des publications et de la coordination des sections académiques. Il entre aussi au bureau national de la FEN, et devient un collaborateur régulier de Georges Lauré, dont son épouse est la secrétaire. Secrétaire général adjoint du SNES à partir de 1964, il a notamment en charge les questions corporatives et joue un rôle déterminant dans la fusion de son syndicat avec le syndicat national de l'enseignement technique (SNET), en 1966.

Il est alors tenu pour responsable, avec Pierre Dhombres, de l'échec de la grève administrative lancée par son syndicat. Après le rejet du rapport d'activité par les syndiqués et la démission de Dhombres, il tente de sauvegarder le poste de numéro deux du nouveau SNES, sous la direction de Louis Astre. Mais l'animosité qu'il suscite rend cela impossible. L'année suivante, cependant, la liste "autonome" perd la majorité dans le syndicat. Chéramy cesse alors de s'impliquer dans le SNES pour ne plus se concentrer que sur ses fonctions au sein de la fédération.

En 1968, il avait été chargé de représenter la FEN au Conseil économique et social, fonction qu'il exerce jusqu'en 1980.

Il prend notamment en charge la structuration de la tendance "Unité, indépendance et démocratie", qui prend la suite du courant "autonome" et devient le principal conseiller d'André Henry.

En 1971, il adhère au nouveau Parti socialiste constitué lors du congrès d'Epinay, et participe à la campagne électorale de François Mitterrand en 1981.

Celui-ci l'appelle dans son équipe à l'Élysée, comme chargé de mission sur les questions éducatives auprès du secrétaire général de la présidence. Puis, en 1984, il est nommé conseiller d'État en service extraordinaire, jusqu'à sa retraite en 1988.