Richard Di Rosa

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Richard Di Rosa
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Richard Di Rosa, né en 1963 à Sète, est un sculpteur français.  

Surnommé « Buddy » en référence à Buddy Holly, il est rattaché au mouvement français de la figuration libre avec son frère Hervé Di RosaRémi BlanchardFrançois Boisrond et Robert Combas[1]. La « figuration libre » désigne le renouveau de la peinture dans les années 1980, une peinture décomplexée empruntant souvent à la bande dessinée, au rock et au graffiti. Il est le seul membre du mouvement à pratiquer la sculpture.

Si au tout début de sa carrière cet autodidacte de l'art a mêlé sa vision particulière à celle de son frère[2], il a très rapidement créé un univers à part. La couleur, les formes rondes et ludiques de ses personnages témoignent d'une proximité esthétique avec Joan Miró ou encore Max Ernst.

La culture africaine, la musique et les animaux (ses Poules en particulier) sont autant de thèmes d'inspiration pour l'artiste. Ses œuvres sont notamment visibles à la Cité de la musique à Paris, au musée Paul-Valéry à Sète.

Exposé aux États-Unis dès 1983, il poursuit une carrière internationale au Ghana, en Belgique, en Thaïlande, en Corée, en Colombie ou encore aux Pays-Bas. En France, au mois de mai 2008, une rétrospective retraçant ces vingt-cinq ans de créations lui a été consacrée à la Villa Tamaris à La Seyne-sur-Mer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Di Rosa naît en 1963 à Sète, ville du Languedoc Roussillon. À l'adolescence il se passionne pour les maquettes, les bandes dessinées, les comics et la musique rock : « D’un milieu très modeste, je faisais tout petit des modèles réduits d’avions, de chars, et puis je faisais pas que l’avion, je faisais aussi le tarmac, avec les deux mecs qui font le plein, ceux qui changent les douilles, ce qui a inspiré après mes sculptures quand j’ai créé mes premiers diorama, un peu comme la bande dessinée a influencé les toiles de Hervé[3] ». En 1978, il est surnommé « Buddy » en référence à Buddy Holly. Passionné de batterie, il fonde, en 1978, le groupe « Les Démodés » avec Ketty Brindel et Robert Combas.

Il expose pour la première fois en 1982 à la Galerie Gillespie Laage Salomon à Paris avec son frère, Hervé Di Rosa[4]. Rapidement, le groupe d'amis (Combas, les frères Di Rosa, Boisrond et Blanchard) est considéré comme un mouvement : « Le groupe d’amis que nous étions a été considéré comme porteur d’un nouveau mouvement ; et c’est vrai que le milieu de l’art avait besoin de se reconnaître dans quelque chose de nouveau, d’inattendu, de provocateur. Nous en avons été nous-mêmes surpris ; nous étions en mouvement, hyper actifs, mais pas forcément un mouvement ! Une action entraînant une autre, cela s’est fait comme ça. On ne s’est jamais tous retrouvés en train de se dire : « On crée un mouvement, on l’appellera la Figuration Libre, on va écrire un manifeste, on va faire ci et ça ; jamais ! »[3]. »

En 1987, il crée La Rose à Di Rosa, sculpture monumentale à Winchosten.

En 1988, il travaille sur le projet Dirossoulo, aquaparc au Grau-du-Roi[5].

En 1992, il crée Le Jardin sauvage, commande des Parcs et Jardins de la Ville de Paris, Di Rosa girls, une série d'animation en 3D pour Canal+. La ville de Sète lui commande la sculpture de La Madone du quartier haut.

En 1993, Richard Di Rosa aménage une aire de jeux pour la station de métro Fontaine Lestang à Toulouse.

En 1996, la ville d'Accra (Ghana) lui commande une sculpture monumentale en collaboration avec le sculpteur Kofi Setordji.

En 1997, il conçoit du flacon de parfum Fou d'elle de la Société Ted Lapidus. Il aménage un restaurant McDonald's de Balaruc-le-Vieux et crée les décors de l'opéra burlesque Les Sacrés Niebelungen d'Oscar Straus, mis en scène par René Koering.

En 1998, il réalise la sculpture Ronald pour McDonald's France.

En 2002, il expose à la Maison des arts de Malakoff[6].

En 2005, il réalise une sculpture au profit de l’Opération pièces jaunes présidée par Bernadette Chirac.

En 2008, Richard Di Rosa réalise des sculptures extérieures à Bogota en Colombie, et deux sculptures monumentales pour l’hôtel Dar Sabra à Marrakech au Maroc.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Et pourtant, avant même que ne soit forgée l’expression, Robert Combas, puis Hervé Di Rosa et François Boisrond en ont été les fomenteurs. […] S'ils ont été rapidement pris en charge par la critique et le marché, ils n'en sont pas moins ceux par qui l'histoire est arrivée, rejoints très vite par Rémi Blanchard, puis par Richard Di Rosa. », Philippe Piguet, Il était une fois… la figuration libre. Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Hervé Di Rosa, Richard Di Rosa, Éditions Adam Biro, 2002, p. 5.
  2. « C'est quand, un jour, Hervé a eu envie de voir ses personnages en trois dimensions, je les ai faits en volume. […] Parce que frère de… et pointant mon museau au tout début des années 80, j'ai été rattaché à la Figuration libre. », Philippe Piguet, op. cit., p. 64.
  3. a et b « di Rosa Richard »
  4. « Site de l'artiste »
  5. Thierry Ardisson, Interview pinceau : Les Di Rosa, 5 min 30 s, sur le site de l'INA, 5 novembre 1988, consulter en ligne à 2 min 20 s
  6. Artifica, « Richard DI ROSA », sur maisondesarts.malakoff.fr, (consulté le 7 février 2015)