Religieuses de l'Assomption

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Religieuses de l'Assomption
Ordre religieux
Type congrégation religieuse
Spiritualité Augustinienne
Structure et histoire
Fondation 30 avril 1839 à Paris
Fondateur Marie-Eugénie de Jésus
Abréviation R.A
Site web http://www.assomption-ra.fr/
Liste des ordres religieux

Les religieuses de l'Assomption forment une congrégation religieuse catholique apostolique et contemplative féminin de droit pontifical.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le conseil de l'abbé Théodore Combalot, Marie-Eugénie de Jésus (1817-1898) fonde la congrégation à Paris en 1839 à 22 ans[1] et rédige des constitutions inspirées de la règle de saint Augustin, celles-ci sont approuvées par l'archevêque de Paris en 1840. Après la rupture avec l'abbé Combalot, elle se met sous la direction spirituelle du père Emmanuel d'Alzon en 1841 alors qu’elle est supérieure des religieuses de l’Assomption. Elle fait sa profession religieuse à Noël 1844[2]. Très vite la congrégation connaît une extension rapide : fondations en France en 1839, Afrique du Sud en 1849, Angleterre en 1850. L'institut reçoit le décret de louange le 2 avril 1855 et l'autorisation impériale en 1856 lui donnant droit de cité en France. L’approbation officielle romaine est accordée en 1867 et les constitutions sont approuvées définitivement en 1888[3]. Les fondations continuent : Espagne en 1865, Nouvelle-Calédonie en 1873, Italie en 1888, Nicaragua et Philippines en 1892, Salvador en 1895. La fondatrice est déposée de sa charge en 1894 à l’âge de 77 ans. Elle meurt le 10 mars 1898. Elle est béatifiée le 9 février 1975 par le pape Paul VI et canonisée le 3 juin 2007 par le pape Benoît XVI.

Supérieure générale[modifier | modifier le code]

Leur histoire capitulaire –27 chapitres généraux pour l'instant- (1858, 1864, 1870, 1876, 1882, 1886, 1888, 1894, 1898, 1900, 1906, 1910, 1921-1922, 1927, 1933, 1939, 1947, 1953, 1959, 1965, 1970, 1976, 1982, 1988, 1994, 2000, 2006, 2012) reflète la succession des supérieures générales :

  • Mère Marie-Eugénie de Jésus (1844-1894)
  • Mère Marie-Célestine du Bon-Pasteur, née Frances Mac Donell (1848-1921), vicaire générale de 1894 à 1898, supérieure générale de 1898 à 1921.
  • Mère Marie-Catherine de l'Enfant-Jésus, née Amélie Doumet (1852-1921), supérieure générale trois mois en 1921
  • Mère Marie-Joanna de l'Incarnation, née Jeanne Saleur (1874-1966), supérieure générale de 1922 à 1953
  • Mère Marie-Denyse du Saint-Sacrement, née Denyse Blachère (1905-1985), supérieure générale de 1953 à 1970
  • Sœur Hélène-Marie du Saint-Sacrement, née Hélène Bories (1929-1999), supérieure générale de 1970 à 1982
  • Sœur Clare Teresa Tjader (1937-), supérieure générale de 1982 à 1994
  • Sœur Maria Cristina Gonzalez (1948-), supérieure générale de 1994 à 2006
  • Sœur Diana Wauters, supérieure générale de 2006 à 2012
  • Sœur Martine Tapsoba, supérieure générale élue pour six ans en juillet 2012

Scission & Fusion[modifier | modifier le code]

  • 1852 : une scission, les sœurs Missionnaires de l'Assomption (M.S.A) fondées en 1852 au Cap par Mère Marie-Gertrude Henningsen (1822–1904).
  • 1968 : fusion avec la congrégation des gardiennes adoratrices de l'Eucharistie, dites Sœurs de Saint-Aignan fondées en 1853 à Orléans par Mère Thérèse de la Croix. Le but de la congrégation était l'éducation de la jeunesse avec pensionnat, les soins infirmiers et l'adoration du saint sacrement[4].

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Les Religieuses de l'Assomption se consacrent principalement à l'éducation chrétienne de la jeunesse et à l'adoration du saint sacrement. Elles sont présentes en :

La congrégation compte aujourd'hui 1086 religieuses, de 44 nationalités, dans 35 pays. La congrégation est organisée en 19 provinces, réunissant 174 communautés

Branche laïque[modifier | modifier le code]

La Congrégation possède aussi une importante branche laïque, formée par :

  • Les Amis de l'Assomption
  • Les communautés ou fraternités Assomption
  • Sans compter des laïcs engagés selon le Chemin de vie fondé par Marie-Eugénie Milleret

Sources[modifier | modifier le code]

  • Revue Prions en Église - Éditions Bayard - Juin 2007 - N° 246

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. site de la congrégation de l'assomption
  2. Jean-Baptiste Martin, Histoire des églises et chapelles de Lyon, t.  II, Lyon, H. Lardanchet, 1909, pp.  236 & 237 disponible sur Gallica
  3. corref
  4. La congrégation des gardiennes adoratrices de l'Eucharistie, dites sœurs de saint-Aignan: son but, ses œuvres, son esprit, Orléans, Maison-mère, 1918