Orantes de l'Assomption

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Orantes et Assomption (homonymie).

Orantes de l'Assomption nous sommes un institut de vie contemplative international fondé au 14 rue Berton 75016 PARIS, chez les Oblates de l'Assomption, le 8 décembre 1896 par Isabelle de Clermont-Tonnerre, Comtesse d'Ursel (6 mars 1849 Glisolles (Eure) - 3 juillet 1921 Sceaux) et le père François Picard (1831-1903), Augustin de l'Assomption, 2ème supérieur général de l’Assomption à la suite du Père d’Alzon pour prier pour les œuvres de l’Assomption et pour l’Église.

Mère Isabelle a voulu pour nous une vie donnée dans la prière, dans la vie fraternelle et l’attention aux besoins du temps et des personnes. De spiritualité Augustinienne, nous cherchons à porter en tout un regard contemplatif. Notre vie quotidienne est rythmée par l’oraison silencieuse du matin, la prière liturgique de l’office et l’adoration eucharistique. C’est là que nous puisons cet esprit d’adoration qui doit rayonner dans toutes les réalités de notre vie.  L’unification de nos vies se fait progressivement au contact du Christ dans le travail, dans les services que l’on nous demande, dans la prière quotidienne et chacun de nos souhaits personnels légitimes.

Fondateurs[modifier | modifier le code]

Cette congrégation est née de l'Assomption, pour l'Assomption et dans un long processus porté en Assomption qui selon les religieuses; « nous laisse penser que nous avons été voulues ou du moins bien accueillies par nos quatre aînés dans la famille de l'Assomption. »

Isabelle de Clermont-Tonnerre[modifier | modifier le code]

En 1872, Isabelle de Clermont-Tonnerre a 23 ans ; elle veut éclairer l'appel à la vie religieuse entendu à l'adolescence et se met sous la direction du Père François Picard. Elle devient comtesse d'Ursel en épousant le 16 juin 1873 le comte Henri d'Ursel, belge. En 1875, elle est veuve et mère d'une fille, Caroline. Depuis sa retraite d'élection en 1875 jusqu'en 1904, les comptes-rendus des retraites de Mère Isabelle nous permettent de la suivre dans sa vie spirituelle.

Sa fille, Caroline, épouse Henri de Virieu en mai 1896. Libre de toute charge familiale, sept mois plus tard, Isabelle réalise son désir d'être religieuse. Elle devient Mère Isabelle-Marie de Gethsémani et adopte la devise assomptionniste « "Adveniat regnum tuum" ».

François Picard[modifier | modifier le code]

François Picard est né le Ier octobre 1831 à Saint-Gervasy (Gard), près de Nîmes.

Il commence ses études dans une pension de Nîmes et les continue à partir d'octobre 1844 au collège de l'Assomption dirigé par le P. d'Alzon. Bachelier en 1850, il entre au noviciat, tout en exerçant les fonctions de surveillant.

Profès annuel à Noël 1851, il prononce ses vœux perpétuels entre les mains du P. d'Alzon à Noël 1852. Il est envoyé à Rome pour faire ses études de théologie (1855-1857). Il y est ordonné prêtre le 25 mai 1856.

A partir de 1857, il connaît la vie itinérante de la première Assomption en voie d'organisation: maître des novices à Auteuil (Paris) et aumônier des Religieuses de l'Assomption, directeur et supérieur du petit groupe d'Assomptionnistes à Rethel (Ardennes) en 1858.

En mai 1862, avec quelques religieux, il s'installe dans la nouvelle communauté de la rue François Ier à Paris. Sous son impulsion, la petite chapelle devient un centre actif de rayonnement spirituel: retraites, prédications, associations de prières surtout à partir de 1871. Aumônier volontaire sur les champs de bataille autour de la capitale, il figure sur la liste des proscrits de la Commune.

Premier assistant général après le P. Henri                        Vigoureux d’esprit et de

Brun, de 1861 à 1880, il devient une figure                                 tempérament, très actif,

publique de l'Assomption à partir de 1871                       

en conduisant des pèlerinages (la Salette                       excellent organisateur et

1872, Lourdes 1873), en lançant des                      

mouvements de prières collectives (Notre-                        Entraîneur, d’une grande

Dame de Salut) et en fondant l'Association  du                 

même nom, le 24 janvier 1872                                            Facilité dans le contact

A la mort du P. d'Alzon, déjà vicaire                                

général, il est élu supérieur général le 25                         et les relations

novembre 1880 à Nîmes. Texte réalisé par Jean-Paul Périer-Muzet, Augusstin de l'Assomption

 

Historique

En 1920 la congrégation acquiert une grande propriété à Sceaux (Hauts-de-Seine).

En 1939, les Orantes s'établissent au Vigan (Gard) dans l'hôtel de La Condamine, lieu de naissance du père Emmanuel d'Alzon et alors propriété des Augustins de l'Assomption.

La congrégation s'internationalise en s'implantant en Belgique (1953), en Argentine (1959), en République démocratique du Congo (1969), en Côte d'Ivoire (1985), à Madagascar (1992, au Togo (1997), au Tchad (2000), en Tanzanie (2001), au Niger (2002), au Kenya (2004), à Kinshasa (RDC) (2007), au Burkina Faso (2009), aux Philippines en janvier 2010, en 2014 au Mexique et en 2015 en Italie. Institut de vie contemplative international, de droit diocésain, la congrégation, restée de taille modeste, a absorbé en 1941 celle des Sacramentines de Marseille, fondées en 1639 par le Père Antoine Le Quien O.P.

La liste des supérieures générales est ainsi établie : Mère Isabelle (1849-1921), supérieure de 1899 à sa mort, Sœur Anne de Jésus, née Anne-Marie Loysel (1880-1929), supérieure de 1921 à 1929, Sœur Marie-Madeleine de la Croix, née Oudot de Dainville (1890-1983), supérieure de 1929 à 1964, Sœur Marie-Dominique du Christ, née Marie-Louise Guyon (1927-), supérieure de 1964 à 1975, Sœur Yolande de Champagny (1933-2016), supérieure de 1975 à 1993, Sœur Jeanine Gindrey (1946-), supérieure de 1993 à 2005, Sœur Yolande de Champagny à nouveau élue en 2005, Sœur Anne Hughebaert (1954) élue supérieure générale de 2011 à nos jours. Au conseil : Marie-Jeanne Masika Tasiviwe, Régine Musubao, Auréli Sekeraviti. Les Orantes ont tenu 15 chapitres généraux : en 1921, 1929, 1946, 1958, 1964, 1969, 1975, 1981, 1984, 1987, 1993, 1999, 2005, 2011 et 2017.

Elles sont 250 et implantées dans quinze pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madeleine de Dainville, Isabelle de Clermont-Tonnerre, comtesse Henri d'Ursel, fondatrice des Orantes de l'Assomption, 1849-1921, Paris, P. Lethielleux, 1939, VII-398 p., pl., portraits h. t.
  • Michaël Laguerie, En toi ma prière.
  • M. Bénédicte Courbis, De l'amour humain à l'amour divin (Mère Isabelle).
  • Or.A, Une femme saisie par le Christ 1849-1921.
  • Jeanine Gindrey, CD vidéo, Itinéraire spirituel de Mère Isabelle, à l'occasion du 160e anniversaire de sa naissance.
  • Jacqueline Decoux, François Picard, L'engagement d'un homme pour "Faire en toute chose la volonté de Dieu".
  • Plaquette, Vienne ton règne, Isabelle de Clermont-Tonnerre et François Picard, fondateurs des Orantes de l'Assomption.
  • Monique-Anne Giroux, Or.A., Isabelle de Clermont-Tonnerre, comtesse Henri d'Ursel (1849-1921) à travers ses écrits, 2014.

Ces publications peuvent être commandées à la maison généralice des « Orantes de l'Assomption » à CRETEIL(Val-de-Marne) ou à la communauté des Orantes de l'Assomption (91 EVRY ou 94460 VALENTON).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]