Orantes de l'Assomption

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Les Orantes de l'Assomption forment une congrégation religieuse de vie contemplative dans le monde, fondée au 14 rue Berton (Paris 16e) chez les Oblates de l'Assomption, le 8 décembre 1896 par le père François Picard (1831-1903), assomptionniste, et Isabelle de Clermont-Tonnerre (6 mars 1849 Glisolles (Eure) - 3 juillet 1921 Sceaux).

Fondateurs[modifier | modifier le code]

Cette congrégation est née de l'Assomption, pour l'Assomption et dans un long processus porté en Assomption qui selon les religieuses; « nous laisse penser que nous avons été voulues ou du moins bien accueillies par nos quatre aînés dans la famille de l'Assomption. »

Isabelle de Clermont-Tonnerre[modifier | modifier le code]

En 1872, Isabelle de Clermont-Tonnerre a 23 ans ; elle veut éclairer l'appel à la vie religieuse entendu à l'adolescence et se met sous la direction du Père François Picard. Elle devient comtesse d'Ursel en épousant le 16 juin 1873 le comte Henri d'Ursel, belge. En 1875, elle est veuve et mère d'une fille, Caroline. Depuis sa retraite d'élection en 1875 jusqu'en 1904, les comptes-rendus des retraites de Mère Isabelle nous permettent de la suivre dans sa vie spirituelle.

Sa fille, Caroline, épouse Henri de Virieu en mai 1896. Libre de toute charge familiale, sept mois plus tard, Isabelle réalise son désir d'être religieuse. Elle devient Mère Isabelle-Marie de Gethsémani et adopte la devise assomptionniste « "Adveniat regnum tuum" ».

François Picard[modifier | modifier le code]

François Picard, assomptionniste, est né le 1er octobre 1831 à Saint-Gervasy dans le Gard. Il est disciple et successeur du Père d'Alzon. Toute la vie du Père François Picard est marquée par l'engagement : engagement au service des Assomptionistes, au service de l'Église dans une fidélité absolue aux successeurs de saint Pierre, engagement au service de la patrie, engagement pour restaurer le règne de Dieu dans une société en pleine mutation. Mais, ce qui sous-tend chacune de ses actions, de la plus ordinaire, de la plus simple, de la plus discrète à la plus hardie, à la plus contestataire, à la plus spectaculaire, c'est son premier et total engagement pour Dieu fondé sur sa foi. De cela découle tout le reste. Il meurt à Rome le 16 avril 1903. En 1952, les restes du Père François Picard sont transférés à Sceaux dans la chapelle des Orantes de l'Assomption avant un dernier transfert à Bonnelles en 1971.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1920 la congrégation acquiert une grande propriété à Sceaux (Hauts-de-Seine).

En 1939, les Orantes s'établissent au Vigan (Gard) dans l'hôtel de La Condamine, lieu de naissance du père Emmanuel d'Alzon et alors propriété des Augustins de l'Assomption.

La congrégation s'internationalise en s'implantant en Belgique (1953), en Argentine (1959), en République démocratique du Congo (1969), en Côte d'Ivoire (1985), à Madagascar (1992, au Togo (1997), au Tchad (2000), en Tanzanie (2001), au Niger (2002), au Kenya (2004), à Kinshasa (RDC) (2007), au Burkina Faso (2009), aux Philippines en janvier 2010, en 2014 au Mexique et en 2015 en Italie. Institut de vie contemplative international, de droit diocésain, la congrégation, restée de taille modeste, a absorbé en 1941 celle des Sacramentines de Marseille, fondées en 1639 par le Père Antoine Le Quien O.P.

La liste des supérieures générales est ainsi établie : Mère Isabelle (1849-1921), supérieure de 1899 à sa mort, Sœur Anne de Jésus, née Anne-Marie Loysel (1880-1929), supérieure de 1921 à 1929, Sœur Marie-Madeleine de la Croix, née Oudot de Dainville (1890-1983), supérieure de 1929 à 1964, Sœur Marie-Dominique du Christ, née Marie-Louise Guyon (1927-), supérieure de 1964 à 1975, Sœur Yolande de Champagny (1933-2016), supérieure de 1975 à 1993, Sœur Jeanine Gindrey (1946-), supérieure de 1993 à 2005, Sœur Yolande de Champagny à nouveau élue en 2005, Sœur Anne Hughebaert (2011). Au conseil : Edwige Mwahulua, Marie-Jeanne Masika Tasiviwe, Jeanine Gindrey. Les Orantes ont tenu 14 chapitres généraux : en 1921, 1929, 1946, 1958, 1964, 1969, 1975, 1981, 1984, 1987, 1993, 1999, 2005, et 2011.

Elles sont 360 et implantées dans quinze pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice de Dainville, Isabelle de Clermont-Tonnerre, comtesse Henri d'Ursel, fondatrice des Orantes de l'Assomption, 1849-1921, Paris, P. Lethielleux, 1939, VII-398 p., pl., portraits h. t.
  • Michaël Laguerie, En toi ma prière.
  • M. Bénédicte Courbis, De l'amour humain à l'amour divin (Mère Isabelle).
  • Or.A, Une femme saisie par le Christ 1849-1921.
  • Jeanine Gindrey, CD vidéo, Itinéraire spirituel de Mère Isabelle, à l'occasion du 160e anniversaire de sa naissance.
  • Jacqueline Decoux, François Picard, L'engagement d'un homme pour "Faire en toute chose la volonté de Dieu".
  • Plaquette, Vienne ton règne, Isabelle de Clermont-Tonnerre et François Picard, fondateurs des Orantes de l'Assomption.
  • Monique-Anne Giroux, Or.A., Isabelle de Clermont-Tonnerre, comtesse Henri d'Ursel (1849-1921) à travers ses écrits, 2014.

Ces publications peuvent être commandées à la maison généralice des « Orantes de l'Assomption » à Créteil (Val-de-Marne) ou à la communauté des Orantes de l'Assomption (78830 Bonnelles).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]