Rue de l'Assomption
16e arrt Rue de l'Assomption
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 16e | ||
| Quartier | Auteuil Muette |
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| Début | 2, rue Jean-de-La-Fontaine et 17, rue de Boulainvilliers | ||
| Fin | 73, boulevard de Beauséjour et 1, boulevard de Montmorency | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 862 m | ||
| Largeur | 15 m | ||
| Historique | |||
| Création | |||
| Dénomination | 1854 | ||
| Ancien nom | Chemin des Tombereaux Rue des Tombereaux |
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| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 0471 | ||
| DGI | 0503 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 16e arrondissement de Paris
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La rue de l'Assomption est une voie publique du 16e arrondissement de Paris, en France.
Situation et accès
[modifier | modifier le code]Cette rue, large de 10, 14 et 15 mètres, longue de 862 mètres, donne sur quinze autres voies :
- la rue Jean-de-La-Fontaine (au no 2) et la rue de Boulainvilliers (au no 17) à son début ;
- un passage sans nom ;
- l'avenue Anne-Eugénie-Milleret-de-Brou au no 24 ;
- l'avenue du Général-Dubail au no 23 bis ;
- l'avenue Théodore-Rousseau au no 29 ;
- le square Jean-Paul-Laurens au no 31 ;
- la rue Davioud au no 48 ;
- l'avenue Mozart ;
- l'avenue des Chalets au no 64 (voie privée) ;
- le passage AF/16 au no 71 ;
- la rue du Docteur-Blanche au no 83 ;
- la place de l'Église-de-l'Assomption au no 90 ;
- le boulevard de Beauséjour (au no 73) et le boulevard de Montmorency (au no 1).
Elle est en sens unique en partant de sa fin jusqu'à son début.
La rue est desservie par la gare de l'avenue du Président Kennedy de la ligne C du RER et la station de métro Ranelagh de la ligne 9.
Origine du nom
[modifier | modifier le code]Son nom vient d'un couvent des Dames de l'Assomption, qui était situé dans la rue.
Historique
[modifier | modifier le code]Appelée en 1490 « chemin des Tombereaux », car elle servait de voie pour l'évacuation des déchets et produits de la tuilerie d'Auteuil, elle marque à partir de 1672 la limite entre les paroisses d'Auteuil et Passy[1].
Cette voie est ensuite indiquée, toujours à l'état de chemin, sur le plan de Roussel en 1730, avant de devenir la « rue des Tombereaux » et de prendre sa dénomination actuelle en 1855, à la suite de l'acquisition du domaine du château de la Tuilerie par les religieuses de l'Assomption[2].
Elle était bordée jusqu'au cours du XIXe siècle, au sud par le parc du château de la Tuilerie, au nord par celui du château de Passy. Ces domaines ont été par la suite lotis pour aménager des quartiers résidentiels.
Rattachée à la voirie de Paris par décret du , elle marque depuis la limite entre les quartiers d'Auteuil et de la Muette.
- Rue des tombereaux sur cartes anciennes
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Château de la Tuilerie en 1740.
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Château et parc de la tuilerie sur carte de 1818-1824.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
[modifier | modifier le code]- No 10 : immeuble de 1903 (architecte Gustave Poirier)[3].
- No 12 : immeuble de 1905 (architectes Louis Merlaud et Gustave Poirier)[4].
- No 17 : maison-mère de la chapelle des religieuses de l'Assomption. Sépulture de Marie-Eugénie de Jésus.
- No 18 : Georges Perec y vécut quelques années après la guerre et écrivit Allées et venues rue de l'Assomption, dans le cadre de son projet Tentative de description de quelques lieux parisiens. Il confronte ses souvenirs à une déambulation régulière dans la rue, consignant tout ce qu'il y voit dans un bicarré latin [5],[6]. Il note qu'au sixième étage vécut l'actrice Martine Carol[6].
- No 24 : résidence du consul général de l'Angola à Paris.
- No 30 : ambassade du Rwanda en France.
- No 34 : la résistante et écrivain Marietta Martin y vécut et y fut arrêtée par la Gestapo dans la nuit du 7 au . Une plaque commémorative lui rend hommage, initialement installée sur une petite maison, depuis remplacée par un immeuble[6].
- No 38 : façade arrière du lycée Molière.
- No 46 : immeuble réalisé par l'architecte Antoine Morosoli vers 1930[7].
- No 56 : dans les années 1970, c'était un hôtel[6].
- No 67 : de 1946 à 1960, la galerie d'art Colette Allendy y expose peintres avant-gardistes et cubistes.
- No 69 : aumônerie catholique du lycée Molière et des jeunes de l'Assomption.
- No 70 : cinéma La Caméra (Club-70), ouvert en 1932 et fermé en 1967[8]. Georges Perec mentionne pour sa part qu'il se trouvait au no 66[6].
- No 88-90 : église Notre-Dame-de-l'Assomption de Passy[9].
- La clinique Mozart se trouve à l'angle de la rue du Docteur-Blanche.
- Le dialoguiste Michel Audiard a vécu dans un duplex de cette rue[10].
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Maison mère des religieuses de l'Assomption.
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Au niveau du lycée Molière.
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Vue de côté de l'église.
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Relief au no 18.
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No 24.
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Plaque au no 34.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Cadastre napoléonien des communes annexées (1808-1825), tableau d'assemblage , cote D6P2/2/1/1.
- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, édition 1973, tome I, p. 114.
- ↑ PSS
- ↑ PSS
- ↑ « Les Lieux de Georges Perec, une œuvre éclatée », TEXTUALITÉS, (lire en ligne, consulté le )
- Georges Perec, « Allées et venues rue de l’Assomption » sur lieux-georges-perec.seuil.com, consulté le 27 octobre 2025.
- ↑ « Antoine Morosoli », pss-archi.eu, consulté le 7 septembre 2025.
- ↑ « Paris 16. arrondissement », allekinos.com, consulté le 9 mai 2023.
- ↑ Anne-Lise Carlo, « C’est l’histoire d’une rue : Docteur-Blanche, des maisons Le Corbusier à un bistrot de quartier », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ Isabelle Blondel, Olivier Delacroix, Alice Develex, Nicolas d'Estienne d'Orves, Bertrand Guyard, Colette Monsat, Marie-Noëlle Tranchant et Florence Virerron, « Si le Paname d'Audiard m'était conté », Le Figaroscope, semaine du 10 au 16 mai 2017, p. 8-10.