Réserve de faune du Dja

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Réserve de faune du Dja *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
La rivière Dja.
La rivière Dja.
Coordonnées 3° 00′ 00″ nord, 13° 00′ 00″ est
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Subdivision Région du Sud (départements du Dja-et-Lobo pour la partie ouest, du Haut-Nyong pour la partie est)
Type Naturel
Critères (ix) (x)
Superficie 526 000 ha
Numéro
d’identification
407
Zone géographique Afrique **
Année d’inscription 1987 (11e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

La réserve de faune du Dja est une réserve faunique située au sud-est du Cameroun.

Entrée de la Réserve à Somalomo

Créée en 1950, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987 grâce à la diversification des espèces présentes dans le parc et à la présence d'espèces en voie de disparition[1]. La réserve est également reconnue en tant que réserve de biosphère par l'UNESCO depuis 1982[2].

La réserve est l'une des forêts humides d'Afrique les plus vastes (environ 5 000 km2) et les mieux protégées, la plus grande partie de sa superficie restant vierge, elle est parsemée de villages pygmées de l'ethnie Baka.

Pratiquement encerclée par la rivière Dja, qui en forme la limite naturelle, la réserve est surtout remarquable pour sa biodiversité, puisqu'elle abrite 107 espèces de mammifères (dont quelques espèces menacées d'extinction) parmi lesquels l'éléphant de forêt d'Afrique, le perroquet gris du Gabon, le bongo, le léopard, et surtout pour la très grande variété des primates qui y vivent (le drill, le mandrill, le mangabey à collier blanc, le gorille des plaines de l’Ouest, le chimpanzé).

Ensemble avec le parc national d'Odzala-Kokoua (République du Congo) et le parc national de Minkébé (Gabon), la réserve de faune du Dja fait partie de la zone TRIDOM (TRInationale du Dja, Odzala et Minkébé) du Fonds mondial pour la nature (WWF), qui est important pour la protection des forêts denses africaines du bassin du Congo.

Population[modifier | modifier le code]

Village Baka

La réserve est habitée, et comptait en 2015 4 000 habitants dans son périmètre, ainsi que 40 000 personnes habitant sa périphérie. Cette population appartient à différentes ethnies : Badjoué, Boulou, Fang, Nzimé. Sont présents aussi deux groupes semi-nomades, les Kaka et les Pygmées baka. Si la chasse est interdite sur la réserve, elle a été autorisée aux Pygmées baka, sous réserve qu'ils utilisent leurs arme et techniques de chasse traditionnels[3].

Menaces écologiques[modifier | modifier le code]

Selon Greenpeace, la réserve est soumise à plusieurs menaces mettant en cause sa survie : le braconnage, mais aussi l'implantation à proximité de la centrale hydrolectrique de Mékin, et surtout la déforestation à la suite d'accords de concession d'exploitation d'hévéas donnée à la société Sud-Cameroun Hévéa (Sudcam). Ces concessions, initialement provisoire et dont l'une d'elle est devenue définitive en 2015, jouxtent le nord-ouest et le sud-ouest de la réserve[4], avec obligation de conserver une bande séparative de 100 à 200 m selon l'étude d'impact environnemental rédigée par Sud-Cam[5]. Toujours selon Greenpeace, près de 6 000 hectares de forêt servant de territoire de chasse, de pêche et de de cueillette aux habitants, auraient détruits détruits entre 2011 et 2016[4].

Selon une étude conjointe de 2015 réalisé conjointement par l'UNESCO et l'Union internationale pour la conservation de la nature, seuls le braconnage et la centrale hydroélectrique de Mékin constitueraient des périls prouvés[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « reserve de faune du dja », sur unesco.org (consulté le 14 février 2013)
  2. (en) « Dja | United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization », sur www.unesco.org (consulté le 1er mars 2017)
  3. Ecological Sciences for Sustainable Development : Dja, sur unesco.org, mise à jour juin 2015.
  4. a, b et c L’UNESCO échoue à protéger la Réserve du Dja au Cameroun sur greenpeace.org, septembre 2016.
  5. Sud Cameroun Hevea S.A., Etude d'impact environnemental du projet de création d'une plantation agroindustrielle d'hévéa dans le Dja-et-Lobo, région du Sud sur greenpeace.org, juin 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wim Bergmans, Liste provisoire des mammifères de la réserve de faune du DJA et de sa périphérie, Comité Néerlandais pour l'UICN, 1994, 42 p.
  • Bonaventure Sonké, Forêts de la Réserve du Dja (Cameroun) : études floristiques et structurales, Jardin botanique national de Belgique, Meise, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]