Aller au contenu

Parc national de Korup

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Parc National de Korup
Pont suspendu sur la Mana (entrée du parc).
Géographie
Pays
Coordonnées
Ville proche
Superficie
1 261,4 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Administration
Nom local
(en) Korup National Park, Parc National de KorupVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Catégorie UICN
WDPA
Création
Patrimonialité
Liste indicative du patrimoine mondial (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation sur la carte de Cameroun
voir sur la carte de Cameroun

Le parc national de Korup (anglais : Korup National Park) est l'un des parcs nationaux du Cameroun. Il a été distingué comme réserve de biosphère par l'Unesco en 2023. Il est situé dans la région du Sud-Ouest du pays et partage une frontière commune avec le parc national de Cross River au Nigeria[1].

Accès[modifier | modifier le code]

Localisation.

On peut accéder au parc par la route ou par bateau. Par la route, les visiteurs en provenance de Douala traversent d'abord Kumba, le port fluvial d'Ekondo-Titi et Ekondo Nane, sur une distance de 250 km, avant d'arriver à Mundemba où se trouve l'entrée du parc.
Ils peuvent également s'y rendre en bateau, au départ de Limbé, en traversant l'estuaire du Rio del Rey pour atteindre la rivière Ndian[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le Parc national de Korup (PNK) a été créé par le décret présidentiel n° 86/1283 du [1].

Le , un dossier de candidature est soumis à l'Unesco en vue de son inscription sur la liste indicative du patrimoine mondial[1].

En 2023, la forêt avec pour aire centrale le parc est désignée par l'Unesco au titre de réserve de biosphère[3].

Description[modifier | modifier le code]

Le parc est unique en son genre. Il couvre 1 260 km2 et est considéré comme l’une des plus vieilles forêts tropicales humides du monde. La richesse de sa faune et de sa flore réside dans le fait qu’il a survécu à l’ère glaciaire et aujourd’hui il ressemble à un musée de plus de 60 millions d’années.

Flore[modifier | modifier le code]

On y trouve plusieurs plantes endémiques comme Diospyros korupensis[4].

Plus de 400 essences d’arbres et de nombreuses plantes médicinales y ont été identifiées. On y a notamment découvert une liane (Ancistrocladus korupensis) qui aurait des effets positifs dans le traitement contre certains cancers et contre le VIH.

De nombreuses espèces végétales sont endémiques et plusieurs doivent leur épithète spécifique à Korup :

Faune[modifier | modifier le code]

On y a dénombré 161 espèces de mammifères appartenant à 33 familles, dont plusieurs sont menacées de disparition[1], telles que l'éléphant (Loxodonta africana cyclotis), le chimpanzé (Pan troglodytes), le drill (Mandrillus leucophaeus) ou le léopard (Panthera pardus leopardus[7]). Le PNK est en particulier un site d’importance majeure pour la conservation des primates : il abrite le quart de toutes les espèces de primates d'Afrique[1].

Ont également été recensées 410 espèces d’oiseaux appartenant à 53 familles, 82 espèces de reptiles, 130 espèces de poissons, 480 espèces de papillons, 3 espèces de crocodile, 55 espèces des chauves-souris, 55 espèces des serpents, 47 espèces des rongeurs, 89 espèces de grenouilles et crapauds, 15 espèces de lézards, 2 espèces de tortues terrestres et 2 espèces de tortues aquatiques[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Chute d'eau.
Visiteurs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Parc national de Korup (UNESCO)
  2. Parc national de Korup, Petit Futé [1]
  3. « L’UNESCO désigne 10 nouvelles réserves de biosphère et une réserve de biosphère transfrontière »
  4. « Diospyros korupensis », sur www.iucnredlist.org (consulté le )
  5. a b c et d Musée national d'histoire naturelle des États-Unis.
  6. Jardin botanique Meise.
  7. (en) Innocent Tchigio, Opportunities for community-based wildlife management : a case study from the Korup region, Cameroon, Université de Göttingen, 2007, p. 29 (thèse)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Luc Cimatche, Title details: Managing « ecotourism » in national parks : a case study of Korup National Park, Cameroon, University of Strathclyde, Glasgow, 2006 (thèse)
  • (en) Ruth Camilla Malleson, Forest Livelihoods in Southwest Province, Cameroon : an evaluation of the Korup experience, University of London, 2000, 309 p. (thèse)
  • (en) Innocent Tchigio, Opportunities for Community-based Wildlife Management: A Case Study from the Korup Region, Cameroon, Cuvillier Verlag, 2007, 190 p. (ISBN 9783867272391) (thèse soutenue à l'université de Göttingen)
  • (en) Duncan W. Thomas (et al.), Korup ethnobotany survey : final report to The World Wide Fund for Nature, The World Wide Fund for Nature, Godalming, 1989
  • (en) Duncan W. Thomas, David Kenfack, George B. Chuyong, Sainge N. Moses, Elizabeth Losos, Richard S. Condit, and Nicholas C. Songwe, Tree Species of Southwestern Cameroon. Tree Distribution Maps, Diameter Tables, and Species Documentation of the 50-Hectare Korup Forest Dynamics Plot, Center for Tropical Forest Science of the Smithsonian Tropical Research Institute and Bioresources Development and Conservation Programme - Cameroon, 2003, 282 p. [lire en ligne]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Fragile Earth : African rainforest : Korup, film de Phil Agland, Partidge Films, 1982 (VHS)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :