Plantec

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Plantec
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Plantec au fest-noz du Stered festival 2016 à Morlaix.
Informations générales
Pays d'origine Bretagne, Drapeau de la France France
Genre musical Rock breton, rock celtique, rock fusion
Années actives Depuis 2001
Labels Coop Breizh
Site officiel www.plantec.fr
Composition du groupe
Membres Yannick Plantec
Odran Plantec
DjiBriL
Anciens membres Nicolas Le Millier
Christophe Hellec
Mael Lhopiteau
Marc Gauvin
Kevin Toublant
Yvon Molard
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Logo de Plantec.
Odran Plantec au Yaouank 2008.

Plantec est un groupe de musique bretonne fondé par deux frères, Yannick et Odran Plantec, en 2002. La musique est à la fois traditionnelle, rock et électro, puisque Plantec utilise des mélodies d'inspiration traditionnelles jouées à la bombarde, auxquelles il applique un traitement utilisant des guitares et des programmations techno. Ses quelques textes sont en breton et la plupart des mélodies se prêtent à la danse bretonne.

Composition[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • Yannick Plantec : guitares (depuis 2001)

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Le Millier : biniou, flûtes, uillean pipes (2003-2011)
  • Christophe Hellec : basse (2003-2008)
  • Maël Lhopiteau : voix, harpe celtique (2007-2011)
  • Marc Gauvin : programmations, claviers (2005-2011)
  • Kevin Toublant : basse (2009-2011)
  • Yvon Molard : batterie (2009-2011)

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts des frères Plantec[modifier | modifier le code]

À respectivement quatorze et seize ans, Odran et Yannick jouent en fest-noz au sein de « Displann », un groupe de lycée.

En 2001, le duo joue sous le nom de « Frères Plantec ». Leur premier album, un EP enregistré en live, est produit par BNC Productions[1].

Du trad-rock à l'electro celtique[modifier | modifier le code]

Le groupe Plantec prend forme en 2003 lors de la rencontre avec Nicolas Le Millier (binioù) et Christophe Hellec (basse). La formation adopte un style métissant musique traditionnelle bretonne et musique actuelle aux accents rock. En mai 2004, ils sortent leur premier album Reverzhi (« marée d'équinoxe »). Produit par Créon Music et distribué par EMI Music, l'enregistrement des dix morceaux originaux est coordonné par le guitariste Pat O'May et Hervé Le Lu (Carré Manchot). Le groupe se produit notamment à Paris au festival Villes des musiques du monde[2].

En 2005, le quatuor éprouve le besoin d'intégrer un instrument rythmique et rencontre Marc Gauvin, alias M-Kanik, aux machines. S'ensuit en juin 2006 l'album éponyme Plantec, bien accueilli par la presse nationale[3] et le public breton, s'écoulant à 10 000 exemplaires[4]. Yannick Plantec chante pour la première fois dans un morceau, Tant d'aime, qui raconte l'accident qui l'a conduit trois semaines dans le coma deux ans auparavant[5]. Plantec est à l'affiche de festivals bretons comme l'interceltique de Lorient, Toul-an-Chy en première partie de Johnny Clegg[6], la Fête de l'Humanité à Lanester[7].

En 2007, Mael Lhopiteau intègre le groupe au chant et à la harpe celtique[3]. Ils réalisent ensemble l'album A-Raok (« avant »), qui marque le début d'une ouverture musicale[8]. Plantec se produit sur diverses scènes, tels que la première partie de The Rakes au Stade de France[9], le festival en Othe, le festival Métis à Saint-Denis[10]... À la suite de cette tournée ils sortent un live CD-DVD enregistré en novembre 2008 au festival Yaouank de Rennes[11]. Un problème relationnel contraint Christophe Hellec à quitter le groupe fin 2008[12].

Une musique qui séduit au-delà des frontières[modifier | modifier le code]

C'est lors d'un concert à Istres en mars 2008 que Plantec met en place le projet d'enregistrer un nouveau disque sur le thème du métissage entre les légendes bretonnes ancestrales et un univers urbain et contemporain. Yvon Molard et Kevin Toublant rejoignent Plantec à la batterie et à la basse pour la création de ce nouvel opus baptisé Mekanik (« machine »). Plantec enregistre à Lorient et se rend ensuite à Pobiedna (Pologne) pour mixer le disque au Saraswati Studio avec Roli Mosimann, réalisateur et producteur ayant collaboré avec Björk, The Young Gods, The The, New Order ou Celtic Frost[13]. Mekanik, album le plus rock du groupe, dirige la formation vers une tournée de près de quatre-vingt concerts, festoù-noz et festivals, dont le festival des Fnac Indétendances aux côtés d'Alan Stivell[14].

Plantec au fest-noz du festival Yaouank 2015 à Rennes.

En 2011, le groupe devient un trio, avec l'arrivée de Gabriel N'Dombi, alias DjiBriL, aux machines afin de produire un album electro celtique[15]. L'album Awen (l'inspiration artistique en breton et gallois) sort en juin 2012 et reçoit de bonnes critiques dans les médias français (Rock & Folk, France Inter, France Bleu) et étrangers (Celtic Life...)[16]. Instrumentales, les danses se succèdent avec une énergie rock et des thèmes imagés : Naoned e Breizh pour la réunification, Hep Harz pour la liberté, For Free pour le retour de Free Bronkhorst[17]...

En septembre 2013, le trio se produit au Without Borders Festival en Bulgarie. Cette prestation séduit l'agence Frusion qui leur organise une tournée dans les festivals en Angleterre, Écosse, Autriche, Hongrie... Début 2015, Plantec conclue une tournée de 60 dates à travers l'Europe (Finlande, Belgique, République Tchèque...)[18].

Discographie[modifier | modifier le code]

Les frères Plantec au festival Yaouank 2015.

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Live (DVD 2009)
  • « Breizh Sound - Biniou for ever », reportage de Gabrielle Culand[19], Tracks, diffusé sur Arte, décembre 2010 (extrait en ligne)
  • Yaouank 2012 (extraits sur la chaîne Youtube)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « BNC Productions : Dom Duff y prépare son premier album », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2017)
  2. « Festival. La world à travers chants », Libération,‎
  3. a et b Rok 2013, p. 287
  4. Bouziane Daoudi, « Disques. Plantec », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. Menez 2006, p. 37
  6. « Toul-An-Chy. Des stars en cascade », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2017)
  7. Michel Guilloux, « Un tous ensemble breton », L'Humanité,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  8. Bouziane Daoudi, « Plantec. A-Raook », Libération,‎
  9. Victor Hache, « La musique dans la Mêlée des mondes », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  10. « La musique dans la Mêlée des mondes », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2017)
  11. Denis Riou, « Plantec, un nouvel album de sons et d'images », Ouest-France,‎
  12. « Tote. «Avec les enfants on sait tout de suite quand ça plaît» », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 9 avril 2017)
  13. Jérôme Hervé, Le disque de Plantec résolument rock, Ouest-France, 19 juillet 2010, p. 8
  14. Nathalie Bougeard, « Pour ses 40 ans, Lorient célèbre la musique bretonne », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  15. « Le courant passe », Presse Océan, 25 juin 2012
  16. Dossier de presse Plantec, 2013
  17. Catherine Lozac'h, « Plantec. Les frères s'offrent un album instrumental », Le Télégramme, 19 juin 2012
  18. Steven Lecornu, Trio Plantec. « Ne fixer aucune limite », Le Télégramme, 5 février 2015
  19. Christelle GARREAU, « Le magazine Tracks d'Arte piste le groupe Plantec jusqu'à Peillac », Ouest-France,‎ , p. 12 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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