Pierre Foglia

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Pierre Foglia
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Journaliste, chroniqueur de presseVoir et modifier les données sur Wikidata

Pierre Foglia (né le à Romilly-sur-Seine) est un journaliste d'opinion québécois. Considéré comme le chroniqueur le plus connu des quotidiens du Québec, ses chroniques sont publiées depuis 1972 dans le quotidien La Presse.

Après plus de 40 ans comme chroniqueur à La Presse, Pierre Foglia annonce sa retraite dans sa chronique du samedi 28 février 2015, ajoutant qu'il continuerait de participer sporadiquement à des articles littéraires dans ce journal[1].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Né de parents italiens, Carlo (1896-1993) et Ambrosina Lenzi (1902-1982), qui déménagèrent à Romilly-sur-Seine[2], en France dans la région de Champagne avant sa naissance, Pierre Foglia termine son service militaire à Alger, dans une Algérie encore française, puis part pour la Californie à l'âge de 18 ans. Là, il fait la connaissance d'une jeune fille de Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec. Le couple s'installe par la suite au Québec où ils auront deux enfants.

Débuts[modifier | modifier le code]

Fraîchement sorti de son service militaire à Alger, Foglia passe accidentellement par le Canada pour aller en Australie. Il sera employé dans une imprimerie où il travailla à titre de typographe et de correcteur avant de partir à Chicoutimi, au Saguenay. Il sauve deux hebdomadaires locaux, le Phare de Chicoutimi-Nord et La Vigie de Bagotville, qu'il bourre de publicité, monte et met en page. À cette époque, Pierre Foglia n'écrit encore qu'en dilettante, s'amusant à reprendre le ton pamphlétaire de ses cousins spirituels du Canard enchaîné.

Toujours dans les années 1960, un citoyen tomba par hasard sur les écrits scandaleux et farouchement anticléricaux d'un dénommé Foglia, publiés par l'innocent Journal de Sherbrooke. Suivent des lettres ouvertes dans les autres journaux et des protestations auprès du propriétaire du journal.

Pierre Foglia sera ensuite employé par La Patrie au milieu des années 1960 puis par le Montréal-Matin, un des quotidiens montréalais importants de l'époque, où il se fait remarquer par une longue entrevue de Fanfreluche, un... cheval de course.

À La Presse[modifier | modifier le code]

En 1972, il fait son entrée au journal qui l'emploie toujours, La Presse, à Montréal, où ses articles, qui traitent souvent de n'importe quoi et souvent de sport, causent une vraie révolution.

Il quitte la section des sports, auquel il est affecté depuis cinq ans, en 1977, pour devenir chef de division de la section «Vivre aujourd'hui», les pages féminines de La Presse. En 1978 on lui confie la page 5 du premier cahier. Depuis lors, il est l'un des chroniqueurs les plus connus et les plus respectés au Canada. Il a écrit plus de 2 000 chroniques en quelque 15 ans. Son style est unique et son influence, énorme. Les chiffres de vente de La Presse sont habituellement plus élevés les journées de la semaine où ses chroniques sont publiées.

Il est surtout reconnu pour ses commentaires spirituels sur les travers de la société québécoise. Bien qu'il ne soit plus depuis longtemps affecté aux sports à La Presse, il aborde fréquemment le sujet du cyclisme, a déjà agi comme correspondant au Tour de France et est affecté à la couverture des Jeux olympiques.

Foglia et le cyclisme[modifier | modifier le code]

Grand amateur de vélo, pratiquant lui-même le cyclisme comme loisir, Pierre Foglia tient un journal de bord sur le Tour de France cycliste au profit des lecteurs du même journal. Un recueil de ses chroniques cyclistes, Le Tour de Foglia a été publié en 2004. Exception faite de ce livre, il a toujours refusé que ses chroniques soient rassemblées et publiées en librairie.

Il a écrit plusieurs chroniques sur la cycliste québécoise Geneviève Jeanson, qu'il croyait "propre", jusqu'à ce que celle-ci avoue elle-même, au journaliste Alain Gravel de l'émission "Enquête", à la télévision de Radio-Canada, qu'elle se dopait à l'érythropoiétine (EPO) depuis plusieurs années.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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Son fils, Manuel Foglia, a déjà été un participant à l'émission La course destination monde, où une douzaine de jeunes cinéastes amateurs devaient produire un reportage par semaine dans les pays de leur choix, disposant d'un budget alloué par Radio-Canada, qui télédiffusait l'émission. Quelques années plus tard, il fut brièvement reporter pour l'émission d'informations satirique La fin du monde est à sept heures.

Foglia assiste aux Jeux du Québec de 1973 qui sont alors tenus à Rouyn-Noranda. Après avoir soutenu que la ville était épouvantablement laide, à cause de son atmosphère gangrenée par l'intense pollution de la mine Noranda, l'Abitibi le pose en ennemi. Conséquemment, un homme vint à lui asséner un coup de poing au visage, ce qui lui a valu un œil au beurre-noir. En réponse, Foglia, pour quelques semaines ensuite, coiffera ses chroniques de sa photo avec un œil amoché.

En 1998, un internaute de Sainte-Foy[Lequel ?] a mis en ligne plusieurs chroniques de Pierre Foglia, en guise d'hommage au chroniqueur. Ne disposant pas de l'autorisation de publier ces textes, il a toutefois dû fermer son site.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Tour de Foglia et chroniques françaises, un recueil de chroniques sur le Tour de France, Pierre Foglia, Les Éditions La Presse et Vélo Mag, 2004, 261 pages.
  • Foglia l'Insolent, une biographie de Marc-François Bernier, Édito, 2015, 386 pages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Foglia, « La liste mon vieux, une dernière », La Presse,‎ , A3 (lire en ligne)
  2. http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201107/07/01-4415754-je-suis-orphelin-maintenant.php

« Pierre Foglia: le premier blogueur du Québec »: http://www.journaldemontreal.com/2015/03/03/pierre-foglia--le-premier-blogueur-du-quebec