Patrick Beurard-Valdoye

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Patrick Beurard-Valdoye
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Patrick Beurard-Valdoye, né dans le Territoire de Belfort en 1955, est un poète français. Il vit à Paris.

Son œuvre poétique a pour centre de gravité le « cycle des exil », actuellement constitué de cinq livres publiés. La capacité du poème à travailler l’histoire collective comme matière première toujours vive, et à se construire en une forme-sens nommée « le narré », constitue le continuum majeur des ouvrages de ce cycle en cours[Quoi ?].

Patrick Beurard-Valdoye accorde une importance première à la mise en voix de ses poèmes[réf. nécessaire]. Il donne ainsi régulièrement des «récitals», tenant à la distinction entre cette pratique et celle des lectures publiques. Ces prestations, faisant écho à celles de poètes comme Kurt Schwitters, Ghérasim Luca, ou encore Oskar Pastior et Bernard Heidsieck, ont donné lieu à des enregistrements.

Biographie[modifier | modifier le code]

L’acte de naissance reconnu à plusieurs reprises par Patrick Beurard-Valdoye correspond à un séjour effectué dans la ville de Cork en août 1974, à la sortie d’une crise d’adolescence. Il prend en Irlande la décision de consacrer sa vie à l’écriture poétique : « voyant que l’écriture me reconstruit, je crois, avec une naïveté teintée d’arrogance, qu’elle peut en aider d’autres. Ma voie est là. Je serai un jour poète. Deux remarques : poète. Pas écrivain, et dès le départ. Ça provient sans doute des usages allemands, où Goethe, Robert Musil, Thomas Mann et Günter Grass sont des Dichter ; mais aussi de l’Irlande, où Joyce est un poète fêté au point que son effigie fut reproduite sur des billets de banque. Un poète n’est pas cantonné au vers. C’est un artiste de l’écriture, exploitant toute forme si nécessaire, sauf les formes mortes. D’autre part : un jour je serai poète. Futur. Ce sera un travail autant qu’un combat[1] ».

aPatricks Bridge, Cork, Ireland
St.Patrick's bridge, Cork.

D’une enfance passée dans le territoire de Belfort, Beurard-Valdoye conserve une attention particulière à la langue et à la culture germaniques, ainsi qu’aux dialectes et variations linguistiques locales, porteuses d’histoire et de sens ; une sensibilité linguistico-géographique, omniprésente dans son écriture, souvent portée et « signalée » par les cours d’eau et leur nom.

Belfort, c’est aussi la proximité avec la Suisse. De récurrents séjours à Bâle le familiarisent, durant l’adolescence, avec les collections du Kunstmuseum (Bâle), notamment l’art pictural de la Renaissance et l’art moderne international. D’autre part, la découverte, à quinze ans, de la Chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp, création de Le Corbusier, constitue l’un des premiers chocs esthétiques, nourrissant un intérêt majeur porté aux formes artistiques modernes et contemporaines.

Au cours des années 1970, il entreprend des études universitaires à Strasbourg, ville dans laquelle il découvre DADA avec passion à partir des œuvres de Hans Arp et Sophie Taeuber-Arp. Il y entreprend également une lecture approfondie des Romantiques allemands, Novalis en premier lieu, et découvre par l’intermédiaire des travaux de Jean-Luc Nancy et Philippe Lacoue-Labarthe, la revue des frères Schlegel, l’Athenäum.

En 1980, à Lyon, il cofonde une revue semestrielle d’arts et de littératures (poésies, arts plastiques, musiques) intitulée Cahiers de leçons de choses. La publication des Cahiers cessera en 1987. Conjointement, Beurard-Valdoye publie régulièrement des articles critiques dans la revue Opus international, écrit des textes de catalogues et assure le commissariat d’expositions, dont plusieurs sont consacrées à des artistes allemands d’après-guerre. Il crée en outre la Revue parlée de l’ELAC (Espace Lyonnais d’Art Contemporain), active entre 1983 et 1988, puis, toujours à Lyon, fonde en 1989 « l’Ecrit-Parade » ; des manifestations poétiques seront organisées sous l’égide de cette structure jusqu’en 2000.

Autre jalon fondamental : 1982, Berlin. Durant ce long séjour, il rencontre plusieurs artistes dont Joseph Beuys. D’autre part, naît dans la ville allemande le désir de suivre à la trace les évolutions et déformations lexicales, frottements linguistiques franco-germanophones témoins d’influences réciproques, au gré des circonstances historiques. Ainsi, dans Allemandes (publié en 1985), ouvrage initial du « cycle des exils » entrepris à Berlin, Beurard-Valdoye interroge-t-il les conséquences historiques, culturelles et linguistiques des persécutions subies aux XVIIe et XVIIIe siècles par les protestants français exilés en Prusse.

Patrick Beurard-Valdoye enseigne en tant que poète à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon. Il y a cofondé le programme de recherche et de création « Station d’arts poétiques », mené avec l’École Normale Supérieure de Lyon.

Œuvre poétique[modifier | modifier le code]

La démarche de Beurard-Valdoye peut être évoquée dans son ensemble par les termes d’ « arts poétiques » (et non pas « art poétique », qui renvoie aux écrits d’Horace, Boileau et autres), locution descriptive de pratiques plurielles et cohérentes fondées sur le travail de la matière « langue ». Cette démarche entend se soustraire aux distinctions génériques et formelles usuelles : « Au préalable de mes livres, il y a un projet. C’est lui qui détermine ensuite la forme littéraire, et non l’inverse. Se construit alors ce que nous nommons un dispositif. Toutes les formes – ou mediums – peuvent être explorées si elles contribuent à élaborer ce projet : le poème en vers, le poème en prose cadencée, le poème visuel, le poème-liste (j’appelle cela des « théories »), la prose documentaire, ainsi que toute forme à inventer si aucune d’elles n’est adéquate. Le «narré» en est une, me semble-t-il. À quoi s’ajoute le dispositif de performance (je préfère parler de « récital »), qui agit ou réagit sur l’écriture. Cet ensemble constitue ce que j’appelle arts poétiques[2] ».

Le « projet » majeur que mène Beurard-Valdoye depuis le début des années 1980, le « cycle des exils », est à ce jour composé des cinq ouvrages suivants : Allemandes (1985), Diaire (2000), Mossa (2002), La Fugue inachevée (2004), et Le Narré des îles Schwitters (2007). Un sixième opus, Gadjo-Migrandt, paraîtra en 2013.

Au cœur de ce cycle, les tensions et les lignes de fuite entre l’enfermement, l’exil, la parole et l’écriture. Les livres de Beurard-Valdoye racontent ces exils et ces enfermements. Chaque volume est composé à partir d’un ou plusieurs nœuds historiques que le poète traite par l’invention de formes singulières adéquates. Les nombreuses persécutions subies par des groupes humains ou des individus, pour des raisons dogmatiques de nature politique, culturelle, idéologique, religieuse ou ethnique constituent les problématiques géo-historique, philosophique et morale du projet. En témoigne la citation choisie en exergue de Diaire : « En toutes circonstances, Dieu recherche ce qui est persécuté. Tu trouves un cas où un homme juste poursuite un homme juste et Dieu se met du côté du poursuivi. Qu'un méchant persécute un juste et Dieu recherche le persécuté ; qu'un méchant poursuive un méchant et Dieu recherche le persécuté ; même au cas où un juste persécute un impie pour une raison personnelle, Dieu se place du côté du persécuté. Dans tous les cas Dieu recherche le persécuté. » Enseignement de Rav Houna, Midrach Rabbah, Wayyiqra Rabbah ».

Allemandes est ainsi composé à partir des conséquences des persécutions subies par les huguenots aux XVIIe et XVIIIe siècles. Dans Diaire, c’est la figure de Jeanne d’Arc (personne et représentation collective, y compris cinématographique) qui constitue le centre de gravité. Beurard-Valdoye creuse à rebours (il est important de le noter) les motifs et la trajectoire johannique, interrogeant par là même la perspective épique. Exils, migration, épopée sont trois termes-clés pour comprendre le cycle qui se construit.

La composition très précise de Mossa suit quant à elle le cours de la Meuse, rythmé par ses affluents, depuis la source située en France, jusqu’à son estuaire hollandais. En contraste avec cette structure géo-graphique suivie, le traitement de l’histoire n’est, comme dans les précédents volumes du cycle, nullement linéaire. Louise Michel (née à Vroncourt, tout près du cours de la Meuse), grande figure de la Commune de Paris (1871) déportée en Nouvelle-Calédonie en 1873 côtoie par exemple Khiomara (ou Chiomare), Gauloise qui fera, grâce à son courage et son intelligence, trancher la tête du centurion qui l’avait prise en otage et violée. Plutarque en fait la relation dans ses Œuvres morales (« Vertu des femmes »). Leur fera écho Madame de Saint-Baslemont, « l’Amazone chrétienne », figure héroïque de la Guerre de Trente Ans. Beurard-Valdoye privilégie les confluences signifiantes entre événements chronologiquement distincts[3] et la composition polyphonique, mettant en crise les versions autorisées de l’histoire. Le poème, le « narré », procède par un entrelacement (tel celui du rhapsode) non discriminant de références aux histoires dites quotidiennes, anecdotiques et à celle officiellement pourvue d’une majuscule.

Ainsi que le rappelle explicitement la quatrième de couverture de La fugue inachevée, quatrième volet du cycle, « [l]a poésie serait aussi la mémoire insomniaque des pages blanches de l’histoire. La poésie ne livre aucun verdict. Elle tisse des relations entre événements selon une ordonnance inhabituelle. Elle construit le narré. Elle pilonne la notion de vérité. Elle cherche à nommer le hasard d’un autre mot. Ma poésie. ». La « fugue », forme en mouvement du poème, est notamment celle des prisonniers de la « Grande guerre », y compris les prisonniers allemands retenus dans des camps, en France (ce qui fut longtemps l’une des pages blanches de l’historiographie française) ; mais aussi, en contrepoints, celle de Friedrich Hölderlin, celle d Arthur Rimbaud, de Paul Celan, d’Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, et celle de Gudrun Ensslin, membre de la Fraction armée rouge ; tous ces noms s’entrecroisent dans le livre comme les protagonistes se « croisèrent » en Allemagne, à Stuttgart ou dans le lieu d’enfermement voisin que fut la forteresse de Hohenasperg.

Dans Le narré des îles Schwitters, dernier volume publié à ce jour, Beurard-Valdoye prend pour point de départ la trajectoire des exils de Kurt Schwitters, poète, peintre, assembleur et créateur de l’art MERZ. D’Allemagne aux îles norvégiennes, espace fertile pour la création de Schwitters, puis au camp Hutchinson pour prisonniers allemands, situé sur l’île de Man, dans lequel il sera interné de juillet 1940 à décembre 1941 (un comble, pour lui — et d’autres —, opposant au régime Nazi, et considéré dès 1933 comme un « artiste dégénéré »). Libéré, Schwitters part vivre en Angleterre, où il entreprend mais n’achève pas son troisième et ultime Merzbau, œuvre d’assemblage art-chitectural. Des deux premiers, l’un à Hanovre, l’autre en Norvège, il ne reste rien. Ce que fait Beurard-Valdoye de cette disparition, motrice de sa propre création, peut être considéré comme paradigmatique de sa poétique : il s’agit en effet de « réinventer « quelque chose » dans le champ des arts poétiques » décidant à la fois « de franchir l’interdit, [d’]outrepasser les usages et les méthodes scientifiques » qui, faut-il le rappeler, sont aussi les siens (chacun des volumes du Cycle des exils a requis plusieurs années de recherche) et de les mettre à l’épreuve : jusqu’à quel point, se demande-t-il, pouvais-je « inventer », en absence d’informations, de preuves (de traces) ?[4] ».

Gadjo-Migrandt, prochain volume du cycle dont quelques passages ont paru en revue[5], est en partie consacré à la conception mobile, migrante, qu’ont de la vie les tsiganes, conception dont Beurard-Valdoye se sent proche : « … je suis le passant, le colporteur de langues. Sans territoire. Rien ne m’appartient mais je fais feu de tout bois, avec pour souci le présent, et au-delà si possible. Je ne me sens pas même locataire, plutôt d’une catégorie apparentée aux tsiganes. Mon respect pour la culture romani interdit cependant au gadjo la moindre tentative d’identification. Mais les Roms ont beaucoup à nous apprendre sur notre rapport hystérique à la propriété et au territoire, à nous aider à passer de l’identité à la mobilité. Au passage, la place des Roms dans l’Europe est une question majeure, et un axe principal de mon actuel chantier littéraire. » [6]. Une autre partie de Gadjo-Migrandt est consacrée à l’exil américain d’artistes et intellectuels allemands et d’autres pays européens, à partir de 1933, et aux nouvelles formes et pratiques nées de ces rencontres, avec pour jalons ces lieux de formation, de recherche et de création que furent le Bauhaus et le Black Mountain College. Le compositeur juif et communiste allemand Stefan Wolpe (il quitte l’Allemagne en 1933 pour l’Autriche puis la Palestine avant d’émigrer aux États-Unis en 1938) est l’un des artistes suivis dans ce livre. Autre artiste d’Europe centrale en exil américain, László Moholy-Nagy est une figure majeure de Gadjo-Migrandt.

Ainsi, la poésie de Beurard-Valdoye, narrative, travaille les notions d’histoire, de fiction, d’épopée, de vérité et de vraisemblance. L’enquête et la documentation en constitue le premier temps : épuiser les archives et la littérature, scientifique ou non, relative au projet donné ; se rendre sur les lieux et rencontrer les éventuels protagonistes et témoins pour recueillir leurs paroles ; se montrer attentif aux « rencontres », croisements et coïncidences survenus dans un espace donné. Ensuite, il s’agit de trouver la juste forme d’écriture, équilibrant la cohérence et l’hétérogénéité (des sources, des tons, des points de vue, des vérités) : « Le narré comme dispositif permettant d’arracher l’écriture au référent d’archive ou d’enquête — les fondements de l’ouvrage — pour lui conférer l’autonomie et la verticalité des arts poétiques : en prose, en prose cadencée, en versets, en vers, jusqu’au poème visuel et aux « récitclages » » [7]. Le troisième temps est celui de la mise en voix, du récital ; le poème sorti du livre et dont la lecture publique poursuit de modeler le sens.

Outre les cinq ouvrages composant à ce jour le « cycle des exils », Beurard-Valdoye est l’auteur d’une quinzaine de livres de poèmes, dont le rapport avec ceux du cycle est souvent sensible : on y retrouve ainsi la poétique de l’histoire (européenne) et le renouvellement de la question épique, qui est aussi celle de la poésie dans l’espace et dans la langue publics (voir par exemple Le Secret des limbes intercepté (2003), Itinerrance, sites cités citains (2004), L’Europe en capsaille (2006), Notre étrange prison (2007)). On retrouve également l’attention à la nomination et aux formes lexicales rares, en langues « étrangères » et dialectales, ou considérées comme désuètes par les dictionnaires, dont le poète fait un usage corrélatif à un important travail d’invention lexicale : cette mosaïque idiomatique, à la fois mémoire et prospection, renouvellement, constitue la trame des relations qui se jouent dans le poème entre les noms (propres ), les lieux (propres), et l’histoire toujours en mouvement (voir notamment Le Cours des choses, 26 Poèmes-fleuve vers un EuropA.B.C (1989), Couleurre (1993), Théorie des noms (2006).

Ouvrant le poème au fonds mythologique, Le Messager d’Aphrodite (2009) cherche à tisser ensemble les mouvements du désir, des corps et des paroles. Le mythe et le maintenant sont conjoints : Aphrodite, figure de paroles (le muthos, le récit), suscite un désir, une sensualité, bien présents, et le poème qui en naît — syntaxe et prosodie inédites — renouvelle Aphrodite.

Travaux critiques, essais sur les arts plastiques, commissariat d'exposition[modifier | modifier le code]

Un article de l’historienne de l’art Isabelle Ewig, publié dans la revue Il Particolare, étudie les rapports entre la critique d’art et l’écriture poétique de Patrick Beurard-Valdoye, la seconde ayant dans les années 1990 pris le pas sur la première.

Patrick Beurard (à noter : l’abandon de la critique discursive au profit de l’écriture poétique s’accompagnera d’un changement onomastique : Beurard-Valdoye) a consacré plusieurs articles et essais, publiés notamment dans des catalogues d’exposition et dans la revue Opus International, à des artistes contemporains : le plasticien et poète lettriste François Dufrêne, Joseph Beuys, François Daireaux, Anne Deguelle, Hans Haacke, Daniel Spoerri, Dimitry Orlac, Ange Leccia, Christian Boltanski, Claude Lévêque, Michel Verjux, Germain Roesz, Joël Desbouige, etc. En 2011, il a écrit le texte du catalogue de l'exposition parisienne consacrée au peintre américain John Blee.

Isabelle Ewig souligne dans son article une singularité du travail critique de Beurard-Valdoye : « Il a été l’un des rares auteurs français à s’intéresser à l’art allemand d’après la seconde guerre mondiale, en organisant des expositions, dont les catalogues sont devenus incontournables, sur le groupe munichois Zen 49 et sur un de ses membres, Rupprecht Geiger, qui témoignent de sa sensibilité pour l’art construit (…) et pour l’art concret »[8].

Plusieurs articles consacrés aux arts poétiques ont également paru, notamment dans la revue rimbaldienne Parade sauvage (août 2001 : « Aux Wasserfalls : Rimbe chez les Souabes »), dans Revue Verlaine (no 7-8, 2001 : « Verlaine est arrivé l'autre jour chez Wagner, un pionnier de la Croix Rouge »), dans La Res Poetica (octobre 2007 : « Qui a vraiment enregistré l’intégrale de l’Ursonate ?»), dans L’Etrangère (no 21-22 : « Et il serait interdit de nous dire poètes »), ou régulièrement dans Action Poétique (voir par exemple : « Rimbaud a-t-il lu Hölderlin ? », no 166, 2002).

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Arts poétiques[modifier | modifier le code]

  • Allemandes (MEM / Arte Facts, 1985).
  • Le cours des choses, 26 poèmes-fleuves pour un EuropA.B.C., dessins de Pierre Alechinsky (MEM / Arte Facts, 1989).
  • Etriente (La main courante, 1990).
  • Couleurre (éditions du Limon, 1993).
  • Vanité que de l'écrire, gravures de germain Roesz (Lieux-dits, 1994).
  • Les noms perdus, des sources aux pertes de la Meuse, dessins d'Isabelle Vorle (La main courante, 1996).
  • Les noms propres des couleurs (Tarabuste, 1996).
  • "Le verbe de Luca", dossier Ghérasim Luca (revue JAVA, numéro 15, 1996).
  • Lire page région (Tarabuste, 1998).
  • N'imite jamais le cri du héron, interventions plastiques d'isabelle Vorle (rencontres, 1998).
  • Diaire (Al Dante, 2000).
  • Mossa (Léo Scheer / Al Dante, 2002).
  • Flux, CD audio (SON@RT, 2002).
  • Le secret des limbes intercepté (Carnets de Montagne froide, 2003).
  • Der Sprachenhausierer (Ithaka verlag, 2003).
  • La fugue inachevée (Léo Scheer / Al Dante, 2004).
  • Itinerrance, sites cités citains (Obsidiane, 2004).
  • Théorie des noms (Textuel, coll. « l'œil du poète », 2006).
  • L'Europe en capsaille (Maison de la poésie de Rennes / Al Dante, 2006).
  • Schwitters du Nord à la mort, CD audio (Hôtel Beury, 2006).
  • Le narré des îles Schwitters (New Al Dante, 2007).
  • Notre étrange prison (L'arbre à paroles, coll. « Résidences », 2007).
  • "L'asconaute dans l'atelier de la nature", in Art is Arp (Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, 2008).
  • Le messager d'Aphrodite (Obsidiane, 2009).
  • "Kurt Schwitters et les arts poétiques" (traductions inédites, revue Action poétique, numéro 202, 2010, avec Isabelle Ewig).
  • Gadjo-Migrandt (Flammarion, 2014).

Essais sur les arts plastiques (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Rupprecht Geiger, singulièrement la couleur (Hôtel de arts, fondation Rotschild de Paris, 1992).
  • "Joseph Beuys et Rudolf Steiner" (dossier, revue Opus International, numéro 132, 1993).
  • Du trou de mémoire à la trouée météorologique, typologie de l'intermédiaire (éditions du Limon, bilingue F / D, 1996).
  • Comment commémorer autrement, direction d'ouvrage (ENSBA Lyon, 2001).
  • François Dufrêne, l'autre face du Nouveau-Réalisme, Ouestampage (Musée de Brest, 2005).
  • François Daireaux et le propre des choses (Lienart éditions, 2009).
  • I dance into you (catalogue John Blee, Jane Roberts Fine Arts, 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue Il particolare, no 17/18, 2007.
  • Revue Faire-Part, no 25, 2009.
  • Bibliographie complète des publications de l’auteur en arts plastiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entretien avec Florence Trocmé ; 8/12/2007, disponible sur le site Poezibao [1].
  2. Entretien avec Florence Trocmé ; 16/12/2007, disponible sur le site Poézibao [2].
  3. Voir à ce sujet Isabelle Ewig, "L'histoire de l'art à l'épreuve des arts poétiques", in Il Particolare, n° 17/18, 2007, p. 138-139.
  4. Isabelle Ewig, op. cit., p. 138-139. I. Ewig cite elle-même P. Beurard-Valdoye, et plus précisément le texte « Ekphrasis », in Les interdits de l’image, Chevillon, Obsidiane — les trois P., 2006, p. 64.
  5. Notamment sur le site Poezibao [3], dans la revue L'Etrangère (n°26/27, nov. 2010), dans la revue Action poétique (n°204).
  6. Voir "Il n'y a pas de fiction. Entretien de Christophe Berdaguer & Marie Péjus avec Patrick Beurard-Valdoye", in Il Particolare op. cit., p. 121.
  7. Le Narré des îles Schwitters, quatrième de couverture.
  8. in Il Particolare, op. cit., p. 135.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Poezibao (entretiens entre Florence Trocmé et P. Beurard-Valdoye) : [4]
  • Sitaudis, (liens vers textes de/sur Beurard-Valdoye) : [5]
  • Hapax (idem) : [6]
  • Editions Al Dante (page consacrée à l'auteur) : [7]
  • YouTube (quelques extraits de récitals) : [8]
  • Archives de la critique d'art : [9]