Panneau d'annonce de virage à droite en France

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Virage dangereux à droite
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Codification A1a
Catégorie Signalisation de danger
Signification Annonce d'un virage à droite à une distance de 150 mètres en rase-campagne et 50 mètres en agglomération
Modèle en vigueur 1977

Le panneau d'annonce de virage à droite, codé A1a en France, indique la proximité d’un virage dangereux à droite situé à environ 150 mètres en rase campagne et 50 mètres en agglomération.

Usage[modifier | modifier le code]

La décision de signaler un virage et le choix entre les divers types de signaux sont fonction des lieux et doivent être cohérents avec un traitement homogène sur la totalité de l'itinéraire concerné[1].

La signalisation peut notamment être implantée lorsque :

  • le virage n'est pas visible ou lisible ;
  • la courbe présente un faible rayon par rapport aux autres virages de l'itinéraire ou une variation de rayon importante, ou un défaut de dévers ;
  • la courbe se situe sur un itinéraire où les sinuosités sont rares.

Sur les routes bidirectionnelles situées hors agglomération, l'importance de la signalisation implantée est fonction du risque couru dans le virage, et il existe quatre séquences de signalisation, en fonction de l'importance croissante de ce risque :

  • pas de signalisation ou éventuellement signalisation avancée par panneau de type A1 ;
  • signalisation par balises J1 et éventuellement par panneau de type A1 ;
  • signalisation par panneau de type A1 (A1a ou A1b) et balises J1 et balise(s) J4 à chevrons ;
  • signalisation par panneau de type A1(A1a ou A1b) et balises J4 à un seul chevron.

En agglomération, ou sur autoroute, ou sur route à chaussées séparées sans accès riverain, le panneau A1 peut être implanté seul ou accompagné de balises J1 et J4 pour signaler un virage à faible rayon.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Association générale automobile française est la première à proposer une série de quinze signaux avertisseurs indiquant une proximité d'obstacle dangereux sur les routes principales, parmi lesquels figure le panneau annonçant un virage en montée. Leur couleur a été l'objet d'une élude particulière. Lors de leur création les avis étaient partagés : les uns penchaient pour le signal blanc sur fond bleu, les autres pour le signal noir sur fond jaune. Sur l'avis de deux éminents oculistes, les Drs Trousseau et Sulzer, il fut décidé que le maximum de visibilité des indications et le meilleur moyen d'en rendre la forme reconnaissable à l'œil humain à la plus grande distance possible, consistaient dans un fond de plaque noir et dépoli et un signal blanc et poli[2].

La première tentative d'unification internationale à lieu à l’occasion de la conférence diplomatique internationale de Genève du 11 octobre 1909. Quatre signaux d’obstacles sous la forme de plaques rondes, pour les distinguer des plaques rectangulaires de direction, font l’objet d’un consensus : un cassis à double bosse, une succession de virages en Z, un passage à niveau avec barrière et un croisement en X[3]. Cinq signaux triangulaires sont instaurés sur le plan international en 1926, dont le panneau d'annonce de virages dangereux[4].

Le panneau d’annonce de virage dangereux à droite est définitivement adopté sous la forme triangulaire dans le protocole de Genève signé en 1949[5]. Côté français, le panneau d’annonce de virage dangereux à droite n’est officialisé qu’avec la circulaire du 19 janvier 1952[6]. Il est alors codifié A2a (au lieu de A1a) présente le même pictogramme qu’actuellement, mais sur un fond crème et avec un listel rouge très étroit. Il sera codifié A1a dans l’instruction générale sur la signalisation routière de 1955.

La forme définitive du panneau A1a est arrêtée sur le plan international par la convention sur la signalisation routière conclue à Vienne le 8 novembre 1968, que la France a ratifiée le 9 décembre 1971. La codification de la convention de Vienne est la suivante : Aa pour le panneau triangulaire de danger à fond blanc et A1b pour le signal. La France transpose les dispositions de la convention de Vienne dans sa réglementation avec l’arrêté du 6 juin 1977 qui adopte le fond blanc, le large listel rouge mais conserve sa codification A1a.

Caractéristiques et modalités de pose[modifier | modifier le code]

Panneau A1a en acier émaillé (modèle 1952). Les panneaux actuels sont en aluminium.

À l'instar de tous les panneaux de signalisation routière de danger en France, le panneau signalant l'annonce d'un virage à droite doit respecter certaines prescriptions concernant leurs caractéristiques et leur pose.

Il existe cinq gammes de dimensions (très grande, grande, normale, petite et miniature). Pour la gamme normale, la largeur du côté du triangle est de 1 m[7]. Les panneaux doivent répondre à certaines caractéristiques concernant certains indicateurs : durabilité du film, résistance mécanique, performances colorimétriques et performances de rétroréflexion[8]. Le panneau est fixé sur un support qui est lui-même scellé dans un massif de béton dans le sol. L'ensemble doit résister à la pression du vent pour ne pas être tordu, arraché ou rompu par des rafales. À cette fin il convient de choisir un support adapté et de dimensionner correctement le massif de fondation en béton en fonction de la gamme de dimensions du panneau[8].

Le panneau doit être implanté sur le côté droit de la chaussée, à une certaine distance du danger potentiel (150 m hors agglomération[Note 1] et 50 m en milieu urbain). Distance latérale du panneau par rapport au bord de la chaussée et hauteur par rapport au sol doivent respecter également certaines contraintes[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme «agglomération» désigne, dans la convention sur la signalisation routière signée à Vienne le 8 novembre 1968, un espace qui comprend des immeubles bâtis et dont les entrées et les sorties sont spécialement désignées comme telles, ou qui est défini de quelque autre manière dans la législation nationale.

Autres références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Arrêté du 24 novembre 1967 et Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière (versions actualisées)[modifier | modifier le code]

  • Arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et autoroutes, , 58 p. (lire en ligne)
  • 1ère partie - Généralités, , 58 p. (lire en ligne)
  • 2ème partie - Signalisation de danger, , 26 p. (lire en ligne)
  • 3ème partie - Intersections et régimes de priorité, , 45 p. (lire en ligne)
  • 4ème partie - Signalisation de prescription, , 41 p. (lire en ligne)
  • 5ème partie - Signalisation d'indication des services et de repérage, , 111 p. (lire en ligne)
  • 6ème partie - Feux de circulation permanents, , 35 p. (lire en ligne)
  • 7ème partie - Marques sur chaussée, , 79 p. (lire en ligne)
  • 8ème partie - Signalisation temporaire, , 53 p. (lire en ligne)
  • 9ème partie - Signalisation dynamique, , 51 p. (lire en ligne)

Histoire de la signalisation[modifier | modifier le code]

  • Marina Duhamel-Herz, Un demi-siècle de signalisation routière, Paris, Presses de l’École nationale des Ponts et Chaussées, (ISBN 2-85978-220-6)
  • Marina Duhamel-Herz et Jacques Nouvier, La signalisation routière en France de 1946 à nos jours, Paris, AMC Éditions, (ISBN 2-913220-01-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]