Pétrole en Afrique

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L'exploitation du pétrole en Afrique est une source de revenu majeure pour certains pays. Il est essentiellement exploité grâce à des investissements extra-continentaux.

Chronologie des découvertes[modifier | modifier le code]

En Afrique occidentale, les premiers pays à prendre connaissance de leurs ressources sont le Gabon, le Congo[Lequel ?] et le Cameroun dans les années 1930-1940. Suivront l’Angola et le Nigeria[1]. C'est plus tardif que dans le golfe Persique, où les premiers gisements sont exploités dès la première décennie du xxe siècle[2]. Le pétrole en Afrique du Nord est découvert dans les années 1950. L’Algérie et la Libye, qui sont respectivement troisième et quatrième producteurs africains en 2017 après le Nigeria et l'Angola[3], découvrent leurs premiers gisements en 1956[2]. Par la suite, des entreprises européennes s'y intéressent[4].

Les entreprises pétrolières[modifier | modifier le code]

Les premières compagnies pétrolières se mettent en place dans les années 1930[Contradiction][5]. Shell et BP au Nigeria, Elf au Gabon et au Congo[Lequel ?] et Chevron en Angola sont les premières compagnies pétrolières à s'implanter en Afrique.[6][réf. nécessaire]

L’exploitation va débuter dans les années 1950[Contradiction]. Son intensité augmente après les chocs pétroliers de 1973 et 1978-1979. L’effervescence pétrolière qui règne en Afrique depuis la fin des années 1990 conduit à un renouvellement des acteurs[1][source insuffisante].

Les européennes[7] sont des majors. Shell est encore très bien implantée au Nigeria et reste toujours aussi présente au Gabon. BP a, quant à elle, une présence plutôt discrète en Afrique (essentiellement en Angola), depuis que ses installations au Nigeria ont été nationalisées dans les années 1970. Elf était historiquement très implanté au Gabon et au Congo[réf. souhaitée]. Depuis son absorption par Total[8][source détournée] en 1999, son implantation s'est étendue[réf. nécessaire].

L’essentiel de la compétition pétrolière se joue au Nigeria et en Angola. [réf. nécessaire]

Côté américain, Chevron Texaco[2] (une major) est particulièrement présent en Angola et au Nigeria. Mais c’est l’arrivée d'ExxonMobil[réf. nécessaire] (autre major) dans le Golfe du Guinée au xxie siècle qui constitue l’élément le plus nouveau. ExxonMobil est la première entreprise privée du monde qui s’est solidement implantée au Nigeria et en Angola, en Guinée Équatoriale, au Tchad et à Sao Tomé-et-Principe. Elle a acquis des positions stratégiques [réf. nécessaire].

Les compagnies dites indépendantes[9], moins grandes que les majors, ont des origines diverses, américaines, australiennes, canadiennes ou européennes (Norvège, Danemark, Royaume-Uni, France, Espagne). Elles ciblent les pays ou les gisements d'où les majors sont absentes[10]. Elles visent l'exploitation des gisements en fin de cycle, qui ne sont plus rentables pour les grandes compagnies, les activités de prospection pionnières qu’elles pourront exploiter pour elles-mêmes comme en Mauritanie[11] ou revendre à des majors si elles n’ont pas les moyens d’exploiter leurs trouvailles, comme au Tchad.[réf. nécessaire]

Pays producteurs[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays d'Afrique bénéficient de revenus pétroliers[12]. Des pays comme l'Algérie, le Tchad, le Congo, l'Angola et d'autres encore[évasif], font partie des pays les plus liés au pétrole.[réf. nécessaire] Ainsi, en république du Congo, les bénéfices tirés du pétrole représentent, en 2016, 19,4 % du PIB[13].

En 1970, les bénéfices étaient minimes en Afrique [réf. nécessaire]; de nos jours, 93,6 % des exportations de l'Algérie sont des hydrocarbures, ce qui représente près de 10 milliards de dollars US pour le premier trimestre 2018[14].

Contentieux[modifier | modifier le code]

Depuis que le continent africain accueille des multinationales pour exploiter son pétrole, des contentieux émergent[source détournée][15]. Le Nigeria a annoncé, en 2016, aux majors pétrolières présentes dans le pays (Chevron, Shell, Total…) qu’elles doivent 12,7 milliards de dollars US à l'État nigérian pour avoir dissimulé près de 57 millions de barils de pétrole[16].

En Afrique, dans les années 1980, le système juridique n'était pas aux normes internationales. La justice africaine n'avait alors pas assez de moyen pour négocier des contrats avec des multinationales. Les contrats restent avantageux pour les investisseurs et les exploitants car l'Afrique reste sous-équipée juridiquement[17].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Pétrole - Géographie du pétrole », Encyclopædia Universalis (consulté le 29 mars 2019)
  2. a b et c « Le pétrole en Afrique. Géopolitique d'un terrain de bataille », sur diploweb.com (consulté le 29 mars 2019)
  3. « Classement des pays africains, selon le volume de pétrole produit en 2017 », Agence Écofin,
  4. Roger Brunet, « Le pétrole en Afrique française », L'Information Géographique, vol. 22, no 1,‎ , p. 26–35 (DOI 10.3406/ingeo.1958.1773, lire en ligne, consulté le 29 mars 2019)
  5. « Rente pétrolière en afrique », Finance & Bien Commun, nos 28-29,‎ , p. 114-119 (lire en ligne)
  6. Christine Rossellini, « La répartition de la rente pétrolière en Afrique centrale : enjeux et perspectives », Afrique Contemporaine,‎ , p. 125 à 138
  7. Géraud Magrin, « Compétition pétrolière et développement en Afrique : quels enjeux pour l’Europe et les États-Unis ? », sur agitrop.cirad.fr,
  8. « Total en Afrique : une présence historique, un engagement à long terme », sur total.com (consulté le 29 mars 2019)
  9. « Les différents types de compagnies pétrolières et gazières », sur Planète Énergies (consulté le 29 mars 2019)
  10. Olivier Lamotte et Thomas Porcher, « Stratégie des compagnies pétrolières internationales et partage de la rente : le cas du Congo », Management & Avenir, no 42,‎ , p. 310-327 (lire en ligne)
  11. Benjamin Augé, « Les enjeux du pétrole en Mauritanie », L’Année du Maghreb, no III,‎ , p. 349–367 (ISSN 1952-8108, DOI 10.4000/anneemaghreb.384, lire en ligne, consulté le 29 mars 2019)
  12. Jean-Pierre Favennec, Philippe Copinschi, Toni Cavatorta (collab.) et Fehrat Esen (collab.), « Les nouveaux enjeux pétroliers en Afrique », Politique africaine, no 89,‎ , p. 127-148 (lire en ligne)
  13. « Bénéfices tirés du pétrole (% du PIB) », sur donnees.banquemondiale.org (consulté le 29 mars 2019)
  14. « Statistiques du commerce extérieur de l'Algérie (période janvier 2018) », Centre national de l'informatique et des statistiques (République algérienne)
  15. « Le contentieux au sujet de l'exploitation du pétrole à la une », sur seneplus.com, (consulté le 29 mars 2019)
  16. « Contentieux : les États africains face aux multinationales », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mars 2019)
  17. « Les litiges fiscaux se multiplient entre États africains et multinationales, sur fond de baisse des matières premières », Observatoire des multinationales (consulté le 29 mars 2019)