Nettie Stevens

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Nettie Maria Stevens
Description de l'image Nettie Stevens.jpg.
Naissance
Cavendish (Vermont) (États-Unis)
Décès
Baltimore (Maryland) (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis Américaine
Champs génétique, Embryologie
Institutions Bryn Mawr College
Diplôme Université Stanford
Renommé pour La découverte du Système XY de détermination sexuelle

Nettie Maria Stevens est une généticienne américaine, née le à Cavendish (Vermont) et morte à Baltimore (Maryland) le d’un cancer du sein. Ses travaux ont donné lieu à l'une des découvertes scientifiques majeures du XXe siècle en permettant d'affirmer que le sexe de chaque individu est déterminé par ses caractères chromosomiques. Exclue de toute reconnaissance à une époque où les femmes étaient encore écartées du savoir scientifique, elle resta dans l'ombre de ses collègues masculins[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Troisième des quatre enfants d'Ephraïm Stevens, charpentier dans le Vermont, et de Julia Adams Stevens, elle n'entre que tardivement dans la carrière de chercheur scientifique. Elle sera l’une des premières femmes à se voir reconnue pour ses contributions scientifiques.

Son père gagne suffisamment bien sa vie pour pouvoir payer des études à ses enfants. Élève brillante, elle achève en deux ans les quatre années d'études au Westfield Normal School (aujourd’hui le Westfield State College) dans le Massachusetts et y reçoit son diplôme d'institutrice en 1880 : elle est major de sa promotion. Au cours des seize années suivantes, elle exercera cette profession puis celle de bibliothécaire.

Elle a donc 35 ans quand, en 1896, elle décide d'entamer un cursus universitaire de biologie à l’université Stanford, en Californie. Elle y obtient son Bachelor of Arts en 1899 et son Master of Arts en 1900. Stevens continue ses études en cytologie au Bryn Mawr College, où elle est influencée par les travaux de l’ancien directeur du département de biologie, Edmund Beecher Wilson (1856-1939), et de son successeur, Thomas Hunt Morgan (1866-1945).

C'est au Bryn Mawr College qu'elle mène ses recherches, qui s’achèvent, en 1905, par la découverte du rôle joué par le chromosome Y dans la détermination sexuelle[2]. E.B. Wilson fait une découverte similaire la même année[3]. Elle utilise, pour ses expériences, divers insectes et identifie le chromosome Y chez un coléoptère du genre Tenebrio. Elle déduit alors que la base de la détermination du sexe dépend de la présence ou de l’absence du chromosome Y.

Lorsqu'elle commence ses expériences au cours des années 1890, elle a plus de 30 ans, et elle obtient son doctorat en 1903. Elle élargit son champ d’étude à l’embryologie et à la cytogénétique.

Publications[modifier | modifier le code]

(en) Nettie M. STEVENS, « Studies in Spermatogenesis with Especial Reference to the "Accessory Chromosme" », The Carnegie Institution of Washington, no 36,‎ , p. 53

Hommage[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Angeline Durand-Vallot, Nettie Stevens et la découverte de la détermination chromosomique du sexe, Editions universitaires de Dijon, , pp. 263-274 p. (ISBN 978-2-36441-081-7), p. 274
  2. Stevens, N. M. Studies in spermatogenesis with especial reference to the "accessory chromosome." Carnegie Institution of Washington Publication 36, 1–33 (1905)
  3. Wilson, E. B. The chromosomes in relation to determination of sex in insects. Science 22, 500–502 (1905)