Nadia Al-Sakkaf

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Nadia Al-Sakkaf
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Fonction
Ministre de l'Information (d)
-
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
نادية عبد العزيز السقافVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Reading
Université de Stirling
Birla Institute of Technology, Mesra (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Religion
Distinctions
Gebran Tueni Award (d) ()
100 Women ()
The Business for Peace Foundation (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Nadia Al-Sakkaf (né le ) est une journaliste et femme politique yéménite. Elle est rédactrice en chef du Yemen Times de 2005 à 2014, avant de devenir la première femme ministre de l'Information du Yémen. Elle fuit le Yémen en 2015 après le coup d'État et prépare actuellement en doctorat à l'université de Reading au Royaume-Uni.

En 2011, elle donne une conférence TED intitulée « Voir le Yémen à travers mes yeux »[1],[2].

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Nadia Al-Sakkaf naît en d'Aziza et Abdulaziz Al-Saqqaf (en)[3]. Son père est maître de conférences en économie à l'université de Sanaa et l'un des fondateurs de l'Organisation arabe des droits humains et du Yemen Times en 1991[2],[3]. Elle a deux frères et deux sœurs[2].

Elle est diplômée d'un baccalauréat en génie informatique de l'Institut technologique de Birla (Inde) et d'une maîtrise universitaire ès sciences en systèmes d'information de gestion de l'université de Stirling au Royaume-Uni. Lors de ses études, elle est membre d'Amnesty International[4]. En 2016, elle entame un doctorat à l'université de Reading[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Nadia Al-Sakkaf travaille comme analyste de systèmes au Arab Experts Center for Consultancy and Systems[4]. Elle rejoint le Yemen Times en en tant que traductrice et journaliste. Ce média, le premier journal de langue anglaise du pays, fut fondé par son père en 1991. Il meurt en 1999 après avoir été percuté par une voiture, bien que Nadia Al-Sakkaf et son frère estiment qu'il a été assassiné pour s'être opposé au régime du président Ali Abdullah Saleh[3],[6]. Elle devient rédactrice en chef adjointe en [4].

Elle travaille pour le programme d'aide humanitaire d'Oxfam à partir de 2003[4]. En , elle devient la rédactrice en chef du Yemen Times. En 2011, lors du Printemps arabe au Yémen, Nadia Al-Sakkaf et son personnel participent à des manifestations exigeant la démission de Saleh[6] et jouent un rôle important dans la médiatisation mondiale de la révolution yéménite[1]. Elle est membre du syndicat des journalistes yéménites et du syndicat international des journalistes. Elle milite pour les droits des femmes[7],[8], recrutant des femmes journalistes afin d'équilibrer les rapports de genre au sein de son journal et écrit des articles sur les mutilations génitales féminines[6],[9].

En 2012, elle lance la Radio Yemen Times, une station de radio FM, qui devient la première plateforme d'expression publique gratuite du pays, radiodiffusant dix heures par jour, en alternative aux médias d'État[9].

Nadia Al-Sakkaf est nommée ministre de l'Information par le Premier ministre Khaled Bahah en 2014[10],[11]. Le , lorsque les combattants Houthis prennent d'assaut la capitale et le contrôle de tous les médias, elle annonce la nouvelle sur Twitter. Elle dira plus tard : « Je me sentais plus journaliste que ministre de l'Information. Je n'ai pas eu peur sur le moment, mais j'ai par la suite réalisé les implications. Mon nom est partout. J'ai eu plus de 20 000 nouveaux followers sur Twitter en une seule journée »[10]. En , elle s'exile pour Riyad, comme membre du gouvernement désirant le retour le président Abdrabbuh Mansour Hadi[10]. Depuis 2016, elle étudie au Royaume-Uni, et continue d'investir dans le conseil d'administration du Yemen Times, et d'écrire sur la situation au Yémen[12],[13],[14].

Elle est aussi la directrice du Yemen 21 Forum, une ONG de développement basée à Sanaa[15].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Al-Sakkaf est mariée à un Jordanien, avec qui elle a deux enfants[3].

Références[modifier | modifier le code]

  • a et b Nadia Al-Sakkaf, « See Yemen through my eyes », ted.com, (consulté le 6 janvier 2017)
  • a b et c Flore Vasseur, « The Siblings Fighting For Freedom of Expression in Yemen », World Crunch, sur World Crunch, (consulté le 6 janvier 2017)
  • a b c et d Magda Abu-Fadil, « Nadia al-Sakkaf: Yemen Times Editor on a Mission », The Huffington Post, sur The Huffington Post, (consulté le 6 janvier 2017)
  • a b c d et e « Muslim Women: Past and Present »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Women's Islamic Initiative in Spirituality and Equality (consulté le 6 janvier 2017)
  • « Nadia Al-Sakaaf », The New Arab
  • a b et c Gail Sheehy, « Editor on Fire », The Daily Beast, sur The Daily Beast, (consulté le 6 janvier 2017)
  • Felice Friedson, « Interview: 'Yemen Times' editor Nadia Al-Sakkaf », The Jerusalem Post, sur The Jerusalem Post, (consulté le 6 janvier 2017)
  • Roja Heydarpour, « Nadia Al-Sakkaf: How the Arab Spring empowered women », New York Times, (consulté le 6 janvier 2017)
  • a b et c « Nadia Al Sakkaf, Chief editor of Yemen Times, receives Business for Peace Award », International Media Support, (consulté le 6 janvier 2017)
  • a b et c Ian Black, « How Yemen information minister's tweets broadcast the fall of Sana'a », The Guardian, sur The Guardian, (consulté le 6 janvier 2017)
  • « Yemen clashes throw capital into chaos », Al Jazeera, sur Al Jazeera, (consulté le 6 janvier 2017)
  • Nadia Al-Sakkaf, « Ethnic hatred in Yemen », The New Arab, sur The New Arab, (consulté le 6 janvier 2017)
  • Nadia Al-Sakkaf, « A silver lining in Yemen's tragedy », The New Arab, sur The New Arab, (consulté le 6 janvier 2017)
  • Nadia Al-Sakkaf, « What is the real challenge for Yemen's Hadrami Elite forces? », Al Monitor, sur Al Monitor, (consulté le 6 janvier 2017)
  • a et b « Nadia al-Sakkaf », The Washington Institute
  • « Nadia Al Sakkaf – a Yemeni Businesswoman receives Business for Peace Award, honored on May 14th at Akershus Nobel Prize Fortress in Oslo », UNDP, (consulté le 6 janvier 2017)
  • « 100 Women: Who took part? », BBC, (consulté le 6 janvier 2017)
  • Liens externes[modifier | modifier le code]