An Nahar

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An Nahar
Image illustrative de l’article An Nahar

Pays Drapeau du Liban Liban
Langue Arabe
Périodicité quotidien
Genre Généraliste
Diffusion 25 000 ex.
Fondateur Gebran Tueini
Date de fondation
Ville d’édition Beyrouth

Rédacteur en chef Nayla Tueini
Site web An Nahar

An Nahar est le premier quotidien de langue arabe au Liban. Il est édité à plus de 25 000 exemplaires.

An Nahar, qui signifie « Le Jour », a été fondé le , et est aujourd'hui considéré[Par qui ?] comme le quotidien libanais de référence. Modéré et libéral, il est lu aussi bien par l'intelligentsia libanaise, que par les étudiants et les cadres. Il est également diffusé à l'étranger.

Le site est très complet et porte sur l'actualité internationale, régionale et locale. À noter parmi les nombreuses rubriques : « Al Mulhaq », le supplément culturel, probablement le meilleur parmi les journaux arabes [réf. nécessaire]. son rédacteur en chef : Gébrane Tuéni a été assassiné le .

Historique[modifier | modifier le code]

Fondé en 1933[1], le premier siège d'An Nahar était situé au souk de Beyrouth, puis à Hamra[2], avant de s’installer au centre-ville en 2004[3]. son fondateur est Ghassan Tuéni[4].

Ghassan Tuéni a commencé en tant que simple marchand de journaux sur la route, puis a travaillé pour le journal « Ahrar » (احرار). Il a décidé de créer son propre journal « An Nahar »[5] (النهار). En 1948, il était l’ambassadeur du Liban en Argentine, à l'ONU de 1977 à 1982.

Gébrane Tuéni hérite alors de la direction du journal et apporte un nouveau souffle au quotidien pour en faire un des journaux les plus influents au Liban et dans le monde arabe. Après son assassinat en 2005, sa fille Naila reprend les commandes du journal.

Journal libre et indépendant, An Nahar a eu à subir les contrecoups de la guerre civile qui a ravagé le Liban de 1975 à 1989; ses archives ont été plusieurs fois subtilisées par les différents belligérants du conflit.

En 2018, le groupe An Nahar s'étoffe de plusieurs services : compagnie d’imprimerie, site internet, maison d’édition, web TV et compagnie de distribution.

Il rencontre pourtant des difficultés [6] comme toute la presse papier qui voit son tirage s’effondrer avec l'apparition de la presse en ligne doublée de la crise économique et sociale que subit le Liban depuis quelques années. Le journal s'est illustré le 11 octobre 2018 par une édition originale en publiant des pages blanches pour protester de la crise que vit la presse écrite au Liban[7].

Logo du journal[modifier | modifier le code]

« كلما صاح الديك طلع النهار » (à chaque fois que le coq chante, le jour se lève). Le coq est donc le symbole du journal. La couleur bleue attribué au coq est associée au ciel, espace ouvert et infini à tous.

Le journal militant[modifier | modifier le code]

La rubrique locale et politique prend la plus grande partie du journal.

Plusieurs journalistes se sont mobilisés par des articles de presse. L’État libanais achète la maison de Fairuz, chanteuse libanaise connue mondialement, et la transforme en musée. L'État l’a finalement achetée[8].

Pour traduire l'esprit du journal, Ghassan Tuéni disait « ا ذا كلب عض انسان... هذا ليس خبر, و لكن هذا انسان عض كلب... هذا خبر » (si un chien mord un homme, ce n’est pas nouveau, rien à raconter ; mais si un homme mord un chien, ça c’est une info ! )

Les suppléments[modifier | modifier le code]

Depuis longtemps, An Nahar crée des suppléments. Gébrane Tuéni a comme but d’élargir les suppléments et place définitivement les suppléments suivants : le supplément culturel, sportif, al dalil (tout ce qui a rapport avec le cinéma, le théâtre, l’art…) nahar el chabab (pour rapprocher les gens, créer des liens, des articles écrits par des jeunes) jusqu’en 2000. Ceux-ci ont stoppé en attendant une amélioration mais Gébrane meurt. Sa fille, Nayla, fait revivre Nahar el chabab et de nouveaux suppléments apparaissent : houkouk el insan (droit de l’homme), nharak (santé, mode), alam el nahar, junior kids.

En 2015, les suppléments connaissent une autre pause à cause de la pression des médias à l’exception d’al dalil et du supplément culturel, mais ont repris plus tard en 2017.

Les crises[modifier | modifier le code]

3 mai 1961[modifier | modifier le code]

Le journal est suspendu de parution pour dix jours à cause d'une caricature concernant le Liban et la Syrie[9].

11 octobre 2018[modifier | modifier le code]

« Un Nahar blanc face à l'obscurantisme », tel est le slogan lancé par le journal An Nahar, le jeudi .

Le journal, le siteweb et les réseaux sociaux d'An Nahar font tous page blanche. En effet, le journal imprime huit pages vierges, le compte Twitter partage une image banche et le site également est blanc. Cette initiative reflète la crise de la presse, mais surtout la situation politique instable du pays en crise[10].

Plusieurs hommes politiques libanais ont réagi à l’édition du journal, dont le député Samy Gemayel, chef des Kataëb, qui estime que c’est un « message puissant qui reflète le degré de négligence de l'État vis-à-vis du quatrième pouvoir et surtout de la presse écrite » ; ainsi que Ziad Hawat, député de Jbeil, qui affirme que c’est un « cri inédit de la part d'an-Nahar qui exprime une grande douleur ». Il écrit également sur ses réseaux sociaux : « Nous craignons la mort d'une partie du Liban, sa liberté, et c'est pour cela qu'il est de notre devoir de soutenir la presse écrite (...) »[11]

La presse[modifier | modifier le code]

An Nahar a vu son tirage s'effondrer au fil des années, de 50 000 exemplaires à 25 000 exemplaires.

Quelques plumes du journal[modifier | modifier le code]

  • Pierre Sadek, caricaturiste politique, pionnier de la liberté d'expression
  • Elias Khoury, romancier, dramaturge et critique libanais est le rédacteur en chef du supplément culturel Al-Mulhak.
  • Samir Kassir, journaliste assassiné en 2005, est également un historien franco-libanais.

Le site internet[modifier | modifier le code]

Le siteweb existait depuis 1995. Jusqu’en 2011, il reprennait le contenu papier du journal avant d'être remodelé pour en faire un siteweb complet riche et varié.En 2014, le journal en ligne est décliné en version anglaise et française. [12],[13]

Les réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

L’utilisation des réseaux sociaux à An Nahar débute en 2012 avec Twitter et Facebook, ce qui mène à une interaction avec les lecteurs.

En 2014 ils créent un compte Snapchat et un compte Instagram. Ils ont une stratégie pour communiquer avec les gens à travers les réseaux sociaux et ainsi simplifier l’accès aux lecteurs.

On retrouve aussi des comptes YouTube et Daily motion.

L'imprimerie[modifier | modifier le code]

25 000 exemplaires sont imprimés chaque jour. Les imprimeries An Nahar possèdent deux grandes machines d'impressions, une qui date de 1963 et qui assure l’impression de 17 000 exemplaires par heure, et une deuxième datant de 1974, qui produit 60 000 exemplaires par heure[14].

Daily star, Anwar, le New York Times, L’Orient-Le Jour naissent chaque jour dans les sous-sols de l’imprimerie An Nahar à Hamra.

L’impression débute à 19h30 et la distribution commence avant le chant du coq à 4 heures du matin.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Un peu d’histoire… - Marie-José Daoud », Commerce du Levant,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2018).
  2. « La Banque du Liban rachète l’ancien immeuble d’An-Nahar à Hamra - Sahar Al-Attar », sur Commerce du Levant, (consulté le 18 décembre 2018)
  3. « An-nahar Sal - Beirut null (Beirut), An-nahar Building, Martyr... », sur www.kompass.com (consulté le 8 janvier 2019)
  4. (en) Encyclopedia Britannica (lire en ligne), « Ghassan Tueni | Lebanese journalist, politician, and diplomat ».
  5. « من نحن - النهار », sur www.annahar.com (consulté le 4 décembre 2018)
  6. Patricia KHODER, « Nouvelle vague de licenciements à « an-Nahar » - Patricia KHODER », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 18 décembre 2018)
  7. « Le quotidien libanais « An-Nahar » tire le signal d’alarme sur la situation désastreuse du pays », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2020)
  8. « أخيراً... أثمرت حملة النهار وبلدية بيروت والمؤسّسة الوطنيّة للتراث استملاك بيت فيروز رسميّاً لتحويله متحفاً لأعمالها », sur An-Nahar,‎ (consulté le 18 décembre 2018)
  9. (en) Samir Khalaf, Civil and Uncivil Violence in Lebanon: A History of the Internationalization of Communal Conflict, Columbia University Press, (ISBN 9780231124768, lire en ligne)
  10. « Le quotidien libanais « An-Nahar » tire le signal d’alarme sur la situation désastreuse du pays », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2019)
  11. « Ziad Hawat (@ziad_hawat) | Twitter », sur twitter.com (consulté le 8 janvier 2019)
  12. « An-Nahar English », sur en.annahar.com (consulté le 8 janvier 2019)
  13. « النهار - أخبار لبنان اليوم - آخر الأخبار », sur www.annahar.com (consulté le 8 janvier 2019)
  14. « ISO 9002 pour l’imprimerie du Nahar - Rosemonde Hatem », sur Commerce du Levant, (consulté le 8 janvier 2019)