Muttahida Majlis-e-Amal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Muttahida Majlis-e-Amal
image illustrative de l’article Muttahida Majlis-e-Amal
Logotype officiel.
Présentation
Leaders Shah Ahmad Noorani
Fazal-ur-Rehman
Syed Munawar Hasan
Qazi Hussain Ahmad
Khurshid Ahmad
Liaqat Baloch
Fondation 2002
Partis membres Jamaat-e-Islami
Jamiat Ulema-e-Islam
Jamiat Ulema-e-Pakistan
Jamiat Ahle Hadith
Tehrik-e-Jafaria
Positionnement Extrême droite
Idéologie Islamisme
Cléricalisme
Conservatisme social
Conservatisme religieux
Wahhabisme
Théocratie
Couleurs Vert, noir et blanc

Le Muttahida Majlis-e-Amal (MMA) (en ourdou : متحدہ مجلس عمل, en anglais : United Council of Action) est une alliance de partis politiques religieux du Pakistan, fondée en 2002. Elle agrège cinq partis islamistes, dont les plus importants sont la Jamiat-e-Islami et la Jamiat Ulema-e-Islam, dans le but de présenter des candidats sous une étiquette commune pour les élections législatives 2002.

La formation a réalisé un score très important lors de l'unique scrutin auquel elle s'est présentée, en devenant la troisième force politique de l'Assemblée nationale, et en obtenant une majorité absolue dans l'une des quatre assemblées provinciales. Malgré ce succès, l'alliance disparait dès 2007 en raison de divergences à propos du boycott des élections législatives 2008. La coalition s'est reformée dix ans plus tard, en [1],[2],[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Formation et composition[modifier | modifier le code]

Cette alliance politique se forme en 2002 en vue de contester les élections législatives de la même année, en opposition au président Pervez Musharraf arrivé au pouvoir en 1999 à la suite d'un coup d’État militaire. Le but était de pouvoir mieux s'imposer dans les circonscriptions en présentant des candidats uniques sous une même étiquette. La plateforme conteste les opérations militaires menées dans les régions tribales et critique un alignement avec les États-Unis[4].

Les partis sont tous des mouvements religieux et sont principalement sunnites. Les deux principales composantes sont la Jamiat Ulema-e-Islam, dirigée par Fazal-ur-Rehman qui avait soutenu Benazir Bhutto dans les années 1990, et la Jamaat-e-Islami. Les trois autres partis sont la Jamiat Ulema-e-Pakistan, la Jamiat Ahle Hadith et enfin le Tehrik-e-Jafaria, le seul chiite[5].

Succès aux élections[modifier | modifier le code]

Durant les élections législatives 2002, l'alliance réunit environ 3,3 millions de voix soit 11,3 % de l'électorat, et décroche 63 sièges à l'Assemblée nationale, soit 18 % des députés et devenant la troisième force du pays[6].

La coalition remporte également 104 sièges provinciaux, obtenant une majorité absolue à l'assemblée provinciale de Khyber Pakhtunkhwa lui permettant de diriger le gouvernement local seul, ainsi qu'un fort score à l'Assemblée provinciale du Baloutchistan où elle est la seconde force, puis s'allie avec la Ligue musulmane du Pakistan (Q) pour former le gouvernement[7],[8],[9].

Au Parlement, le MMA s'est situé dans l'opposition au président Pervez Musharraf à cause de son soutien aux États-Unis et des opérations militaires menées contre les talibans, que le MMA estime plus vif que les réponses apportées aux besoins des Pakistanais. Le parti a d'ailleurs reçu un fort soutient dans les régions proches de l'Afghanistan principalement peuplées de Pachtounes[4].

Séparation[modifier | modifier le code]

À l'approche des élections législatives 2008, l'alliance décide un boycott du scrutin en opposition au président Pervez Musharraf, notamment dans le contexte du mouvement des avocats et de l'État d'urgence imposé par le pouvoir. Toutefois, la Jamiat Ulema-e-Islam rompt l'alliance en décidant de participer au scrutin, mettant un terme à la coalition[4].

En 2012, c'est toutefois Fazal-ur-Rehman qui dirige la Jamiat Ulema-e-Islam qui tente de relancer l'alliance, alors que la Jamaat-e-Islami refuse, critiquant notamment l'alliance de Rehman avec le gouvernement du Parti du peuple pakistanais[10].

Restructuration[modifier | modifier le code]

La résurgence du MMA a eu lieu le lors d'une deuxième réunion à Lahore en présence de six partis islamiques dont la Jamiat Ulema-e-Islam (JUI-F), Jamaat-e-Islami, Jamiat Ahle Hadith, Islami Tehreek et Jamiat Ulema-e-Pakistan, ainsi que d'autres partis religieux. L'annonce officielle intervient le à Karachi, ce qui relance la coalition du MMA[1],[2],[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Religious parties revive MMA », sur The News, (consulté le 12 janvier 2018)
  2. a et b (en) « Religious parties join hands to revive MMA », sur The Nation, (consulté le 12 janvier 2018)
  3. a et b (en) Hamid Khan Wazir, « Fast depleting vote bank: MMA likely to be revived after a decade », sur Pakistan Today, (consulté le 12 janvier 2018)
  4. a, b et c (en) Tony Cross, « Muttahida Majlis-e-Amal - fractious religious alliance can punch above its weight », sur Radio France internationale, (consulté le 7 mars 2014)
  5. (en) « Muttahida Majlis-e-Amal (MMA) », sur elections.com.pk (consulté le 7 mars 2014)
  6. (en) « Ayaz Sadiq — a profile », sur le site de l'Union interparlementaire (consulté le 7 mars 2014)
  7. (en) « RESULTS OF PROVINCIAL ASSEMBLIES - 2002 » [archive du ], sur le site officiel de la Commission électorale du Pakistan (consulté le 7 mars 2014)
  8. (en) « MMA reaches deal with PML-Q in Balochistan », sur Dawn.com, (consulté le 7 mars 2014)
  9. (en) Raja Asghar, « PML-Q, MMA win majority seats », sur Dawn.com, (consulté le 7 mars 2014)
  10. (en) Zahid Gishkori, « Defunct religious alliance: Divisions prevent revival of MMA », sur The Express Tribune, (consulté le 7 mars 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]