Fazal-ur-Rehman

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Maulana Fazal-ur-Rehman
Fonctions
Chef de l'opposition (officiel)
Président Pervez Musharraf
Prédécesseur Benazir Bhutto
Successeur Chaudhry Pervaiz Elahi
Biographie
Nom de naissance Fazal-ur-Rehman
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Dera Ismail Khan, Khyber Pakhtunkhwa, Pakistan Drapeau du Pakistan
Nationalité Drapeau du Pakistan pakistanaise
Parti politique Jamiat Ulema-e-Islam (F)
Diplômé de Université de Peshawar
Université al-Azhar

Maulana Fazal-ur-Rehman (en ourdou  : مولانا فضل الرحمٰن), né le 19 juin 1953 à Dera Ismail Khan, est un homme politique pakistanais et un ecclésiastique islamique. Il a fondé et dirige depuis 1988 l'un des principaux partis politiques religieux du pays, la Jamiat Ulema-e-Islam (F). Il a été élu quatre fois député de l'Assemblée nationale et a été le chef officiel de l'opposition de 2004 à 2008.

Dans les années 1980 et 1990, Rehman s'allie avec Benazir Bhutto et participe à sa coalition gouvernementale durant ses deux mandats de Premier ministre. Durant le début des années 2000, il forme avec d'autres partis une alliance islamiste qui réalise un vrai succès aux élections de 2002, mais qui se rompt quelques années plus tard. Depuis 2008, il s'est allié successivement avec le Parti du peuple pakistanais puis avec la Ligue musulmane du Pakistan (N).

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Fazal-ur-Rehman est né à Dera Ismail Khan dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du pays. Il est le fils de Maulana Mufti Mahmoud, un intellectuel islamique qui a été ministre en chef de la province dans les années 1970[1].

Il a passé sa scolarité dans une madrassa, puis a obtenu un bachelor en études islamiques de l'Université de Peshawar en 1983. Il part ensuite faire ses études en Égypte, où il obtient un nouveau diplôme de l'Université al-Azhar[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Alliance avec le Parti du peuple pakistanais[modifier | modifier le code]

Benazir Bhutto, alliée politique de Rehman durant près de dix ans.

Rehman revient au Pakistan en 1988 et est élu député durant les élections de la même année[3].

Rehman et son parti, la Jamiat Ulema-e-Islam (F), se sont alliés au Premier ministre Benazir Bhutto et au Parti du peuple pakistanais lors de ses deux mandats, de 1988 à 1990 puis de 1993 à 1996. Il partage avec elle son opposition à Nawaz Sharif et à la Ligue musulmane du Pakistan (N). Bien que fondamentaliste religieux, il a clairement soutenu son droit à devenir Premier ministre d'une République islamique en tant que femme, et a mené campagne en sa faveur dans la province de Khyber Pakhtunkhwa[4].

Rehman a été accusé de corruption durant sa participation aux gouvernement de PPP, et est présenté par ses opposants comme un homme opportuniste[3].

Alliance islamiste[modifier | modifier le code]

En 2002, son parti politique fonde avec d'autres partis religieux comme la Jamaat-e-Islami une coalition islamiste, la Muttahida Majlis-e-Amal. Lors des élections législatives de 2002, la formation réalise une bonne performance, avec 11,2 % des voix et 61 députés, devenant la troisième force de l'Assemblée nationale. L'alliance forme ensuite un gouvernement de coalition avec la Ligue musulmane du Pakistan (Q), qui soutient le président Pervez Musharraf.

En 2004, face au début du conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan, Rehman critique la politique militaire de Musharraf qui déclenche les hostilités avec certains groupes talibans. Rehman estime la politique pakistanaise dictée par les États-Unis et il quitte la coalition en 2004. En août 2004, il est officiellement élu Chef de l'opposition à l'Assemblée nationale avec le soutien du Parti du peuple pakistanais[5].

Rupture de l'alliance et coalitions[modifier | modifier le code]

Lors des dernières élections de 2008, il est réélu député avec environ 56 % des voix face à cinq autres candidats dans la circonscription du district de Bannu de l'Assemblée nationale[6]. En 2008, la coalition qui comprenait son parti, la Muttahida Majlis-e-Amal, éclate et le parti de Rehman est le seul à ne pas boycotter le scrutin. La Jamiat Ulema-e-Islam (F), qui dispose de sept députés, fait partie de la coalition de gouvernement du Premier ministre Youssouf Raza Gilani du Parti du peuple pakistanais, mais il la quitte en décembre 2010[7].

À la suite des élections législatives de 2013, Rehman est élu député dans la circonscription du district de Dera Ismail Khan de l'Assemblée nationale avec environ 47 % des voix face à 33 autres candidats[8], et remporte également l'une de deux autres circonscriptions dans lesquelles il s'est présenté mais choisit de conserver sa circonscription de naissance[9]. Sa formation réalise dans le même temps la meilleure performance de son histoire sans être membre d'une coalition, avec 15 députés et 4,4 % des voix. Il rejoint ensuite le gouvernement de Nawaz Sharif et sa Ligue musulmane du Pakistan (N), son ancien rival[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Haroon Rashid, « Profile: Maulana Fazlur Rahman », sur BBC News, (consulté le 20 mars 2014)
  2. (en) « Ground Zero: Pakistan », sur PBS/The New Yorker (consulté le 20 mars 2014)
  3. a et b (en) « Fazlur Rehman - Profile », sur elections.com.pk, (consulté le 20 mars 2014)
  4. (en) « Maulana Fazlur Rahman », sur Story of Pakistan, (consulté le 20 mars 2014)
  5. (en) Ashraf Mumtaz, « Features; 27 May, 2004 », sur Dawn.com, (consulté le 20 mars 2014)
  6. (en) NA-26 (Bannu) Result sur le site officiel de la Commission électorale du Pakistan
  7. (en) « PPP won’t field candidate against Fazl in elections », sur The Siasat, (consulté le 20 mars 2014)
  8. (en) NA-24 (DERA ISMAIL KHAN) Result sur le site officiel de la Commission électorale du Pakistan
  9. (en) Ghulam Akbar, « Lakki Marwat notes: NA-27 promises tough battle in by-polls », sur The Express Tribune, (consulté le 20 mars 2014)
  10. (en) « JUI-F joins federal govt, bags 2 ministries », sur Dunya News], (consulté le 20 mars 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]