Mustapha Filali

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Mustapha Filali
Mustapha Filali, le 22 novembre 2011.
Mustapha Filali, le 22 novembre 2011.
Fonctions
Ministre tunisien de l'Information
Président Habib Bourguiba
Gouvernement Bourguiba II
Prédécesseur Abdallah Farhat
Successeur Mohamed Masmoudi
Ministre tunisien de l'Agriculture
Président Habib Bourguiba
Gouvernement Bourguiba I
Bourguiba II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Mahmoud Khiari
Biographie
Date de naissance (96 ans)
Nationalité tunisienne
Parti politique Néo-Destour puis Parti socialiste destourien
Diplômé de Faculté des lettres de Paris

Mustapha Filali (arabe : مصطفى الفيلالي), né le 5 juillet 1921, est un homme politique et syndicaliste tunisien. Il est le premier à occuper le poste de ministre de l'Agriculture après l'indépendance de la Tunisie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Filali étudie au Collège Sadiki puis à la faculté des lettres de Paris, avant d'obtenir un poste de professeur de littérature arabe. Après son retour en Tunisie, il travaille comme professeur de littérature et de philosophie dans les écoles secondaires. Il est également actif dans l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) où il contribue à l'élaboration du programme économique et social adopté par le Néo-Destour en novembre 1955 à Sfax.

L'UGTT est récompensée pour ses positions favorables à Habib Bourguiba, dans sa lutte contre Salah Ben Youssef, par l'attribution du portefeuille de ministre de l'Agriculture à Filali dans le gouvernement formé le 15 avril 1956[1] ; trois autres portefeuilles sont attribués à des syndicalistes : Lamine Chebbi à l'Éducation, Ezzeddine Abassi aux Travaux publics et Mahmoud Khiari aux Postes, Télégraphes et Téléphones. À son poste, Filali contribue à la dissolution des habous. Désigné par surprise, en octobre 1957, pour prendre le portefeuille de l'Information en remplacement d'Abdallah Farhat, il quitte le gouvernement le 30 décembre 1958[1].

Du 26 octobre 1971 au 31 octobre 1972, il est directeur du Parti socialiste destourien avant de laisser sa place à Ferjani Bel Haj Ammar.

Filali est également élu à l'assemblée constituante de 1956, comme représentant de la circonscription de Kairouan-Zlass, puis à l'Assemblée nationale en 1959 et 1964. Après la révolution de 2011, il siège à la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique[2]

Au niveau international, Filali dirige le bureau maghrébin de l'Organisation internationale du travail basé en Algérie. Il est actuellement membre du conseil d'administration du Centre d'étude sur l'unité arabe de Beyrouth[3].

Pressenti pour occuper le poste de chef du gouvernement dans le cadre du dialogue national, il décline l'offre le 13 décembre 2013[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Il est auteur de plusieurs livres dont L'Islam et le nouvel ordre économique international et Maghreb : L'appel du futur.

  • (ar) Les Tables de l'Inchirah, éd. Dar Tounes, Tunis, 2010

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mounir Charfi, Les ministres de Bourguiba (1956-1987), éd. L'Harmattan, Paris, 1989, p. 200
  2. « Quels sont les membres du Conseil de l'instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique ? », sur leaders.com.tn, (consulté le 31 août 2017)
  3. (ar) « Portait de Mustapha Filali », sur sud-editions.com (consulté le 31 août 2017)
  4. « Tunisie - Prochain chef du gouvernement : confusion autour de Mustapha Filali », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 31 août 2017)

(ar) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en arabe intitulé « مصطفى الفيلالي » (voir la liste des auteurs).

Liens externes[modifier | modifier le code]