Mouvement serbe du renouveau

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Mouvement serbe du renouveau
(sr) Српски покрет обнове
(sr) Srpski pokret obnove
Présentation
Président Vuk Drašković
Fondation
Siège 48 Knez Mihailova
11 000 Belgrade
Positionnement Centre droit
Idéologie Monarchisme, libéral-conservatisme, nationalisme, europhilie
Site web http://www.spo.rs
Présidents de groupe
Assemblée nationale Čedomir Jovanović
Représentation
Députés
3 / 250

Le Mouvement serbe du renouveau (en serbe cyrillique : Српски покрет обнове ; en serbe latin : Srpski pokret obnove ; en abrégé : SPO) est un parti politique monarchiste serbe fondé en 1990. Il a son siège à Belgrade et est présidé par Vuk Drašković[1],[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Le bureau du SPO à Novi Sad

Le Mouvement serbe du renouveau (SPO) est fondé le à Belgrade ; l'écrivain Vuk Drašković en est élu président. Le programme du parti se caractérise alors par son extrémisme serbe, destiné à contrecarrer d'autres extrémismes en Yougoslavie et particulièrement « l'extrémisme anti-yougoslave et anti-serbe en Croatie ». En revanche, peu après, Drašković et son entourage déclarent renoncer à la politique « de la blessure amère et de l'herbe amère » et se montrent partisans du maintien d'une Yougoslavie confédérale ou, à défaut, d'une dissolution de l'entité mais à une table de négociations et non sur un champ de bataille. Le , au congrès du parti, le président est accusé de compromission avec les « ennemis historiques de la Serbie » par l'aile dure du mouvement, ce qui provoque une scission conduisant à la création du Parti radical serbe (SPS) au début de l'année 1991[3].

En 1996, le SPO fait partie de la coalition « Zajedno » et met en cause les élections fédérales yougoslaves et les élections locales qui agitent le pays à la fin de l'année. En 1997, le président du parti, Vuk Drašković, se présente deux fois à l'élection présidentielle mais finit à chaque fois en troisième position ; aux élections législatives, le parti se situe en troisième position pour le nombre de sièges à l'Assemblée ; la même année, des dissidents du Mouvement serbe du renouveau quittent le parti et fondent Nouvelle Serbie (NS)[réf. nécessaire].

Au début de 1999, le Mouvement accepte de faire partie du gouvernement yougoslave et Drašković devient vice-premier ministre. Il participe à la délégation serbe à la Conférence de Rambouillet (février-mars), dont l'échec aboutit au bombardement de la Serbie par l'OTAN (mars-juin). Le SPO, qui appelle le gouvernement à se rendre aux forces alliées, est exclu du gouvernement et, tout le reste de l'année 1999, il participe aux manifestations de rue contre Slobodan Milošević ; mais Drašković choisit de rompre son alliance avec Zoran Đinđić, ce qui le rend suspect d'agir pour Milošević[réf. nécessaire]. Le , il échappe à un attentat mais quatre de ses proches collaborateurs y perdent la vie[3].

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2000, dans la période agitée qui caractérise les élections présidentielles et législatives de la République fédérative socialiste de Yougoslavie, perdues par Milošević, le SPO se tient à l'écart du vaste mouvement de l'Opposition démocratique de Serbie (DOS). Vojislav Mihajlović, le petit-fils du chef tchetnik Draža Mihajlović, est le candidat officiel du part ; il est opposé à Vojislav Koštunica du DOS, Slobodan Milošević, chef du Parti socialiste de Serbie (SPS), et Tomislav Nikolić, qui représente le Parti radical serbe. Le SPO essuie un revers notamment dû au fait que son électorat se reporte sur Koštunica, un nationaliste conservateur qui apparaît comme susceptible d'écarter Milošević du pouvoir.

Après les manifestations du 5 octobre 2000, le SPO participe à un gouvernement d'union nationale présidé par Zoran Đinđić. En décembre 2000 ont lieu des élections législatives ; le Mouvement serbe du renouveau se présente indépendamment de la coalition de l'Opposition démocratique de Serbie et obtient 141 296 voix, soit 3,8 % des suffrages ; de ce fait, le parti, qui constituait auparavant l'une des plus grandes forces d'opposition au régime dans le pays, n'obtient aucun siège à l'Assemblée nationale.

Aux élections législatives serbes de 2003, le Mouvement forme une coalition avec le parti Nouvelle Serbie (NS) de Velimir Ilić. La coalition obtient 293 082 voix, soit 7,66 % des suffrages, et 22 sièges[4], dont 13 sont attribués au SPO[5]. Mais, à la suite d'une scission à l'intérieur du parti, 9 députés rejoignent le Mouvement démocratique serbe du renouveau (SDPO) nouvellement formé. L'un des quatre députés restants quitte à son tour le mouvement et rejoint Bogoljub Karić qui vient de fonder le Mouvement Force de la Serbie (PSS).

Entre 2004 et 2006, Vuk Drašković est ministre des Affaires étrangères de la Serbie-et-Monténégro[réf. nécessaire].

Aux élections législatives du , le SPO, qui fait cavalier seul[6], obtient 134 147 voix, soit 3,33 % des suffrages, ce qui ne lui permet pas d'être représenté à l'Assemblée[7].

À l'élection présidentielle de janvier-février 2008, le SPO apporte son soutien à Velimir Ilić, présenté par Nouvelle Serbie. En revanche, pour les élections législatives anticipées du , le parti rejoint la coalition « Pour une Serbie européenne » conduite par Dragoljub Mićunović, membre du Parti démocratique, et soutenue par Boris Tadić[8]. La liste obtient 38,40 % des suffrages et 102 représentants à l'Assemblée[9], dont 4 pour le SPO[10]. Parallèlement, Srđan Srećković, du SPO, est ministre de la Diaspora dans les gouvernements présidés par Mirko Cvetković.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Les élections générales de 2012 en Serbie sont marquées par un nouveau changement d'alliance pour le Mouvement serbe du renouveau. Aux élections législatives du , le SPO participe à la coalition politique Preokret emmenée par Čedomir Jovanović, le président du Parti libéral-démocrate, et qui compte aussi notamment l'Union sociale-démocrate (SDU) et Serbie riche (BS)[11],[12] ; la coalition obtient 6,53 % des suffrages et 19 députés[13] ; le SPO constitue un groupe parlementaire de 5 députés avec le Parti démocrate-chrétien de Serbie (DHSS) ; le groupe est présidé par Aleksandar Jugović[14].

Programme[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

  • Présidence
    • Vuk Drašković, président
    • Mirko Čikiriz, vice-président
    • Žika Gojković, vice-président
    • Aleksandar Jugović, vice-président
    • Aleksandar Čotrić, vice-président
    • Zoran Milenković, vice-président
    • Aleksandra Kojić, secrétaire général
    • Nemanja Starović, porte-parole
    • Aleksandar Cvetković, directeur
    • Radomir Janićijević
    • Spasoje Krunić
    • Vladimir Jelić
    • Ranđel Nojkić
    • Milan Đukić
    • Snežana Miljanić
    • Milan Urošević
    • Dragan Jaraković
    • Predrag Milačić
    • Danilo Đukić
    • Dragan Kojadinović
    • Miloš Žikić

Groupe parlementaire (2002)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (sr) « Izvod iz registra političkih stranaka », sur http://www.mpravde.gov.rs, Site du ministère de la Justice (consulté le 13 mai 2013)
  2. (sr) « Predsednik », sur http://www.spo.rs, Site du Mouvement serbe du renouveau (consulté le 13 mai 2013)
  3. a et b [PDF] (sr) « Ko smo », sur http://spons.rs.loopiadns.com (consulté le 13 mai 2013)
  4. (sr) « Izveštaj o rezultatima izbora za narodne poslanike u Narodnoj skupštini Republike Srbije održanih 28. decembra 2003. godine », sur http://www.rik.parlament.gov.rs, Site de la Commission électorale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  5. (en) « 27. January 2004 convocation », sur http://www.parlament.rs, Site de l'Assemblée nationale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  6. (sr) « Srpski pokret obnove - Vuk Drašković », sur http://www.rik.parlament.gov.rs, Site de la Commission électorale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  7. (sr) « Izveštaj o rezultatima izbora za narodne poslanike u Narodnoj skupštini Republike Srbije održanih 21. januara 2007. godine », sur http://www.rik.parlament.gov.rs, Site officiel de la Commission électorale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  8. (sr) « Za evropsku Srbiju - Boris Tadić », sur http://www.rik.parlament.gov.rs, Site de la Commission électorale de la République de Serbie (consulté le 12 mai 2013)
  9. (sr) « Izveštaj o rezultatima izbora za narodne poslanike u Narodnu skupštinu Republike Srbije održani 11. maja 2008. godine », sur http://www.rik.parlament.gov.rs, Site de la Commission électorale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  10. (en) « 11. June 2008 convocation », sur http://www.parlament.rs, Site de l'Assemblée nationale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  11. (sr) « Čedomir Jovanović – Preokret », sur http://www.rik.parlament.gov.rs, Site de la Commission électorale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  12. (sr) « Članice koalicije Čedomir Jovanović – Preokret », sur http://izbori2012.istinomer.rs (consulté le 13 mai 2013)
  13. (sr) « Izveštaj o ukupnim rezultatima izbora za narodne poslanike u Narodnu skupštinu Republike Srbije, održani 6. maja 2012. godine », sur http://www.rik.parlament.gov.rs, Site de la Commission électorale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)
  14. (en) « Serbian Renewal Movement – Demo-Christian Party of Serbia Parliamentary Group », sur http://www.parlament.rs, Site de l'Assemblée nationale de la République de Serbie (consulté le 13 mai 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]