Moussa Faki

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Moussa Faki
(ar) موسى فكي
Illustration.
Fonctions
Président de la commission
de l'Union africaine
En fonction depuis le
(5 ans, 6 mois et 13 jours)
Élection
Gouvernement Commission Faki
Prédécesseur Nkosazana Dlamini-Zuma
Ministre des Affaires étrangères

(8 ans, 9 mois et 7 jours)
Président Idriss Déby
Premier ministre Youssouf Saleh Abbas
Emmanuel Nadingar
Joseph Djimrangar Dadnadji
Kalzeubé Pahimi Deubet
Albert Pahimi Padacké
Prédécesseur Ahmad Allam-Mi
Successeur Hissein Brahim Taha
Premier ministre tchadien

(1 an, 7 mois et 10 jours)
Président Idriss Déby
Gouvernement Faki
Prédécesseur Haroun Kabadi
Successeur Pascal Yoadimnadji
Biographie
Nom de naissance Moussa Faki Mahamat
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Biltine (Tchad)
Nationalité Tchadienne
Parti politique MPS
Profession Diplomate

Moussa Faki Moussa Faki
Premiers ministres du Tchad
Présidents de la Commission de l'Union africaine

Moussa Faki Mahamat (en arabe : موسى فكي محمد / Mūsā Fakī Muḥammad), né le à Biltine au Tchad, est un homme politique tchadien. Il est premier ministre du au , puis ministre des Affaires étrangères de 2008 à 2017. Il est président de la Commission de l'Union africaine depuis .

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, un marabout qui enseignait le Coran aux jeunes dans le Ouaddaï (la région d’Abéché), est un Zaghawa, alors que sa mère est issue de la communauté arabe de la région de Biltine (Nord-Est)[1].

Moussa Faki Mahamat est un fidèle du président Idriss Déby Itno (même s'il n’est pas à ses côtés lors du putsch de décembre 1991[1]), membre de longue date du Mouvement patriotique du Salut (MPS)[1]. Il est le directeur du cabinet civil d’Idriss Déby, puis de sa campagne présidentielle en 2001, avant de faire son entrée au gouvernement, en 2002 au poste de ministre des Travaux publics et des Transports[1]. Il est nommé Premier ministre en mais démissionne en février 2005, puis passe deux ans aux États-Unis pour apprendre l’anglais, avant de rejoindre le Conseil économique, social et culturel en 2007[1].

Il réintègre le gouvernement en 2008 à la tête du ministère des Affaires étrangères, où il reste jusqu'en 2017[2].

Moussa Faki est le candidat proposé par la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) pour la présidence de la Commission de l'Union africaine. Il bénéficie du soutien de plusieurs pays en raison de l'action du Tchad contre le terrorisme islamiste, que ce soit dans le Sahel ou contre Boko Haram dans la région du lac Tchad. Faki est aussi soutenu par défaut par plusieurs pays qui rejettent Abdoulaye Bathily, le candidat sénégalais, lequel défend le retour du Maroc au sein de l'Union africaine. Faki est élu au septième tour du scrutin face à la candidate kenyane Amina Mohamed[3] et prend la succession de la Sud-Africaine Dlamini-Zuma, à la tête de la Commission de l'Union africaine depuis 2012[2].

Faki est décrit comme un proche de la diplomatie du Qatar avec laquelle il est en contact régulier[4].

En février 2021, Moussa Faki, seul candidat en lice, est réélu à la présidence de la commission de l'Union africaine pour un mandat de 4 ans. La Rwandaise Monique Nsanzabaganwa (en) est élue adjointe[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Vincent Duhem, « Commission de l’Union africaine : la victoire consensuelle de Moussa Faki Mahamat », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Le Tchadien Moussa Faki Mahamat, élu à la présidence de la Commission de l’Union africaine, Le Monde Afrique, 30 janvier 2017
  3. Seidik Abba, « Union africaine : les trois raisons de la victoire du Tchadien Moussa Faki Mahamat », Le Monde,
  4. « Qatar : Nicolas Sarkozy, Samuel Eto’o… Les « VRP » de Tamim Ben Hamad Al Thani en Afrique », Jeune Afrique,
  5. « Le Tchadien Moussa Faki Mahamat réélu à la tête de l’Union africaine », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]