Zaghawa (peuple)

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Zaghawa
Populations significatives par région
Autres
Langues zaghawa
Religions Islam

Les Zaghawa sont un peuple d'Afrique vivant au Darfour (Soudan),au Tchad.Ils sont relativement proches des toubou.Leur langue le zaghawa ou beria,appartient à la famille des langues sahariennes. on distingue plusieurs sous groupe de Zaghawa qui sont réparties entre le Soudan et les Tchad. par mis lesquels Les Kobé, les Bilia ou Biliera, les Diroung, les Kapka, les Touéres et Enfin Les Bideyates qui sont également appelé Touba en Beria et Anna par leurs Cousins Toubou et Gourane et Bideyates par leurs voisins et cousins Arabes.ils sont le seul sous groupe des Zaghawa as entretenir des liens de sang avec les Gouran, les Toubou et les Arabes. on dénombrés plusieurs dizaines des sous clans Bideyates.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on observe de multiples variantes : Béri, Berri, Chiguera, Bideyat, Habâsa, Kebadi, Merida, Soghaua, Zagaoua, Zagawa, Zaghaoua, Zaghawas, Zeggaoua, Zeghawa, Zogaoua, Zogawa, Zoghawa, Zorhaua, Zorhawa[1].

Implantation et démographie[modifier | modifier le code]

Ils composent environ 4,5 % de la population du Tchad et 6 % de la population du Soudan.

Au Tchad, Ils vivent dans les regions citées ci après: - Ennedi Ouest - Ennedi Est - Wadi Fira

Au soudan, ils vivent principalement dans la région du Darfour notamment Touèr, Darghala et Eimbirou.

la majorité des clans Zaghawas sont nomades mais ont tout de même des régions d'attache.

Clans[modifier | modifier le code]

Les Touba/Bideyat/Anna/Bougate vivent majoritairement au Tchad,dans l'Ennedi Ouest aux alentours de Fada chef lieu de l'Ennedi,et au nord du Darfour Soudanaise essentiellement à Djinena(Guenena)ils sont Composés d'environ 50 sous clans.la Majorité des Bideyates(Bourgate/Touba/Anna) parlent aisément la langue de leurs Cousins et Voisins Gourane(Toubou) en plus de leurs propres langue et leurs Culture est plus Proche des Toubou que des autres Zakhawa du Darfour ou du Wadi Fira.Par manque des pâturages et d'eau, beaucoup d'entre eux ont émigré vers la région de Dar Tama.Les Nohira sont aussi un sous clan des Bideyates(Bourgate)de Fada et ils sont Originaires de Nohi qui se situe à quelques marches de Fada mais le régime en place cherche coûte que coûte à les rattaché aux Bilia(Biliera)de la région l'Ennedi Est et du département nouvellement créé d'Amdjarass. Les Kobé vivent au Tchad dans le département de Kobé, au Darfour,on compte plusieurs dizaines de sous-clans reparti entre Tchad et Soudan. Les Ouegui/Touer vivent principalement au Darfour , ils restent le clan le plus nombreux. Les Bilia/Biliera se trouvent dans la région de l'Ennedi Est ils sont à l'origine composé de 4 clans qui sont:les Kouliara,les Ourara,les Bourounga,et enfin des Etingua.mais de nos jours d'autres clans se sont versé dans les Biliera pour grossir le clan.notons que le président du Tchad Idriss Deby qui dirige le Tchad depuis décembre 1990 est du clan Biliera du sous clan Kouliara et de mère Bideyate du sous clan Guirkoura.

Zaghawa et politique tchadienne[modifier | modifier le code]

Ils tiennent les rênes du pouvoir depuis l'arrivée au pouvoir du président actuel (2017) Idriss Déby Itno en décembre 1990 sans oublier que même avant 1990 les zaghawa participaient activement à la vie politique tchadienne.Ce qui fait que l'armée de goukouni weddei (ancien président du Tchad) et celle de hissein habré actuellement jugé au Sénégal est aussi composée des zakhawa ,mais plusieurs intellectuels Zaghawas ont refusé de participer et ont pris les armes avec les autres communautés. Les Zaghawa ont formé l'essentiel des troupes du président Idriss Déby lors de sa prise du pouvoir par la force en 1990 contre Hissène Habré. Déjà cette offensive avait été lancée du Darfour.

Il y a eu des guerres intrazaghawa dans la même région contre le pouvoir. En effet, certains Zaghawas, qui constituent le gros du contingent des forces d'élite tchadiennes, ont définitivement (ou momentanément dans certains cas) déserté avec leur armement pour entrer en rébellion contre le régime du président Deby. Après plusieurs combats et évènements du 13 avril et du 02 février 2008, la plupart de ces rebelles ont regagné le pays en signant des accords de paix.

Au Darfour, le Dr Khalil Ibrahim chef du MJE (Mouvement pour la justice et l'égalité) fut assassiné et remplacé par son frère. Mais il y a un autre Général au nom de Minni Minawi Arcou qui dirige la plus grande branche de la SLM (Armée de libération du Soudan). Celui-ci a signé un accord de paix avec le gouvernement en 2006 tout en gardant l'autonomie de son armée à part entière avant de s'opposer contre Oumar Elbechir en 2009.

Ces rebelles composés de 15 000 hommes munis des Toyota pick ups et autres artilleries de guerre sont aujourd'hui stationnés entre le Darfour et le Kordoufan. Allié avec d'autres factions, ils luttent pour la conquête du pouvoir tout en déstabilisant les arabes qui tiennent le pouvoir depuis l'indépendance du pays...

Langue[modifier | modifier le code]

L'alphabet Zaghawa (proposé).

Les Zakhawas ont leur langue, le beria (ou zaghawa). Mais aussi ils font rarement usage sur le Kouya ou Dazaga (langue d'ethnie voisin) Très influant dans leurs cultures. Ont une descendance commun d'après certains!

Cette langue(beria) varie dans certains clans. Parfois, les accents et certains mots changent.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) youssouf Saleh Bakay , a écrit zakhawa people
  • (en) Marie José et Joseph Tubiana, The Zaghawa from an ecological perspective  : foodgathering, the pastoral system, tradition and development of the Zaghawa of the Sudan and the Chad, A. A. Balkema, Rotterdam, 1977, 119 p.
  • Marie José Tubiana, Survivances préislamiques en pays Zaghawa, Institut d'ethnologie, Paris, 1964, 229 p.
  • Marie José Tubiana, « Danses Zaghawa », Objets et mondes, 6 (4) hiver 1966, p. 279-300
  • Marie-José Tubiana, Joseph Tubiana et Michel Leiris, Contes Zaghawa du Tchad : trente-sept contes et deux légendes, L'Harmattan, 1989, 123 p. (ISBN 9782738402516)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]