Ouaddaï

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Région du Ouaddaï
Minṭaqâtu Waddāy (ar)
منطقة وداي (ar)
Administration
Pays Drapeau du Tchad Tchad
Chef-lieu Abéché
Départements 3
Sous-préfectures 16
Communes 16
Députés 11
Gouverneur Général Abadi Sair Fadoul
2020
Démographie
Population 731 679 hab. (2009, RGPH)
Coordonnées 13° 49′ 48″ N 20° 49′ 58″ E / 13.83, 20.832813° 49′ 48″ Nord 20° 49′ 58″ Est / 13.83, 20.8328
Localisation
La région du Ouaddaï au Tchad.
La région du Ouaddaï au Tchad.

Le Ouaddaï est une des 23 régions du Tchad[1], dont le chef-lieu est Abéché. Elle correspond à l'ancienne préfecture du Ouaddaï.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle habité, entre autres, par les Toundjour. Elle a fait partie du royaume du Ouaddaï. Sa conquête par les forces françaises entre 1909 et 1911 fut difficile, le sultan Doudmourrah dirigeant alors la région, remportant entre autres le combat de Doroté en 1910 avant de se soumettre en octobre 1911.L’histoire du Tchad entre 1700 – 1900 et la traite négrière inter-Tchadienne (Ouaddaï)

En 1635, après avoir vaincu la dynastie précédente, le Ouaddaï se réfère à elle-même en tant que les Abassiya et trouve ses racines dans la communauté Djaali au Soudan á travers le souverain fondateur, Abdel-Kerim Jameh . Le roi du Ouaddaï fut appelé Kam Kallak, qui signifie Le grand dans la langue des Maba, la premiere dynastie Ouaddaïenne. Du fait de l’islamisation et arabisation du royaume, les nouveaux souverains portèrent le titre officiel de Amir Al Mouminine, qui signifie Commandeur des croyants en arabe. Après 1804, pendant le règne de Muhammad Saboun (1804 -1815), le sultanat de Ouaddaï a commencé à étendre son pouvoir comme il a beaucoup profité de sa position stratégique à cheval sur les routes commerciales transsahariennes. Une nouvelle route commerciale vers le nord a été trouvée, par l’intermédiaire de l’Ennedi, Koufra et Benghazi, et Saboun créa des caravanes royales pour en profiter . Il commença sa propre monnaie et importa cotte des armes à feu et de conseillers militaires de l’Afrique du Nord. Le Sultan Chérif mena des campagnes militaires à l’ouest jusqu’au Kaném et finalement établit l’hégémonie de Ouaddaï sur le Kaném, le Baguirmi et les royaumes d’aussi loin que la rivière Chari. A la Mecque, Sharif avait rencontré le fondateur de la confrérie islamique Senussi, un mouvement qui était forte parmi les habitants de la Cyrénaïque (dans l’actuelle Libye) et qui devait devenir une force politique dominante et la source de la résistance à la colonisation française. Cependant, la nouvelle dynastie poursuivit une des campagnes militaires agressives dans les différentes parties du Tchad afin d’étendre son influence et capturer plus des esclaves pour son commerce international avec notamment l’Afrique du nord et l’empire Ottoman. Ces campagnes furent particulièrement cruelles dans le sud du Tchad, le nord du Kaném, le Guéra et le nord dans le BET où les traditions locales continuent jusqu’ici à parler de razzias, enlèvement des enfants et la soumission forcée à l’autorité de Ouaddaï.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La région du Ouaddaï est divisée en 3 départements :

Département Chef-lieu Sous-préfectures
Abdi Abdi Abdi, Abkar Djombo, Biyeré
Assoungha Adré Adré, Hadjer Hadid, Mabrone, Borota, Molou, Tourane
Ouara Abéché Abéché, Abougoudam, Chokoyan, Bourtaïl, Amleyouna, Gurry, Marfa

Population[modifier | modifier le code]

La population de la région est de xxx habitants (recensement 1993).

Les groupes ethnico-linguistiques principaux sont les Maba et les Arabes.ces derniers sont: les Bani halba,les oulad rachid,rizeguat,oulad Malik,hemat,chitié,ireguat...

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des administrateurs :

Préfets du Ouaddaï (1962-2002)
  • xx
Gouverneurs du Ouaddaï (depuis 2002)
  • xx
  • 2005-2006 Danyo Ndokédi
  • 2006-? Mahmat Nimir Hamata (à partir de février 2006)
  •  ? Touka Ramadane Korê (en poste en juillet 2007)
  • Général Bichara Issa Djadallah
  •  ? Kedellah Younous Hamid
  • Moctar Moussa Mahamat
  • Ahmat Dari[2]
  • Général Bichara Issa Djadallah

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décrets N° 415/PR/MAT/02 et 419/PR/MAT/02
  2. Décret N° 524/PR/PM/MISP/2010 du 7 juillet 2010