Saleh Kebzabo
| Saleh Kebzabo | |
Saleh Kebzabo en 2016 à N'Djaména | |
| Fonctions | |
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| Médiateur de la République | |
| En fonction depuis le (2 ans, 5 mois et 6 jours) |
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| Premier ministre du Tchad (transition) | |
| – (1 an, 2 mois et 19 jours) |
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| Président | Mahamat Idriss Déby |
| Gouvernement | Kebzabo |
| Prédécesseur | Albert Pahimi Padacké |
| Successeur | Succès Masra (transition) |
| Ministre tchadien des Affaires étrangères | |
| – (9 mois) |
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| Président | Idriss Déby |
| Prédécesseur | Ahmat Abderahmane Haggar |
| Successeur | Mahamat Saleh Annadif |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Léré (Tchad, Afrique-Équatoriale française) |
| Nationalité | Tchadienne |
| Parti politique | Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) |
| Profession | Journaliste |
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| Premiers ministres du Tchad | |
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Saleh Kebzabo (en arabe : صالح كبزابو) né à Léré dans le sud ouest du Tchad[1] le est un journaliste et homme d'État tchadien. Saleh Kebzabo est médiateur de la République depuis . Il est président de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), ancien député à l'Assemblée nationale et opposant au régime d'Idriss Déby[2]. Kebzabo est Premier ministre de Mahamat Idriss Déby, fils de ce dernier, du au .
Biographie
[modifier | modifier le code]Études et profession
[modifier | modifier le code]Il poursuit ses études primaires et secondaires au Cameroun et en 1966 intègre le centre de formation des journalistes à Paris. Il étudie ensuite de 1972 à 1974 à l'Institut français de presse à l'université Paris 2[1].
Kebzabo est journaliste, rédacteur en chef et directeur à l'Agence tchadienne de presse de 1968 à 1972. Entre 1972 et 1976, il est pigiste puis rédacteur à Jeune Afrique. De 1975 à 1976, il est correspondant régional de Jeune Afrique[3] à Dakar et est ensuite membre fondateur de Demain l’Afrique à Paris en 1977. En 1980, il en devient le directeur de publication[4]. En 1989, il crée son propre journal : N'Djaména Hebdo[1],[5].
Saleh Kebzabo crée en 1986 l'agence de publicité et de communication Média pub de la Société tchadienne d’informatique et de la Grande librairie du Tchad. Il participe également à la réhabilitation du Centre national du patronat tchadien (CNPT) par le Rotary Club de N’Djaména. De 1986 à 1992, il est membre de la Fédération tchadienne de basket-ball, vice-président puis président. Il est membre actif du Rotary Club International depuis 1988 et est 2 fois président de ce groupe : en 2002 et en 2018[6].
En 1991, Saleh Kebzabo participe à la réunion de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (ONU) sur la presse à Windhoek (Namibie). En 1997, il est chef de la délégation tchadienne à l’Assemblée générale de l'ONU à New York et en 2000 il participe à la conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture à Rome (Italie).
Carrière politique
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Il est membre fondateur du parti Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) et est élu président de l’UNDR en 1992 à la suite de la démission du premier président. Il participe ensuite à la Conférence nationale souveraine en 1993 et participe au gouvernement issu de la CNS comme ministre du Commerce et de la Promotion industrielle ; puis ministre des Travaux publics et des Transports.
Entre 1997 et 1998, il est ministre des Affaires étrangères, ministre des Travaux publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat, ministre des Mines, de l’Énergie et du Pétrole.
En 1999, il est ministre d’État, ministre de l’Agriculture.
De 2007 à 2016, Kebzabo est député au Parlement panafricain (PAP, Johannesbourg, Afrique du Sud) et a ainsi été Président de la Commission de Coopération, des Relations internationales et du Règlement des conflits au PAP.
Il participe ensuite en 2014 et 2015 au conseil international de l’Internationale socialiste à Genève (Suisse) et Luanda (Angola).
En 1996, il devient candidat à l'élection présidentielle et obtient 8,6 % des suffrages. Il est aussi candidat en 2001 (où il obtient 7 %) et en 2006 (Kebzabo participe au boycott de l'élection avec la plupart des candidats de l'opposition)[7]. Depuis 2011 jusqu'au début des années 2020, il est considéré comme le chef de file de l'opposition au président Idriss Déby[8].
Il arrive second à l'élection présidentielle de 2016, avec 12,80 % des voix, Idriss Déby ayant, quant à lui, obtenu 61,56 % des suffrages exprimés[9]. Très influent, en 2018, il surprend le reste de l'opposition en acceptant de rencontrer le président Déby[10]. Il est a préciser que le chef de file de l'opposition à l'obligation de rencontrer le chef de l'État pour consultation et divers problèmes[11].
Pour l'élection présidentielle d'avril 2021, 15 partis de l'opposition se regroupent au sein de l'Alliance Victoire. En , l'Alliance organise une primaire pour désigner son candidat : Kebzabo affronte Théophile Bongoro Bebzouné qui l'emporte. Le , Saleh Kebzabo annonce que son parti, l'UNDR, se retire de l'Alliance Victoire et qu'il est désigné candidat de l'UNDR à l'élection présidentielle du 11 avril 2021[7]. En , Saleh Kebzabo retire sa candidature et dénonce une « militarisation évidente du climat politique », après l'intrusion des forces de sécurité dans la résidence du candidat Yaya Dillo[12].
Après la mort d'Idriss Déby en , son fils Mahamat Idriss Déby prend le pouvoir lors d'un coup d'État. Kebzabo reconnait la légitimité de l'autorité du Conseil militaire de transition formé par les militaires. La junte met en place un comité d'organisation du Dialogue national inclusif chargé d'impliquer la société civile dans la mise en place d'un retour à la démocratie. En , Kebzabo est nommé vice-président du Comité d'organisation[13]. En , Saleh Kebzabo est nommé Premier ministre du Tchad par Mahamat Idriss Déby[14].
Une nouvelle constitution est approuvée par les Tchadiens lors d'un référendum en . La nouvelle constitution entre en vigueur le . Le Premier ministre Saleh Kebzabo, « conformément à la pratique républicaine et aux usages », présente sa démission le même jour[15]. Il n'est pas reconduit dans ses fonctions et Succès Masra est nommé Premier ministre.
Le , par un décret du chef de l'État, il est nommé médiateur de la République[16]. Le , il est nommé ambassadeur du Tchad[17].
En , Kebzabo quitte la présidence de l'UNDR et en devient le président d'honneur, un nouveau poste. Le dirigeant du parti est désormais le secrétaire-général du parti (ou secrétaire exécutif national), et Célestin Topona Mocnga, bras droit de Kebzabo, en est le premier titulaire[18],[19].
Vie privée
[modifier | modifier le code]Il est marié à Jeanne Kebzabo, femme d'affaires et cheffe d'entreprises, avec qui il a eu trois garçons et une fille.[réf. nécessaire]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 « Tchad : Saleh Kebzabo, irrémédiablement contre », JeuneAfrique.com, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Tchad: le parti de Saleh Kebzabo interpelle la communauté internationale », RFI Afrique, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Éric Topona Mocnga, « Les mille et une vies de Saleh Kebzabo au service du Tchad »
, sur www.lesnouvellesdafrique.info, (consulté le ) - ↑ Tshitenge Lubabu M.K., « Tchad : Saleh Kebzabo, irrémédiablement contre »
, sur www.jeuneafrique.com, (consulté le ). - ↑ « Qui est Saleh Kebzabo, l'opposant devenu Premier ministre ? », sur dw.com, Deutsche Welle (consulté le )
- ↑ « « Le rotary n’est pas une secte », déclare Saleh Kebzabo le nouveau président de Rotary Club N’Djamena Doyen », sur Journal Le Pays | Tchad (consulté le )
- 1 2 « Tchad : Saleh Kebzabo candidat à la présidentielle du 11 avril », Jeune Afrique, (lire en ligne)
- ↑ « Tchad : l’opposant Saleh Kebzabo dénonce « un système de prédation institutionnalisé » », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Tchad : le président Idriss Déby réélu pour un cinquième mandat », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Tchad : l’opposant Kebzabo sème le trouble après sa rencontre avec le président Déby », Jeune Afrique, (lire en ligne)
- ↑ AfricaNews, « Tchad : le leader de l'opposition justifie une rencontre avec le président Déby », sur Africanews, 2018-05-26cest10:39:00+02:00 (consulté le )
- ↑ « Présidentielle au Tchad : Saleh Kebzabo, principal opposant d’Idriss Déby Itno, retire sa candidature », AFP et Jeune Afrique, (lire en ligne).
- ↑ « Tchad : Saleh Kebzabo nommé au comité du dialogue national », Jeune Afrique et AFP,
- ↑ « Au Tchad, l’opposant historique Saleh Kebzabo devient premier ministre », Le Monde Afrique, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Nouvelle Constitution au Tchad : le Premier ministre remet sa démission », AFP et Voice of America,
- ↑ « Tchad : Saleh Kebzabo nommé médiateur de la République », sur tchadinfos.com (consulté le )
- ↑ Peter Kum, « Tchad : Saleh Kebzabo élevé à la dignité d'Ambassadeur du Tchad »
, sur www.alwihdainfo.com, (consulté le ) - ↑ « Au Tchad, l'opposant Saleh Kebzabo cède son siège à la tête de l'UNDR », Radio France internationale, .
- ↑ Yves Dangourbe, « Clôture du 7ᵉ congrès ordinaire de l’UNDR : Saleh Kebzabo passe le relais à Célestin Topona Mocnga », Tchad Infos, .