Mourir d'aimer (téléfilm, 2009)

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Mourir d'aimer
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Muriel Robin interprète le rôle de Gabrielle Delorme
Réalisation Josée Dayan
Scénario Philippe Besson
Acteurs principaux
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Drame
Première diffusion Drapeau de la France sur France 2

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Mourir d'aimer est un téléfilm français réalisé par Josée Dayan, avec Muriel Robin, et diffusé sur France 2 en 2009. Ce téléfilm est inspiré de l'histoire vraie de Gabrielle Russier.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Gabrielle Delorme, une professeure de 43 ans (née le 29 avril 1937), divorcée, mère de deux enfants, tombe amoureuse d'un élève de lycée, Lucas Malzieu âgé de 15 ans et demi, qu'elle découvre lors d'une rentrée scolaire à Angoulême, en 1968. Ils engagent une relation qui sera découverte par la famille du jeune homme. Une procédure judiciaire va alors être enclenchée contre Gabrielle. Cette affaire, qui suscite un véritable scandale national en France, divisant l'opinion publique, aura pour répercussion de détruire sa carrière et sa vie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

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Production[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Lors d'un repas avec Josée Dayan, Muriel Robin parle d'Annie Girardot qui la « fascinait tant lorsque j'avais 15 ou 16 ans. J'avais alors la même coupe de cheveux ». Dayan a acquis les droits de Mourir d'aimer, qui avait déjà été porté au cinéma par André Cayatte avec Annie Girardot dans le rôle principal. À la suite de cet achat, Dayan propose le rôle à Robin. Robin explique avoir accepté le rôle immédiatement car elle « [avait] envie d'un rôle de femme amoureuse. »[1].

Écriture[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Le choix du rôle de Lucas, « c’était (...) là que résidait la complexité du film » explique Dayan. Elle veut « trouver un comédien ayant l’âge du rôle, talentueux et capable de former avec Muriel un couple crédible ». Dayan procède par casting pour trouver l'acteur. Lorsqu'elle trouve Sándor Funtek, elle a pensé que ce « serait Lucas », expliquant qu'« il est beau, il possède la force et la détermination de la jeunesse nécessaires pour encaisser ce rôle de composition. De plus il dégage beaucoup de naturel et de charisme et, dès qu’il entre dans le cadre, quelque chose d’assez rare et indéfinissable se produit »[2].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage du téléfilm s'est déroulé à Angoulême. Les scènes du lycée ont été tournées au lycée Guez-de-Balzac durant les vacances scolaires[3]. Philippe Besson et Josée Dayan ont choisi comme lieu de déroulement de l'action Angoulême pour plusieurs raisons. Selon Dayan, c'est « l'archétype, de la ville bourgeoise de province car elle ne permet aucune fuite ou dissimulation »[4]. Pour Besson, natif de la région d'Angoulême, il s'agit d'une « une ville ancienne, bien entretenue, sans affichage publicitaire »[1].

Réception[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Pour Marion Festraëts du magazine L'Express, il s'agit d'une histoire « revue et très corrigée par Josée Dayan », expliquant que l'histoire authentique de « Gabrielle Russier, frêle trentenaire amoureuse d'un jeune homme de 17 ans qui en paraissait 25 » et que cela « se révèle incongrue » quand « Muriel Robin, quinqua costaude » interprète le rôle. Et regrette donc une « absence d'empathie pour ces personnages auxquels on ne croit jamais. »[5].

Pour Véronique Germond de Ouest-France, « la barre était placée haut », mais poursuit par le fait que « Dayan ne réussit pas à la franchir ». Germond explique que l'on « ne croit pas à cette liaison. Le film ne prend pas le temps de construire la passion. Ces deux-là s'aiment à en crever et on ne voit rien, on ne ressent rien », elle regrette que le scénario « en reste aux faits ». Finalement, elle explique que des « points sont gagnés ailleurs », tels que la découverte du comédien Sándor Funtek, « le jeu juste de Jeanne Balibar, d'Hélène Vincent »[6].

Audience[modifier | modifier le code]

Lors de sa diffusion sur France 2, le téléfilm a réuni 5,5 millions de téléspectateurs soit 20,2% de part d'audience, soit le deuxième score de la soirée[7].

Autour du téléfilm[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Elisabeth Perrin, « Muriel Robin meurt d'aimer pour France 2 », TV Mag,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (fr) Céline Boidin et Diane Ermel, « Interview de Josée Dayan », France 2,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (fr) Richard Tallet, « Le duo Dayan/Robin réuni autour d'une belle histoire d'amour. », Charente Libre,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. (fr) « Gabrielle aime », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. (fr) Marion Festraëts, « Mourir d'aimer (France2) », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. (fr) Véronique Germond, « Difficile de faire revivre Mourir d'aimer », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. (fr) « Audiences les experts comme un mardi », Télé 2 semaines,‎ (lire en ligne, consulté le )

Lien externe[modifier | modifier le code]