Morèje

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Jérôme Gulon
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Naissance
Autres noms
Morèje
Nationalité
Activité
Artiste Plasticien
Formation
Maître
Mouvement

Morèje, pseudonyme de Jérôme Gulon, est un artiste plasticien né en 1957 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jérôme Gulon est l'initiateur de l'introduction de la mosaïque dans le domaine de l'art urbain[1].

Formé à la mosaïque par Riccardo Licata aux Beaux Arts, il vit et travaille à Paris.

Avec le mouvement d'art urbain parisien (Psyckoze, Miss.Tic, Jef Aérosol, Jérôme Mesnager, VLP, SP 38, etc.) au début des années 1980, il suit les traces des précurseurs de l'art urbain en France : Daniel Buren, Ernest Pignon-Ernest et Gérard Zlotykamien. Il produira avec ces deux derniers, mentors et amis, le texte des ouvrages consacrés aux deux artistes paru chez Critères Éditions[2],[3] ainsi que plusieurs œuvres collectives avec Gérard Zlotykamien en 2015 et 2016.

Il se rend régulièrement aux Frigos dans les années 80, y faisant la connaissance de nombreux artistes dont Bili Bidjocka.

Agrégé d'arts plastiques en 2003, Jérôme Gulon soutient en 2007 la première thèse écrite sur la mosaïque contemporaine[4] (« Mosaïque, entre la pierre et le concept ») et devient docteur en arts plastiques et sciences de l’art.

Depuis vingt-huit ans, il expose régulièrement en France et à l’étranger.

Démarche artistique[modifier | modifier le code]

Monochrome de Moreje intégrant en son centre une sculpture d'Albert Féraud


Mosaïste, photographe et peintre de formation, Jérôme Gulon consacre ses recherches d’artiste plasticien à la notion de mosaïque dans une volonté de partage et de rénovation de ce médium dans son acception la plus large.

Il inscrit ce médium dans le champ de l’art contemporain et, à la fin des années 1980, est le premier artiste à introduire la mosaïque dans le domaine de l’art urbain[5].

Soulevant les questions du recouvrement et de l'éphémère dans ses parcours urbains, la réversibilité donnant la possibilité d'un effacement, la disparition fait partie intégrante de l'œuvre. Allant à l'encontre d'une idée de l'œuvre éternelle et inaltérable, il est important que certaines pièces échappent à l'artiste, qu'elles puissent partir doucement.

Les « Parcours »[modifier | modifier le code]

En 1988, Jérôme Gulon a commencé ses recherches en posant ses premières mosaïques dans les rues, interrogeant les concepts de temps, de répétition, de fragmentation, d’environnement, et questionnant la mosaïque comme art monumental en rapport avec l’urbanisme et l’architecture. Cela l’a conduit en 1995 à inaugurer sa série des « Parcours mosaïques ».

Chacun de ses Parcours répond à un temps et à une problématique donnée. Ils sont constitués de petites mosaïques disséminées au sein d’un espace – sur les murs, à même le sol, au coin des rues – qui ont pour vocation d’agir comme un révélateur des éléments environnants. Des photographies et parfois des vidéos témoignent, à la manière d’un carnet de voyage, des lieux traversés.

Portrait de Cabu, posé par Moreje rue Gaby-Sylvia, près de l'ancien siège de Charlie hebdo.

Le fil conducteur de son travail peut être d'ordre purement esthétique, plastique, philosophique, poétique mais aussi politique social ou encore historique. Confronter la mosaïque à l'art urbain, le fait qu'elle soit considérée comme art « monumental » exprimant non pas l'idée d'un objet de taille imposante, mais avant tout celui de la mémoire[6].

Ainsi le parcours de la Commune[7], essaimé par petites touches dans les rues de Paris se veut habité d'une dimension pédagogique et d'une participation à la réhabilitation des communards.

Ses portraits du parcours Charlie sont diffusés dans plusieurs médias nationaux[8],[9],[10],[11]et internationaux[12],[13],[14]. Son portrait en hommage à Cabu est publié en une du Monde [15]le , un an après l'attentat contre Charlie Hebdo.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Revue Métiers d’art no 233, l’énergie expérimentale (2007)
  • « Mosaïque entre la pierre et le concept », aux éditions de la Luminade (ISBN 978-3-838146-47-8) (2008)
  • Parution dans la revue éCritique, N°9 (2e semestre 2009)
  • Mosaïque Magazine no 1 et no 6 (2011)
  • « L’événement street art TOUR PARIS 13 » Édition Albin Michel, Auteur:Mehdi Ben Cheikh (ISBN 978-2-226259-03-5) (2014)


Références[modifier | modifier le code]

  1. Confluence, revue collective, Paray-Le-Monial, 2013
  2. Jérôme Gulon, Gérard Zlotykamien le peuple des éphémères, Critères Editions, , 96 p. (ISBN 978-2-37026-021-5)
  3. Jérôme Gulon, Ernest Pignon-Ernest Le lieu et la formule, Critères Editions, , 72 p. (ISBN 978-2-917829-71-4)
  4. Jérôme Gulon, « Mosaïque entre la pierre et le concept », sur http://www.theses.fr/, (consulté le 16 janvier 2016)
  5. Confluence, revue collective, Paray-Le-Monial
  6. Paella, Jérôme Gulon semeur de cailloux, Critères Editions, Collection Opus Délits, , 72 p. (ISBN 978-2-9178-29-92-9), p. 69
  7. « Le Paris communard de Jérôme Gulon - Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 », sur www.commune1871.org (consulté le 16 janvier 2016)
  8. « Charlie Hebdo : Maryse Wolinski, le chagrin et la colère », sur Le Figaro (consulté le 17 janvier 2016)
  9. « VIDEO. Retour sur les lieux de l'attentat de Charlie Hebdo - leJDD.fr », sur LeJDD.fr (consulté le 17 janvier 2016)
  10. Alexandre Piquard et Raphaëlle Bacqué, « Sur les traces de « Charlie » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 18 janvier 2016)
  11. « France - En images : ce qu'il reste des hommages à Charlie sur les murs de Paris », sur France 24 (consulté le 15 février 2016)
  12. « Three Days of Terror: the Charlie Hebdo Attacks, review: 'gut-wrenching' », sur Telegraph.co.uk (consulté le 18 janvier 2016)
  13. « Paris terror attacks anniversary: France honours Charlie Hebdo and kosher supermarket victims », sur International Business Times UK, https://plus.google.com/+IBTimesUK/posts (consulté le 18 janvier 2016)
  14. « «Charlie Hebdo», c'était il y a un an: Balaban et Schneider, deux caricaturistes racontent l'après », sur Wort.lu (consulté le 18 janvier 2016)
  15. Raphaëlle Bacqué et Alexandre Piquard. Photos : Samuel Bollendorff, « Sur les traces de “Charlie” », Le Monde, no 22074,‎ , p. 1 et 10

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]