Michel van Schendel

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Michel van Schendel
Naissance
Asnières-sur-Seine, France
Décès (à 76 ans)
Montréal, Canada
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Michel van Schendel ( à Asnières-sur-Seine, France - à Montréal) est un écrivain, professeur et poète québécois[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel van Schendel est né en France, à Asnières-sur-Seine, en région parisienne. Ces parents sont belges, alors il a passé toute son enfance à Bruxelles en Belgique. Il revient en France dès l'âge de 17 ans pour y faire des études de droit et de sciences économiques à l'Université de Paris[3].

Il émigre au Québec en 1952[2].

Après avoir exercé de petits emplois, il produit à partir de 1955 une série de chroniques pour une émission de la radio culturelle de la Société Radio-Canada (SRC) réalisée par Hubert Aquin[3].

Pendant plus de dix ans, il se passionne pour les débats sociopolitiques et littéraires de son temps où il campe une position résolument à gauche, voire communiste. Il écrit de nombreux articles qui paraissent dans les revues Liberté, Cité libre, Parti pris et surtout Socialisme, dont il est le directeur de 1968 à 1971. Il est également journaliste et rédacteur au journal Le Devoir et au Nouveau Journal[3],[4].

Il est un temps traducteur à la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, puis secrétaire de la Commission provinciale d’enquête sur l’urbanisme, dite commission La Haye[3].

Défenseur de la littérature québécoise, il devient professeur de littérature française et québécoise au secteur universitaire du Collège Sainte-Marie de Montréal. Il est l’un des fondateurs de l’Université du Québec à Montréal. Il y enseigne de 1969 à 1999 au Département d’études littéraires et milite au syndicat des professeurs jusqu’à sa retraite[4].

En 1958, il fait paraître un premier recueil, Poèmes de l’Amérique étrangère, puis Variations sur la pierre en 1964, à l'Hexagone, maison d'édition à qui il reste fidèle et dont il fut l'un des piliers. En marge d'une grève à l'UQAM, il publie Veiller ne plus veiller (1978). Il donne aussi un premier récit, une œuvre à saveur autobiographique, avec Jousse ou la traversée des Amériques (1996). Admirateur des œuvres de Paul-Marie Lapointe et de Roland Giguère, deux amis proches, il subit leur influence, mais reconnaît également une dette envers un autre de ses amis, le poète Gaston Miron, qui est celui qui le pousse, dès 1956, à prendre l’exil comme thème central de son œuvre poétique.

Il obtient la nationalité canadienne en 1981[5].

Théoricien et critique, aussi bien poète, Michel van Schendel élabore au fil des ans une œuvre dense qui se singularise par sa puissance d’évocation, notamment dans L’Impression du souci ou l’étendue de la parole (1993) à la fois poésie et texte de réflexions. Il est l'auteur de la première étude d'importance sur Réjean Ducharme, Ducharme l’inquiétant (1967).

En 1981, son livre De l’œil et de l’écoute, une anthologie de vingt ans d’écriture poétique parue en 1980, remporte le Prix du Gouverneur général. En 2003, il a été récipiendaire du Prix Athanase-David. Son dernier recueil, Mille pas dans le jardin font aussi le tour du monde, paraît quelques semaines avant sa mort, en .

Ses poèmes ont été traduits en italien.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Récit[modifier | modifier le code]

  • Jousse ou la traversée de l'Amérique, Montréal, L'Hexagone, 1996, 126 p. (ISBN 978-2-89006-537-6)
  • Un temps éventuel : histoire d'un homme et de plusieurs, Montréal, L'Hexagone, 2002. (ISBN 978-2-89006-683-0)

Contes[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Poèmes de l'Amérique étrangère, Montréal, L'Hexagone, 1958, 46 p.
  • Variations sur la pierre, Montréal, L'Hexagone, 1964, 46 p.
  • La Têt con navet, Montréal, Syndicat des professeurs de l'Université du Québec à Montréal, 1977, 62 f.
  • Veiller ne plus veiller : suite pour une grève, Saint-Lambert, Éditions du Noroît, 1978, 91 p. (ISBN 978-0-88524-029-6)
  • De l'oeil et de l'écoute : poèmes 1956-1976, Montréal, L'Hexagone, 1980, 247 p. (ISBN 978-2-89006-172-9)
  • Autres, autrement, Montréal, L'Hexagone, 1983, 94 p. (ISBN 978-2-89006-201-6)
  • L'impression du souci, ou, L'étendue de la parole, Montréal, L'Hexagone, 1993, 160 p. (ISBN 978-2-89006-483-6)
  • Bitumes, Montréal, L'Hexagone, 1998, 101 p. (ISBN 978-2-89006-582-6)
  • Quand demeure, Montréal, L'Hexagone, 2002, 81 p. (ISBN 978-2-89006-685-4)
  • Poèmes de flèche et de plume, Montréal, Trait d'union, 2004, 84 p. (ISBN 978-2-89588-069-1)
  • Choses nues passage, Montréal, L'Hexagone, 2004, 112 p. (ISBN 978-2-89006-711-0)
  • Mille pas dans le jardin font aussi le tour du monde, Montréal, L'Hexagone, 2005, 207 p. (ISBN 978-2-89006-770-7)
  • L'Oiseau, le Vieux-Port et le Charpentier (poésie jeunesse, publication posthume), Montréal, L'Hexagone, 2006, 43 p. (ISBN 978-2-89006-788-2)
  • Il dit (publication posthume), Montréal, L'Hexagone, 2008, 124 p. (ISBN 978-2-89006-813-1)

Essais et études littéraires[modifier | modifier le code]

  • Michel van Schendel, Gilles Hénault, Jacques Brault, Wilfrid Lemoine et Yves Préfontaine, La Poésie et nous, Montréal, L'Hexagone, coll. Les voix, 1958, 93 p.
  • Ducharme, l'inquiétant, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1967, 24 p.
  • Georges Leroux et Michel Van Schendel (dir.), Sédiments 1986, Montréal, Hurtubise HMH, 1986, 263 p.[6]
  • Rebonds critiques, Montréal, L'Hexagone, coll. Essais littéraires, 1992, 3 volumes. (ISBN 978-2-89006-471-3)
  • Écrits politiques (publication posthume), Montréal, VLB, 2007, 252 p. (ISBN 978-2-89005-969-6)

Livres d'artiste[modifier | modifier le code]

Collaborations avec l'artiste Louis-Pierre Bougie :

  • Terre brune, 25 gravures, poème de Michel van Schendel, Montréal, 2004.
  • Le jardinier, 17 gravures, textes originaux de Michel van Schendel, Montréal, Atelier Circulaire, 2005. (ISBN 978-2-98090-200-0)
  • Les mots griffonnés, 12 gravures, texte original de Michel van Schendel, Montréal, Atelier circulaire, 2010. (ISBN 978-2-98090-201-7)

Honneurs[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Michel Van Schendel | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  2. a et b Katia Stockman, « Van Schendel, Michel », sur L'infocentre littéraire des écrivains québécois (consulté le )
  3. a b c et d Gaëtan Lemay, « Michel van Schendel, récipiendaire », sur Les Prix du Québec, (consulté le )
  4. a et b Tristan Malavoy-Racine, « MICHEL VAN SCHENDEL (1929-2005) : Notes livres », sur Voir.ca (consulté le )
  5. Jacques Allard et Chantal de Grandpré, « Entrevue avec Michel van Schendel », Voix et Images, vol. 11, no 2,‎ , p. 167–219 (ISSN 0318-9201 et 1705-933X, DOI 10.7202/200553ar, lire en ligne, consulté le )
  6. Michaël La Chance, « L’errement nombreux et l’errance qui me fait moi : Sédiments 1986 / Sédiments 1986, un recueil annuel d'écriture et de réflexion. Textes réunis par Georges Leroux et Michel Van Schendel. Éditions Hurtubise HMH, 1986, 263p. », Philosophiques, vol. 14, no 1,‎ , p. 193–202 (ISSN 0316-2923 et 1492-1391, DOI 10.7202/027008ar, lire en ligne, consulté le )