Michel van Schendel

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Michel van Schendel
Naissance
Asnières-sur-Seine, France
Décès (à 76 ans)
Montréal, Canada
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Michel van Schendel ( à Asnières-sur-Seine, France - à Montréal) est un écrivain et poète québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en France (banlieue parisienne) de parents belges, Michel van Schendel a passé toute son enfance à Bruxelles. Il revient en France dès l'âge de 17 ans pour y faire des études de droit et de sciences économiques à l'Université de Paris. De nombreuses circonstances le poussent à émigrer au Québec en 1952. Après avoir exercé de petits emplois, il donne une série de chroniques pour une émission de la radio culturelle de la Société Radio-Canada (SRC) dont le réalisateur est Hubert Aquin.

Pendant plus de dix ans, il se passionne pour les débats sociopolitiques et littéraires de son temps où il campe une position résolument à gauche, voire communiste. Il écrit de nombreux articles qui paraissent dans les revues Liberté, Cité libre, Parti pris et surtout Socialisme, dont il est le directeur de 1968 à 1971. Il est également journaliste et rédacteur au journal La Presse et au Nouveau Journal.

Il est un temps traducteur à la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, puis secrétaire de la Commission provinciale d’enquête sur l’urbanisme, dite commission La Haye.

Défenseur de la littérature québécoise, il devient professeur de littérature française et québécoise au secteur universitaire du Collège Sainte-Marie de Montréal. Il est l’un des fondateurs de l’Université du Québec à Montréal. Il y enseigne de 1969 à 1999 au Département d’études littéraires et milite au syndicat des professeurs jusqu’à sa retraite.

En 1958, il fait paraître un premier recueil, Poèmes de l’Amérique étrangère, puis Variations sur la pierre en 1964, à l'Hexagone, maison d'édition à qui il reste fidèle et dont il fut l'un des piliers. En marge d'une grève à l'UQAM, il publie Veiller ne plus veiller (1978). Il donne aussi un premier récit, une œuvre à saveur autobiographique, avec Jousse ou la traversée des Amériques (1996). Admirateur des œuvres de Paul-Marie Lapointe et de Roland Giguère, deux amis proches, il subit leur influence, mais reconnaît également une dette envers un autre de ses amis, le poète Gaston Miron, qui est celui qui le pousse, dès 1956, à prendre l’exil comme thème central de son œuvre poétique.

Théoricien et critique, aussi bien poète, Michel van Schendel élabore au fil des ans une œuvre dense qui se singularise par sa puissance d’évocation, notamment dans L’Impression du souci ou l’étendue de la parole (1993) à la fois poésie et texte de réflexions. Il est l'auteur de la première étude d'importance sur Réjean Ducharme, Ducharme l’inquiétant (1967). De l’œil et de l’écoute, une anthologie de vingt ans d’écriture poétique parue en 1980, remporte le Prix du Gouverneur général en 1981. En 2003, il a été récipiendaire du Prix Athanase-David. Son dernier recueil, Mille pas dans le jardin font aussi le tour du monde, paraît quelques semaines avant sa mort, en octobre 2005.

Ses poèmes ont été traduits en italien.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Récit[modifier | modifier le code]

  • Jousse ou la traversée de l'Amérique (1996)
  • Un temps éventuel (2002)
  • L'Œil allumé (2004)

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Poèmes de l'Amérique étrangère (1958)
  • Variations sur la pierre (1964)
  • La Têt con navet (1977)
  • Veiller ne plus veiller (1978)
  • De l'œil et de l'écoute (1980)
  • Autres, autrement (1983)
  • Sédiments 86 (1986), en collaboration avec Georges Leroux
  • L'Impression du souci (1993)
  • Bitumes (1998)
  • Quand demeure (2002)
  • Poèmes de flèche et de plume (2004)
  • Choses nues passage (2004)
  • Mille pas dans le jardin font aussi le tour du monde (2005)
  • L'Oiseau, le Vieux-Port et le Charpentier (2006), publication posthume
  • Il dit (2008), publication posthume

Essais et études littéraires[modifier | modifier le code]

Livres d'artiste[modifier | modifier le code]

Collaborations avec l'artiste Louis-Pierre Bougie :

  • Les mots griffonnés, 12 gravures, texte original de Michel van Schendel. Éd. la Griffe d’Acier, 2011.
  • Le jardinier, 17 gravures, textes originaux de Michel van Schendel. Éd. la Griffe d’Acier, 2005.
  • Terre brune, 25 gravures, poème de Michel van Schendel. Éd. la Griffe d’Acier, 2004.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]