Marie-Sophie de Courcillon

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Marie Sophie de Courcillon
Jean-Marc Nattier, Princesse de Rohan (1741).jpg
Portrait de la princesse de Rohan (née Courcillon) par Nattier en 1741 (musée d'art de Toledo dans l'Ohio).
Titre de noblesse
Duchesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 42 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Dangeau de Courcillon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint

Marie-Sophie de Courcillon, par mariage duchesse de Picquigny, puis princesse de Rohan, née le 6 août 1713 et morte à Paris le 4 avril 1756, est une aristocrate française connue pour sa culture et son salon qu'elle tenait à l'hôtel de Soubise. Son portrait a été peint par Nattier. Elle est représentée tenant un livre ouvert, Histoire universelle, au chapitre Mariage chez les Anciens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Sophie de Courcillon est la fille unique de Philippe-Egon, marquis de Courcillon (1684-1709), tué à la bataille de Malplaquet[1] et de son épouse, née Françoise de Pompadour. Le grand-père paternel de Marie-Sophie de Courcillon est le fameux mémorialise et observateur des mœurs de la Cour de Versailles, le marquis de Dangeau (1638-1720). Elle a donc peu connu ces figures masculines au caractère affirmé. Par sa grand-mère paternelle, elle est cousine des comtes, puis princes d'Empire de Löwenstein-Wertheim-Rochefort.

Elle épouse en 1729 en premières noces Charles-François d'Albert d'Ailly (1707-1731), duc de Picquigny (fils du duc de Chaulnes et futur maréchal de France), lieutenant de la compagnie des chevau-légers de la garde ordinaire du Roi, mais il meurt moins de deux ans après leur mariage. Leur fille unique Marie-Thérèse meurt dans sa sixième année en 1736. Elle est donc veuve à dix-sept ans. Elle se remarie à dix-neuf ans le 2 septembre 1732 à Paris avec le duc de Rohan-Rohan, prince de Soubise (1669-1746) et pair de France, de quarante-trois ans plus âgé qu'elle, veuf et extrêmement fortuné. Il s'agit donc d'un arrangement mondain. Elle a toute liberté pour ouvrir un salon littéraire et mondain à l'hôtel de Soubise. La jeune princesse de Rohan est amie avec la princesse de Guéméné (1704-1780), de dix ans plus âgée qu'elle et fille de son mari. L'hôtel de Soubise est entièrement décoré par Boffrand.

En 1737, la princesse de Rohan présente à la Cour[2] la toute jeune princesse de Soubise (née La Tour d'Auvergne), âgée de seize ans et épouse du petit-fils de son mari.

Son vieux mari meurt finalement en 1746. Elle aurait eu une liaison ensuite avec le duc de Richelieu, fameux séducteur et veuf lui-aussi.

Elle meurt à paris à l'âge de quarante-deux ans. Avec elle, la famille Courcillon s'éteint. Elle est inhumée le 7 avril 1756 à l'église de La Merci à Paris[3], sépulture traditionnelle des Rohan-Soubise, en présence de trois petits-enfants de son défunt mari: le chevalier de Rohan[4], futur lieutenant-général des armées navales, le chanoine de Rohan[5], à peine ordonné prêtre (futur grand aumônier de France, il sera compromis dans la fameuse affaire du collier, sous le règne suivant) et Mériadec de Rohan[6], futur cardinal et archevêque de Bordeaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Connu pour sa beauté et son courage, le jeune marquis de Courcillon, était aussi fameux pour ses amours masculines, cf Didier Godard, Le Goût de Monsieur. L'homosexualité masculine au XVIIe siècle, éditions H & O, Montblanc, 2002 , page 171
  2. Mémoires du duc de Luynes sur la cour de Louis XV (1735-1758)
  3. Anne-Marie Cocula et Josette Pontet, Itinéraires spirituels. Enjeux matériels en Europe, volume II, page 196
  4. Né le 7 avril 1732
  5. Né le 25 septembre 1734
  6. Né le 7 novembre 1738